Au fond, on ne sait que lorsqu'on sait peu ; avec le savoir croît le doute.
Quand on vieillit, les colères deviennent des tristesses.
On lui reprochait, étant vieux, de trop aimer les femmes. Que voulez-vous, mon cher, on n'est vieux qu'une fois !
Les oeuvres de civilisation ne naissent pas sans peine ; elles peuvent mourir bien plus soudainement qu'on ne pense.
Si on répétait toujours le même acte on n'apprendrait jamais rien.
Les faits n'ont aucun sens pendant qu'ils se font, ils en prennent un avec le temps, quand on les oppose à d'autres faits.
On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime. L'oubli et le silence sont la punition qu'on inflige à ce qu'on a trouvé laid ou commun, dans la promenade à travers la vie.
Le spectacle des autres que l'on suppose en train de penser est encourageant.
On se pose toujours en s'opposant.
Je ris de douleur et l'on me trouve gai.
On acquiert rarement les qualités dont on peut se passer.
La liberté n'est valable que tant que l'on a la force d'en faire usage.
On boit ensemble, mais on souffre seul.
Sur les vieilles images en noir et blanc, on voit mieux la tristesse.
C'est moins rare qu'on ne croit, la rancune dans l'amour.
Lorsque je suis revenue en France après avoir gagné mon Oscar, on me traitait comme un membre de la famille royale, voire même comme un champion de football !
Doit-on savoir qui est gay et qui est hétéro ? Ne pouvons-nous pas simplement aimer tout le monde et les juger par la voiture qu'ils conduisent ?
La faiblesse humaine est de vouloir savoir ce qu'on ne veut pas savoir.
On ne résout pas une crise comme ça en augmentant les impôts. Si on augmente les impôts, le doute s'installe et les gens ne consomment plus.
On rend bandant les rêves les plus tartes, à force de billets verts, de toc, de plaqué, de paillettes, jusqu'à ce que le dernier des humains se prenne pour un empereur et devienne son propre dieu...
Il y a des choses qu'on préférait ne pas entendre...
Je me demande pourquoi les paysages sont tellement plus beaux quand on y est seul.
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
A peine fait-on au pauvre le moindre présent, on s'approprie tout ce qu'il possède.
Sur la terre, un homme n'a besoin et envie que d'aimer, mais on supporte toutes les servitudes, excepté celles de l'amour.
Il devrait y avoir un bouton sur la télévision pour augmenter le volume d'intelligence. Il y en a un où on peut lire "lumière" mais ça ne fonctionne pas.
Rien n'est plus irritable que l'indépendance de l'adolescent. Si on froisse en lui ce droit qu'il vient de se découvrir avec ravissement, il se rebiffe et fait par révolte le contraire de qu'on lui commande.
Comment peut-on empêcher une grosse dame de chanter quand on a oublié sa mitraillette ?
On pardonne à un homme d'être vieux. Pas à une femme. Avant que les gens me regardent d'un oeil attristé, je préfère m'en aller.
On ne peut pas vivre sans humour et si l'on est incapable de rire de soi, on risque alors de souffrir.
On ira tout en haut des collinesRegarder tout ce qu'octobre illumineMes mains sur tes cheveuxDes écharpes pour deuxDevant le monde qui s'incline.
On appartient au monde qu'on a fait, pas à celui d'où l'on vient.
Arrêtez d'avoir peur de l'inconnu, car tout ce qui m'inquiétait ne s'est pas produit. D'autres choses se sont produites. L'inconnu, on ne peut rien y faire.
Un métier est un bon gagne-pain qu'on porte aisément.
- Je crois que parfois c'est plus simple d'en vouloir à ceux en qui on a parfaitement confiance. - Pourquoi ?! Pourquoi ?! Pourquoi c'est comme ça ?! - Parce que tu sais que quoi qu'il arrive elles t'aimeront toujours...
On excuse les vices du riche, et on ne supporte pas les défauts du pauvre.
Le monde n'a pas besoin qu'on y mette de l'ordre ; le monde est ordre, incarné. C'est à nous de nous harmoniser avec cet ordre.
On ne prend pas l'oiseau à la crécelle.
On a du mal à imaginer que ceux qui ne sont pas encore au monde ont une existence terrestre. Alors pourquoi ceux qui quittent la vie en auraient-ils une ?
Chaque être humain joue un rôle important, parfois à son insu, mais jamais en vain. Ce n'est qu'après les rebondissements que l'on peut comprendre et saisir la portée de nos actions.
Sachons donc borner notre ambition : c'est un funeste délire que de soupirer après ce qu'on ne peut atteindre.
Jamais on n'échappe à la réalité tant qu'on est lucide.
De quoi on parle, ça n'a pas d'importance. C'est juste parler qui compte.
Toute vanité souffre de la désaffection amoureuse dans la mesure même où on l'a flattée
Les questions auxquelles on répond par oui ou par non sont rarement intéressantes.
Rien d'assommant comme de s'entendre : on n'a plus rien à se dire.
- On dirait qu'on est glacé et que le monde continue à tourner autour de vous. - Peu importe le nombre d'amis près à vous soutenir dans votre deuil, c'est malheureusement quelque chose qu'on doit affronter seul.
On s'est servi de l'esprit gaulois pour rigoler des défauts de ce peuple fort en gueule et volontiers querelleur.
Nier en criant est encore une sorte d'aveu puisqu'on ne crie pas en face de l'indifférence.
La vérité, que personne n'avoue, c'est qu'une fois les illusions enfuies, on passe sa vie à souffler sur le miroir aux regrets. Mais toujours la buée s'efface.