Nous vivons une époque où les gens dont on dit qu'ils sortent de l'ordinaire sont généralement des gens qui ont plutôt l'air d'y entrer.
Celui qui se sait coupable croit toujours qu'on parle de lui.
Sans amour, peut-on avoir de l'ambition ?
On dit plus en ne disant rien.
On ne regrette que ce que l'on aime.
Il y a des femmes qui vous rendraient heureux si on les laissait faire !
Les critiques disent qu'on publie trop. Ils ont raison. On publie trop leurs livres.
On ne sait plus faire de galipettes de nos jours. J'entends des vraies galipettes de jadis, ces petits gâteaux ronds, dorés et croquants qui donnaient envie de danser chaque fois qu'on en mangeait et rendaient la joie de vivre aux plus moroses.
Ils ne devaient jamais se recevoir l'un chez l'autre. Ils se parlaient très peu. La presse, la télévision, le pays entier les comparaient sans cesse, les opposaient. Eux se coudoyaient sur le bitume. Il y avait la France de Jacques Anquetil et la France de Raymond Poulidor. On ne savait pas que c'était la même.
Femme, vous êtes fatale quand on vous aime.Brulure jusqu'à brisure.
Rappelez-vous une chose à propos de la démocratie. On peut avoir tout ce qu'on veut et en même temps, on finit toujours avec exactement ce qu'on mérite.
La sortie de l'euro proposée par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, on a vu ce que ça donnait en Grande-Bretagne.
Quand on méprise l'orgueilleux, les ailes lui tombent.
Il faut avancer et refuser le refus. On m'a souvent dit non et je ne l'ai jamais accepté.
Pourquoi tenter l'impossible, si l'on peut faire simple ?
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.
Toujours obsédé par l'idée de la mort, je médite constamment. Je ne cesse de me demander s'il existe une vie ultérieure et, s'il y en a une, peut-on m'y faire la monnaie de vingt dollars ?
On n'est jamais si bien servi que par sa mère.
En amour, on ne s'explique pas, on se fait comprendre.
Quand on entend ce qu'une jolie femme dit, c'est qu'elle n'est pas vraiment jolie.
On ne peut pas grandir dans une maison où les gens ne s'aiment plus, si ? - Non. On ne peut pas. Pousser peut-être mais pas grandir.
On n'enseigne pas à réussir. Réussir est un art ; comme tous les arts, il suppose des dons. On apprend une technique ; on n'apprend pas à être un grand peintre.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Il y a des genres et des degrés de solitude. Une île au milieu d'un lac, c'est un genre de solitude ; mais les lacs ont des bateaux, et on peut toujours espérer une visite.
Peut-être que nous nous sommes tellement pris au jeu qu'on a oublié de regarder ce qui comptait vraiment.
Dans la plupart des grandes villes, les gens ont l'art de ne pas se mêler des affaires des autres. On recommande aux femmes, si jamais elles se font agresser, de ne jamais appeler au secours, il faut crier au feu. Si vous criez au secours, personne ne vient.
- Qu'est ce que tu fais là mon pauvre chou ? À ton âge, on ne connaît pas encore les souffrances de la vie. - Manifestement docteur, vous n'avez jamais été une fille de 13 ans.
On ne sait jamais qu'une femme a de vieilles robes tant qu'on ne l'a pas épousée.
Ce qu'on appelle violence, ce n'est rien. La séduction est la véritable violence.
Si les singes avaient le talent des perroquets, on pourrait en faire des ministres.
La plupart des femmes qu'on n'a pas eues, c'est qu'on ne les a pas demandées.
On peut aimer l'amour et mépriser l'amant.
Si on écoutait les opposants à l'avortement on tricoterait des brassières aux spermatozoïdes.
Les filles ont ceci pour elles qu'elles le sont toujours un peu plus qu'on ne pensait.
Souvent on n'est pas digne de la pensée qu'on a.
On se demande souvent comment les hommes parviendront jamais à s'entendre, s'ils refusent toujours de s'écouter.
Malgré soi, on est de son siècle.
La patrie est aussi là où l'on est très mal.
On n'explique jamais autrement que par des dispositions personnelles les qualités humaines, la générosité, la charité, l'art de faire de bonnes patates frites. Pourquoi, en revanche, faut-il que les défauts soient toujours imputés à des agents exogènes ?
On me fait les offres les plus engageantes; et, si je les rejette, me voilà dans le dernier abandonnement et dans la dernière misère.
L'âge, cette maladie héréditaire que l'on attrape dès sa naissance et dont on cherche à guérir le plus tard possible.
C'est affreux n'est-ce pas qu'à la longue on puisse souffrir moins du départ d'un être que l'on a profondément aimé.
Faut qu'on s'rattrape, qu'on enlève nos fringues et ensuite on avise.
Si on comprenait, on ne pourrait plus juger.
On ne vit qu'en laissant vivre.
La vieillesse vit sous le signe moins : on est de moins en moins intelligent, de moins en moins bête.
On serait tenté de dire : "Ce ne furent que des mots", mais, aux moments importants de l'histoire, les mots sont des actes.
C'est de ne rien espérer qui est beau ! C'est de savoir qu'on en a pour toujours !
Bien qu'on vante la solitude, A la longue elle fait bâiller.
S'il y a des hommes dont le ridicule n'ait jamais paru, c'est qu'on ne l'a pas bien cherché.