Le mépris des sots est une pilule qu'on peut avaler mais qu'on ne peut mâcher sans faire la grimace.
Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs.
D'autant plus dommage que les sots ne disent pas sagement ce que les sages font follement.
Les sots croient que plaisanter c'est ne pas être sérieux et qu'un jeu de mots n'est pas une réponse.
Les sots parlent beaucoup du passé, les sages du présent et les fous de l'avenir.
Tous les sots sont opiniâtres, et tous les opiniâtres sont des sots.
Lorsque leur vanité ou leur désir est en jeu, les hommes sont toujours plus sots que leur femme l'imagine.
On attrape les lièvres avec des chiens, les femmes avec de l'argent et les sots avec des louanges.
Dans notre monde, seuls les sots sont punis, non les vicieux.
Sans la pilule ça serait encore un gros péché de tringler hors des liens conjugaux... sans papa Fleming, sa pénicilline, certaines maladies seraient encore honteuses, ô combien!
Les sages émettent des idées nouvelles, les sots les répandent.
Quand on a "une dent" contre quelqu'un, il est inutile de mâcher ses mots.
Excentricité. Méthode de distinction si peu coûteuse que les sots l'utilisent pour accentuer leur incapacité.
Il faut des fêtes bruyantes aux populations, les sots aiment le bruit, et la multitude c'est les sots.
La critique des sots est l'encens du génie.
Il faut avaler la pilule sans la mâcher.
Jouer au golf, c'est comme chercher une pilule de quinine dans un pré à vaches.
La raison pourquoi les sots réussissent ordinairement dans leurs entreprises, c'est que ne sachant et ne voyant jamais quand ils sont importuns, ils ne s'arrêtent jamais. Or, il n'y a pas d'homme assez sot pour ne savoir pas dire : "donnez-moi cela".
Il ne faut pas des sots aux gens d'esprit, comme il faut des dupes aux fripons.
Quand un vrai génie paraît dans le monde, on le distingue à cette marque : tous les sots se soulèvent contre lui.
Les sots souhaitent vivre, car ils ne craignent que la mort, au lieu de craindre la vieillesse.
L'expérience est une école où les leçons coûtent cher, mais les sots ne s'instruisent que là.
Le public, le public !... Combien faut-il de sots pour faire un public ?
Il y a deux espèces de sots : ceux qui ne doutent de rien et ceux qui doutent de tout.
Les sots usent des gens d'esprit comme les petits hommes portent de grands talons.
Il y a des livres dont il faut seulement goûter, d'autres qu'il faut dévorer, d'autres enfin, mais en petit nombre, qu'il faut, pour ainsi dire, mâcher et digérer.
Il n'y a pas de sots métiers, il n'y a que des sottes gens.
Il n'y a pas d'enfants sots : il n'y a que de sots parents.
Les sots se tournent vers les avantages de la fortune ; ceux qui les connaissent vers les avantages de la sagesse.
L'avantage de la gloire : avoir un nom trimbalé par la bouche des sots !
Les jeunes gens disent ce qu'il font, les vieillards, ce qu'ils ont fait, et les sots ce qu'ils ont envie de faire.