Ne donne pas de conseils à moins qu'on ne t'en prie.
On continue à s'entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l'avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n'est pas le bon.
On ne prend pas l'oiseau à la crécelle.
La mort est si ancienne qu'on lui parle latin.
On peut dire merci au métro. Au moins maintenant il y a moins de violence dans la rue.
Il n'y a rien de plus compromettant que la folie et l'on ne s'en passionne pas sans y ajouter sa part.
On ne se repose bien et on meurt content que là où l'on a vécu heureux.
Si les hommes étaient assez malheureux pour ne s'occuper que du présent, on ne sèmerait point, on ne bâtirait point, on ne planterait point, on ne pourvoîrait à rien : on manquerait de tout au milieu de cette fausse jouissance.
La prudence exige qu'on ne s'entoure que d'êtres qui n'ont pas besoin de soi.
Il est impossible d'être totalement libre si on n'est pas seul.
La vie est un pur phénomène du hasard : on peut calculer le nombre de possibilités existant dans l'ordre des chromosomes, mais qui peut prévoir les chances qui s'offrent à un nouveau né ?
Faites justice aux autres, afin qu'on vous la fasse à vous-mêmes.
Rien ne commence dans l'enfance, même si l'on se berce de premières fois. Tout a déjà pris racine avant, sans qu'on s'en aperçoive.
Le drame quand on est président, c'est que si on entreprend de résoudre les problèmes, on n'a plus le temps de gouverner.
Le jeu de boules est une activité dans laquelle on s'engage tout entier. Le temps n'y existe plus et plus rien n'a d'importance que le mouvement fascinant de ces sphères inspirées.
Il est des mystères que l'on peut à peine imaginer, et que l'on ne résoudra qu'en partie.
Parfois, le sort chasse certaines personnes de notre vie, mais il en fait entrer d'autres, au moment où l'on s'y attend le moins. Dîtes vous qu'à partir de maintenant, il vous sera favorable. votre vie ne fait que commencer.
Je n'aime tout simplement pas qu'on puisse être laide et intelligente ou jolie et bête, ou laide et jolie ou jolie et méchante.
Vivre de ce que l'on pense et non de ce que pensent les autres de nous est la meilleure façon de vivre.
Un héros de roman infidèle ! On n'aurait jamais rien vu de pareil ; il est réglé qu'ils doivent tous être constants.
On n'a pas un enfant comme on a un bouquet de roses.
On ne donne pas la vie. On la transmet.
Peu importe que nous disions le vrai ou le faux, on contredira l'un et l'autre.
Il y a parfois des gens qui sont sourds jusqu'à ce qu'on leur coupe les oreilles.
L'amibe n'a pratiquement pas contribué au développement de l'amour - si l'on excepte le dicton populaire : "Les amibes de nos amibes sont nos amibes."
On n'a jamais vu chèvre morte de faim.
Les morts sont toujours grands. Ce n'est pas sans conséquence : on pourrait en déduire que, pour être petit, il faut être vivant.
Il est difficile de rester neutre lorsqu'on est victorieux.
Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de Voir. Voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu !
Peut-on être forcé d'adhérer ? Peut-on être forcé d'aimer ? On doit s'y disposer soi-même, consentir à la foi comme à l'amour.
On reconnaît un homme au fait qu'il est un homme, et aux dettes qu'il a laissées.
A quoi arrive-t-on, si l'on arrive : pour le peu de temps qu'on y passera.
Rien d'assommant comme de s'entendre : on n'a plus rien à se dire.
On ne veut point perdre la vie, et on veut acquérir de la gloire.
A ce rythme on sera bientôt les derniers animaux, visiteurs impolis, passagers en escale venus lâcher bombes atomiques.
Le soir seulement on peut se réjouir d'une journée qui fut bonne.
On prend un croissant dans le sac. La pâte est tiède, presque molle. Cette petite gourmandise dans le froid, tout en marchant : c'est comme si le matin d'hiver se faisait croissant de l'intérieur, comme si l'on devenait soi-même four, maison, refuge.
Pour la Leche League, la bonne mère est celle qui allaite. L'envers de la médaille est évidemment la culpabilisation de toutes celles qui ne s'y retrouvent pas. On stigmatise les mères qui préfèrent donner le biberon.
C'est une chose étrange que l'absence. Elle contient tout autant d'infini que la présence. J'ai appris cela dans l'attente, j'ai appris à aimer les heures creuses, les heures vides : c'est si beau d'attendre celle que l'on aime.
La faiblesse humaine est de vouloir savoir ce qu'on ne veut pas savoir.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
Paul Gatineau : AR-CA-CHON. Le GPS : Veuillez reformuler. Paul Gatineau : AR-CA-CHON... Le GPS : Veuillez reformuler votre réponse. Paul Gatineau : AR-CA-CHON !! Sophie Gatineau : Bon ça va maintenant Gatineau, ça fait 20 ans qu'on va là bas sans GPS alors démarre pour le bien de tout le monde !
Je n'ai pas un tempérament comique. Je veux dire que, naturellement, on m'imagine plus dans des personnages tragiques ou graves.
On éperonne toujours le cheval qui galope.
Ayez du talent, on vous reconnaîtra peut-être du génie. Ayez du génie, on ne vous reconnaîtra jamais du talent.
Les cocktails, dans les soirées, c'est ce qu'on a inventé de pire depuis l'huile de foie de morue !
On appelle les comédiens des cabots, parce qu'ils se sauvent quand on les siffle.
L'honnête homme ment dix fois par jour, l'honnête femme vingt fois par jour, l'homme du monde cent fois par jour. On n'a jamais pu compter combien de fois par jour ment une femme du monde.
Sur la terre, un homme n'a besoin et envie que d'aimer, mais on supporte toutes les servitudes, excepté celles de l'amour.
Les chats suivent le principe selon lequel on ne blesse personne à demander ce que l'on veut.