L'agréable, dans les cadeaux d'argent qu'on reçoit pour Noël, c'est qu'ils sont si faciles à échanger.
Ce qui est ennuyeux, depuis qu'on a remplacé les noms des départements par des numéros, c'est qu'un élève qui avait déjà de mauvaises notes en arithmétique a, en plus, des zéros en géographie.
Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c'est l'âme du lecteur.
Quand la bourse se rétrécit, la conscience s'élargit.
Tout se réduit en somme au désir et à l'absence de désir. Le reste est nuance.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Quand le rêve est trop violent, il désaffecte le désir comme un acide ronge doucement un métal précieux.
La bourse ou les bourses mènent le monde.
Les mots sont la menue monnaie de la pensée. Il y a des bavards qui nous payent en pièces de dix sous. D'autres, au contraire, ne donnent que des louis d'or.
Il n'est plus proche parents qu'une bourse pleine et un sac de farine.