Les livres les plus faciles à adapter sont ceux qui, une fois enlevée la littérature, continuent de tenir debout. Il y en a moins qu'on ne le croit. Souvent, la beauté de la littérature vous fait prendre des vessies pour [...] ► Lire la suite
On commence toujours à pardonner à un lieu dès qu'on le quitte.
Le travail est partout où l'on ne fait rien de sa vie.
- Et bien moi, je te crois... - Oh oui c'est vrai ? - Oui, bien sûr, j'vous ai pas dit qu'on avait joué au ballon dans le placard de la salle de bain.
Le socialisme est comme la morphine : on en prend d'abord par curiosité, pour adoucir une légère douleur, et fatalement, on augmente la dose.
Au teint, on juge l'étoffe ; au bouquet, le vin ; à l'odeur, la fleur ; au langage, l'homme.
On n'a pas converti un homme parce qu'on l'a réduit au silence.
Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnaître si l'on cesse de nous aimer.
J'ai connu beaucoup d'hommes qui, si on leur avait demandé ce qu'ils pensent de l'Evangile, se seraient contentés de répondre : c'est ingénieux.
On appelle danse l'ensemble des mouvements qu'exécutent l'un vis-à-vis de l'autre deux anthropophages de sexe différent pour exprimer qu'ils voudraient bien goûter l'un à l'autre.
L'idée de Dieu aura fait de l'usage ! On ne voit pas par quoi la remplacer. Pourquoi alors l'homme ne ferait-il pas tout pour la garder, pour s'y cramponner ? De toute façon il ne trouvera pas mieux.
Il faut que les hommes fassent du bruit, à quelque prix que ce soit - peu importe le danger d'une opinion, si elle rend son auteur célèbre ; et l'on aime mieux passer pour un fripon que pour un sot.
Même chez les jaloux, l'instinct de conservation est tel qu'il leur fait préférer, en fin de compte, l'image de la réalité qu'on leur présente à celle qu'ils devinent et redoutent de voir confirmer.
A étudier la production des autres, on risque toujours plus ou moins de neutraliser son propre génie créateur.
On a souvent parlé de la couleur et de la saveur des mots. Mais on n'a jamais rien dit de leur tension, de l'état de tension de l'esprit qui les profère, dont ils sont l'indice et l'index, de leur chargement.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Ne pourrait-on pas agir pour l'air comme on fait pour l'eau, c'est-à-dire amener à Paris de l'air propre, de même qu'on y conduit de l'eau pure ?
Quand une amitié s'achève, faut-il penser que les gens peuvent changer, ou bien qu'on s'était trompés depuis le début sur leur nature profonde ? C'est une question cruelle, car la réponse pourrait réduire une belle relation à l'illusion d'un faux-semblant...
Les choses ont la valeur qu'on leur donne, je ne trahis pas la mère de ma fille, ni la femme que j'ai épousée. C'est une bonne mère. Elle est droite, régulière, responsable. Je peux crever demain, la petite est entre de bonnes mains.
Un homme qui joue toujours la comédie se fait parfois mal juger. On finit par ne plus le prendre au sérieux.
Tout le monde a un cul, pourquoi on ne parle que du mien ?
L'avez-vous remarqué ?... Quand on roule, on n'a jamais de contravention. C'est toujours quand on s'arrête...
Désormais, on pourra être sénateur ou député à dix-huit ans, et donc, mis en examen à dix-neuf.
On n'est jamais aussi bien battu que par soi-même.
L'enfance est toujours si près, si nécessaire et tonifiante quand on l'a quittée.
Les allégories ont un avantage sur les hommes. On ne peut pas leur tordre le cou.
Il est bon d'accoutumer aux grands événements quelqu'un qu'on destine aux grandes aventures.
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
On sait toujours où aller : les renards ont aussi une tanière.
On ne va jamais jusqu'au fond de sa solitude.
Il y a des critiques qui ne parlent que des livres qu'on va faire.
C'est quand on a tout que le reste vous manque.
On devrait vivre a posteriori. On décide tout trop tôt.
Comment on reconnait le plus riche des Ethiopiens ? C'est celui qui a la Rollex autour de la taille !
Rien n'est plus dangereux qu'une idée, quand on n'a qu'une idée.
- Je m'apprête à briser le tabou du mot en F... à l'antenne d'une radio britannique. Fffffffaudrais d'abord mettre un p'tit morceau de musique. - Le gouvernement nous hais. Si tu fais ça, tu nous condamnes. Un jour on pourra [...] ► Lire la suite
Vous aimez les bêtes ? Arrêter d'en manger et on arrêtera de les tuer.
On dit que la fortune est aveugle. C'est exagéré, souvent elle est simplement louche.
Il vaut mieux aimer que détester, même quand on se trompe.
On ne doit pas compter sur le miracle.
Tout s'arrangerait parfaitement bien si l'on pouvait faire les choses deux fois.
C'est parfois sur le plus faible que soi qu'on doit prendre appui pour aller plus loin.
Vingt ans. A cet âge, on ne doute de rien, et l'on ne sait pas grand-chose.
Les baisers qu'on ne reçoit pas sont peut-être plus intéressants que ceux qu'on reçoit.
Le poignard le plus aigu, le poison le plus actif et le plus durable, c'est la plume dans les mains sales. Avec cela, on gâte un peuple, on gâte un siècle. Il s'écrit aujourd'hui des choses qui lèveront la semence de crimes.
La gaieté se contente des premiers mots venus, mais à la tendresse il faut du style. Il y a des paroles sérieuses qui sonnent faux, de gaies aussi, mais on s'en aperçoit moins.
Il y a des moments où l'on en veut à mort à toutes les jeunes filles qu'on rencontre, parce qu'elles ne vous jettent pas leur coeur et 20.000 livres de rentes.
Dès qu'on rencontre d'autres créatures, on se retrouve soumis à leur volonté.
Il faut supporter aussi bien que possible le lot que la destinée nous assigne et savoir qu'on ne peut lutter contre la force de la nécessité.
Quand on ne cherche rien, on le trouve partout.