Cette fragilité face aux coups que l'on nous porte est le fruit de tous nos reniements, nos renoncements, nos lâchetés collectives.
On veut, mais on ne peut pas. Est-ce le fait de pouvoir qui nous force à vouloir ou l'inverse ?
Réalité. Le songe d'un philosophe fou. Ce qui resterait dans la coupe si l'on devenait pur esprit. Le noyau d'un vide.
Il est si naturel d'estimer ce qu'on aime Qu'on voudrait que partout on l'estimât de même.
On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner.
Oubli : une éponge qu'on ne trouve jamais quand on en a besoin.
D'une pensée géniale on peut supprimer tous les mots.
On a beau dire, on n'abandonne jamais toute espérance.
Les savants sont des êtres humains. C'est une vérité qu'on oublie souvent, mais qu'on peut vérifier par l'expérience.
Il est trois sortes de gens qui parlent peu, ce sont les savants et les gens forts heureux ou malheureux ; ainsi l'on peut dire que le savoir, la douleur et le bonheur sont muets.
On fait de terribles économies au profit du néant.
Les voleurs de basse-cour le savent et le disent : Quand on réussit un coup mirifique avec un second, on ne jouit pleinement du fruit de la rapine qu'après avoir éliminé ce second.
Ce qui marque le pop, c'est avant tout l'usage qu'il fait de ce qui est méprisé et on insiste sur les moyens les plus pratiques, les moins esthétiques, les plus beuglants des aspects de la publicité.
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
À la fin du XVIIIe siècle, la torture sera dénoncée comme le reste des barbaries d'un autre âge : marque d'une sauvagerie qu'on dénonce comme « gothique ».
« "Si t'es végétarien, t'es quelqu'un de bien, dans le cas contraire t'es une mauvaise personne."Or, pour moi, devenir végétarien lorsque l'on mange peu de viande ou limiter considérablement sa consommation de viande lorsqu'on en mange beaucoup, c'est la même chose. L'effort est identique.
Contrairement à ce qu'on croit, le moralisme de La Fontaine est inspiré d'Hésiode, de Pipelet, des livres orientaux, des faits divers.
Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester par terre.
La clé dans tout ce que l'on fait, c'est de prioriser. C'est-à-dire de cerner les points importants à traiter pour nous, et de s'y tenir.
Nos amis sont notre miroir, notre mémoire ; on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l'on puisse s'y regarder.
Le socialisme est comme la morphine : on en prend d'abord par curiosité, pour adoucir une légère douleur, et fatalement, on augmente la dose.
C'est tellement vite parcouru un homme ! On ne peut vraiment s'en servir que pour son plaisir. Et au suivant !
S'il n'y avait pas de nuages, on ne serait pas si heureux de voir le soleil.
Ce que je préfère avec Internet c'est que l'on rentre dans la vie de vrais saligauds sans avoir à les fréquenter.
Et dire que les vieux arbres sont si beaux ! Hélas, on n'est pas de bois.
On n'a jamais vu un aveugle dans un camp de nudistes.
L'ennui est un avertissement, qu'on n'écoute jamais trop.
En disent plus long sur une époque les mots dont on n'use pas que ceux dont on abuse.
Il est facile de dire qu'on est heureux et gênant d'avouer qu'on ne l'est pas. Peut-être parce qu'au fond, l'homme est fait pour le bonheur et que les malheurs viennent de lui-même.
On considère comme normal de vénérer, en général, la virginité et d'aspirer ardemment, en particulier, à sa destruction.
On ne connaît vraiment l'amitié qu'à l'usure.
Comme on devient horriblement raisonnable quand on y est contraint.
Un futur miraculé profite plus qu'on ne pense des bienheureuses coïncidences de la providence.
On ne feuillette pas le temps, c'est lui qui effeuille nos vies.
On ne peut avoir le passé, le présent et l'avenir d'une femme.
Il est vain de vouloir, si l'on ne sait pas ce que l'on veut !
Je ne suis pas pour les cadeaux luxueux dénués de sens, qui dénotent la vanité de celui qui offre mais ne prouvent pas qu'on a pensé à faire plaisir à celui qui les reçoit.
Est-ce qu'on se détache aisément d'un être qui semble ne voir que vous ?
Que l'on gagne le coeur des femmes et le peuple tout entier suivra.
On n'est jamais quitte avec son passé.
L'amour est une drôle d'arithmétique où l'on poursuit le rêve de ne faire qu'un en étant deux, et où c'est en étant deux qu'on est le plus seul...
Les légendes : elles disent vrai tant qu'elles peuvent, comme elles peuvent. Elles n'osent pas toujours que tous les comprennent ; et d'abord, elles ne racontent que ce qu'on peut souffrir.
On s'imagine que le dessin peut être beau en lui-même. Il ne l'est que par les vérités, par les sentiments qu'il traduit.
L'argent n'a jamais rendu l'homme heureux, et il ne le fera pas non plus, il n'y a rien dans sa nature pour produire le bonheur. Plus on en a, plus on en veut.
J'ai pardonné à ceux qui m'ont fait souffrir mais je n'ai pas oublié et je ne suis pas encore arrivée au point où l'on peut regarder avec tendresse les souffrances subies.
Quand les mendiants meurent, on ne voit pas de comètes ; les cieux eux-mêmes embrasent la mort des princes.
Au fond, y a que dans les adieux qu'on peut être parfaits.
Le rire pour défendre joyeusement ces notions qu'on ne doit jamais perdre de vue et qui sont sur les frontons de nos bâtiments officiels.
Pour surmonter les interdictions, on a dû inventer des mots « masques », cacher les faits derrière des euphémismes.
Pour être acteur aujourd'hui, on n'est pas obligé d'être mince et beau, et c'est formidable.