La mort n'a pas de débarcadère
Maladie terrible qui se saisit surtout des âmes jeunes, ardentes et toutes neuves à la vie. Ce mal, c'est la haine de la vie et l'amour de la mort ; c'est l'obstiné suicide.
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d'oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Toute Eglise est la pierre sur le tombeau d'un Homme-Dieu ; elle veut à tout prix l'empêcher de ressusciter.
C'est le bon côté de la mort ; quand on n'a rien à perdre, on est prêt à courir tous les risques.
La mort est une journée qui mérite d'être vécue.
Il faut rire de la mort ! Surtout quand c'est les autres.
Nous disons la mort pour simplifier, mais il y en a presque autant que de personnes.
Leur mariage avait été un poème bizarre et mélancolique. Dès le lendemain de la mort de son protecteur, Clotilde était retombée dans la misère.
La mort apprend à vivre aux gens incorrigibles.
Il faut avoir au moins une certitude : celle de rester maître de sa mort et de pouvoir en choisir l'heure et le moyen.
Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire.
Le temps est le lieu transitoire des événements, mais surtout le tombeau des heures, pour toujours.
L'Enfer, je le situe non au moment où l'on voit la mort ; mais au moment où l'on voit sa vie.
- Pourquoi pas en fait ? - Pourquoi pas ? - Ouais. - Parce que je suis trop jolie pour toi. Parce que t'es fringué bizarrement. Parce que je peux sentir ton caleçon d'ici. Mais surtout, parce que je préfère lécher la [...] â–º Lire la suite
La légèreté naît du poids et le poids de la légèreté; chacun paie le bénéfice qu'il tire de sa vocation, chacun s'use à la mesure du mouvement qui l'anime. Et chacun meurt à tout instant. Toutes les forces se détruisent [...] â–º Lire la suite
Crois moi : la mort nous suit à toute heure, à tout pas.
La mort est une victoire et quand on a bien vécu, le cercueil est un char de triomphe.
Écoute. Parfois, la vie exige un changement. Une transition. Comme les saisons. On a eu un printemps merveilleux, mais l'été est fini et nous avons manqué l'automne. Tout d'un coup, il fait froid, si froid que tout se met à [...] â–º Lire la suite
Ca vous a un côté sinistre la photographie... c'est de la mort en image.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
Ce qu'on appelle "mourir" c'est achever de naître et ce qu'on appelle "naître" c'est commencer à mourir. "Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle.
La mort est acceptée aussi longtemps que la date et les circonstances de sa venue demeurent incertaines.
On parle du courage d'un condamné à mort qui marche jusqu'au lieu de l'exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.
Quand Satan me dit que je suis un pécheur, il me console infiniment, puisque le Christ est mort pour les pécheurs.
Nous devrions tous être physiquement beaux ; la mort nous le doit bien.
A une vie toute de songe la mort ne peut faire mal.
Un jaloux ne peut trouver la paix que dans la mort de ce qu'il aime : là, enfin, il est sûr de ce qu'il possède.
Je crois, toutes réflexions faites, qu'il ne faut jamais penser à la mort ; cette pensée n'est bonne qu'à empoisonner la vie ; la grande affaire est de ne point souffrir.
Les gens sont offensés par les campagnes pour les droits des animaux. C'est ridicule. Ce n'est pas aussi grave que la mort massive d'animaux dans une usine.
La mort n'est que le milieu d'une longue vie.