En terme de préhistoire, on parle de l'âge de pierre, de l'âge du fer, de l'âge du bronze. En survolant toute l'histoire de l'humanité, ne devrait-on pas parler de l'âge du bois, du charbon, du pétrole ou de l'atome ?
En doutant, on atteint la vérité.
Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux.
C'est souvent celui qui creuse les tranchées qu'on abat et celui qu'elles protègent qu'on décore.
A Paris, quand on vient de province, on a toujours quelque chose à cacher.
Il y a des auteurs en littérature qui m'ont fait prendre conscience que si on voulait véritablement changer les choses, on devait incarner les valeurs, pas juste les évoquer.
L'on perd ses amis en perdant tout son bien.
Je crois que parfois j'intimide les gens. On m'a dit ça. Mais je sens que je suis la personne la moins intimidante possible.
Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure qui sont si violents alors que la France a besoin d'apaisement et de rassemblement.
Je ne veux surtout pas être raisonnable. Je vois des enfants sages partout. Si on fait ce métier de chanteur, c'est pour secouer le bocal.
En France, nous avons nos réserves d'imbéciles comme les réserves de Peaux-Rouges en Amérique : ce sont les intellectuels. On est sûr de ne jamais en manquer.
Les idées sont des vêtements sur mesure qu'on a fait passer dans la confection.
C'est à cet instant qu'on reconnaît précisément le collectionneur. Il se fiche de la mode. Il transcende le temps.
Ce qui reste finit par nous rendre ce qu'on a perdu.
Le métier des lettres est tout de même le seul où l'on puisse sans ridicule ne pas gagner d'argent.
Flirt. Bien qu'il soit toujours d'une impolitesse ridicule de dire à une femme qu'on ne sera jamais amoureux d'elle, je crois pouvoir vous affirmer que je ne me sens pas troublé près de vous.
Autant être payé pour ce que l'on sait faire et qui se rapproche de ce que l'on aime.
L'un des grands avantages d'un voyage (en Afghanistan), c'est que, si l'on sait attendre, il se produit quelque chose.
Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l'on en a le plus besoin ?
L'animal est ainsi le seul être animé dont l'existence se confonde avec l'existence, et avec l'existence seule. C'est pourquoi il peut, en un sens, être considéré comme le meilleur « témoin » de l'existence, le seul témoin qui soit à [...] ► Lire la suite
On ne peut pas désirer la liberté de la Croix quand on est spécialement choisi pour la Croix.
Il y a de ces choses là qui sont cachées dans le temps, et qu'on ne peut trouver qu'avec le temps.
Temps vide, désespéré, dont on vole quelques minutes seulement par jour pour sa véritable vie.
Ne fais pas attention à ce que dit la critique : on n'a jamais élevé une statue à un critique.
Un bon mariage serait celui où l'on oublierait, le jour, qu'on est amants, la nuit, qu'on est époux.
Quand on part, on se sauve toujours de quelque chose. Tant qu'on peut faire face on reste.
On est tous Ego.
Il devrait y avoir un bouton sur la télévision pour augmenter le volume d'intelligence. Il y en a un où on peut lire "lumière" mais ça ne fonctionne pas.
On ne sert bien ses patrons qu'aveuglément, la satisfaction béatement accrochée aux lèvres.
On ne peut dicter un aphorisme à une machine à écrire. Cela prendrait trop de temps.
Quand on est pris par l'amour, on se réserve, on rêve, on se consacre.
A quoi reconnaît-on un personnage réussi ? Quand son nom propre devient un nom commun...
La poésie, pour moi, c'est l'affiche sur laquelle on découvre une sublime nana.
Il faut une très grande maturité pour être capable d'être parent, car cela implique d'être conscient que ce n'est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu'on n'a aucun droit à attendre un échange.
Etre avec qui on aime et penser à autre chose : c'est ainsi que j'ai les meilleurs pensées.
Un métier est un bon gagne-pain qu'on porte aisément.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
Là où on brûle les livres, on finit par brûler les hommes.
C'est par le malheur qu'on apprend le plus.
Je pense que nous sommes des marchands de bonheur, des marchands de plaisir. Je pense qu' une sorte de générosité est indispensable quand on est cuisinier, il faut être généreux. Il faut donner, partager et aimer donner et faire plaisirr.
Vivre de ce que l'on pense et non de ce que pensent les autres de nous est la meilleure façon de vivre.
Si l'on peut toujours rire de tout, ce n'est pas avec n'importe qui, et c'est un constat terrible.
Vivre dans un camp de nudistes doit sans doute gâcher tout le plaisir qu'on attend d'Halloween.
Le bonheur est un hôte discret, dont on ne constate souvent l'existence que par son acte de décès.
Comment les mots, misérables chaînes de caractères, pourraient-ils servir à véhiculer les soliloques de la conscience ! C'est comme si on voulait faire une déclaration d'amour en morse.
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
En annonçant de bonnes nouvelles, on se rend aimable. En en annonçant de mauvaises, on se rend important : choisissez.
L'argent... on n'en aura jamais assez... Mais on n'en aura jamais de trop.
On ne monte pas au ciel sans traverser des nuées.
Quand on n'a rien à dire, comment le dire simplement.