Un fait certain c'est que si l'amour meurt, on ne meurt point d'amour.
La peur, c'est une théorie, une idée qu'on se fait.
Quand on a peur, les distances les plus courtes paraissent interminables.
À vingt ans, on danse au centre du monde. À trente, on erre dans le cercle. À cinquante, on marche sur la circonférence, évitant de regarder vers l'extérieur comme vers l'intérieur. Plus tard, c'est sans importance, privilège des enfants et des vieillards, on est invisible.
Qu'on ne prétende jamais, auprès d'un aîné, que c'est "pour lui" (ou elle) que les parents en mettent un autre au monde. Combien d'enfants sont ainsi sauvagement rendus responsables d'un indésirable frère ou soeur qu'ils avaient soi-disant réclamé, alors qu'ils avaient besoin d'un camarade de jeu de leur âge.
On ne peut vivre avec les femmes, on ne peut pas vivre sans les femmes.
Je m'en vais dimanche à OrlySur l'aéroport, on voit s'envolerDes avions pour tous les pays.
Quand on ne risque rien, on ne peut rien avoir.
On parle souvent des rêves de la jeunesse. On oublie trop ses calculs.
Quand on veut amuser les autres, on se doit d'être douloureux soi-même.
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.
Perte. Privation de ce que nous possédons, ou ne possédons pas. C'est dans ce deuxième sens que l'on dit d'un candidat battu qu'il a "perdu les élections".
On ne s'aime jamais comme dans les histoires, tout nus et pour toujours. S'aimer, c'est lutter constamment contre des milliers de forces cachées qui viennent de vous ou du monde.
Avant, on parlait de malade ; le terme de patient n'est venu que dans les années 80. "De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou".
Le visage actuel des jeunes nations porte encore autant l'empreinte de leur passé colonial que de leur histoire propre. On parle toujours le français dans les anciennes colonies françaises, l'anglais dans les anciennes colonies anglaises et le portugais au Brésil.
Le pire poison qui puisse exister dans la société c'est l'inceste car quand tu voudras te sauver de cette vérité eh bien on voudra te tuer, te donner des pathologies pour dire que c'est faux et te détruire continuellement même des années et des années après.
On prend pour des amis de simples connaissances ; et que de repentirs suivent ces imprudences !
Mais si on m'avait donné des sous avant, j'aurais débuté plus tôt! Je n'avais pas le choix. Avant, j'empruntais la caméra Super 8 de ma tata. L'armée m'a permis d'obtenir des moyens et a fait basculer ma vie. J'aimais ce [...] ► Lire la suite
Ce qui compte dans le temps qui vient, c'est pas le travail, c'est la paresse. Tout le monde s'accorde pour dire que le travail n'est qu'un moyen. On parle d'une civilisation du loisir. Quand on y arrivera on aura perdu tout sens du loisir.
- Elle est où Grace ? - Je suis au regret de t'annoncer que... à vrai dire elle est morte hier dans l'après-midi - Non, je viens de lui parler d'ailleurs je lui parle tout le temps. - Moi aussi figures toi : entre nous qu'est ce qu'on peut faire d'autre ?
Bien que cet endroit dégageât un subtil parfum de vulgarité, on veillait à en exclure rigoureusement le comble du mauvais goût : la mort et l'échec.
Toujours obsédé par l'idée de la mort, je médite constamment. Je ne cesse de me demander s'il existe une vie ultérieure et, s'il y en a une, peut-on m'y faire la monnaie de vingt dollars ?
Si l'on entre par la porte du plaisir dans la maison de la fortune, l'on en sort d'ordinaire par la porte du chagrin ; ainsi du contraire.
Ce qu'il y a de meilleur à l'étranger ce sont les compatriotes qu'on y rencontre.
Une maîtresse est aussi embarrassante qu'une femme, quand on n'en a qu'une.
Il est embarrassant d'expliquer des réflexions : c'est comme si l'on se rétractait.
On ne peut réduire les hommes à leur physionomie.
Les émotions, on n'en est jamais blasé.
On ne possède pas les autre. On ne détient jamais le secret des autres avec soi.
J'ai connu des millionnaires manquant cruellement d'une nourriture qui à elle seule peut entretenir tout ce qui est humain dans l'homme, et je connais des travailleurs, et nombre de ceux qu'on appelle pauvres, qui connaissent des plaisirs inatteignables par ces mêmes millionnaires. C'est l'esprit qui enrichit le corps.
C'est peut-être pour tout le monde la même chose d'ailleurs, dès qu'on insiste un peu, c'est le vide.
À un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l'éclair, et l'on n'a pas le temps de revenir en arrière.
La Symphonie Pastorale n'est pas un tableau ; on y trouve exprimées, en nuances particulières, les impressions que l'homme goûte à la campagne.
Il y a des genres et des degrés de solitude. Une île au milieu d'un lac, c'est un genre de solitude ; mais les lacs ont des bateaux, et on peut toujours espérer une visite.
Il n'existe que deux espèce de folies contre lesquelles on doit se protéger. L'une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire. L'autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.
Vivre vaut la peine si l'on peut contribuer d'une petite manière à cette chaîne sans fin de progrès.
On peut me reprocher d'avoir eu une vie dissipée, ce qui est rigoureusement exact, mais on ne peut pas me reprocher d'avoir aimé vivre. Je suis là pour vivre ! Faire l'amour n'a jamais fait de mal à personne !
C'est affreux n'est-ce pas qu'à la longue on puisse souffrir moins du départ d'un être que l'on a profondément aimé.
Ce qu'on cherche surtout dans les livres sans s'en apercevoir, ce sont des mots propres à exprimer nos diverses pensées.
On peut aimer l'amour et mépriser l'amant.
Les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas forcé d'y répondre.
Souvent on n'est pas digne de la pensée qu'on a.
On doit obliger les hommes à leur façon, non à la nôtre.
On parle moins des crimes commis pour l'humanité.
La fréquentation des salons m'a appris une chose : à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
Aucun cheval de course n'est capable de filer aussi vite que l'argent qu'on a misé sur lui.
On ne peut pas grandir dans une maison où les gens ne s'aiment plus, si ? - Non. On ne peut pas. Pousser peut-être mais pas grandir.
On dit que les hommes vieillissent mieux que les femmes mais c'est faux. Leur peau perd plus vite son élasticité, surtout quand ils fument et boivent. C'est flasque, on a l'impression que ça pourrait s'effriter sous la pulpe des doigts. [...] ► Lire la suite
Je ne veux pas qu'on me voie sourire, m'amuser ou manger.
On écrit suivant l'inspiration.Tout vient sous la plume par accident.