- A quoi reconnaît-on un vrai fakir ?- Tu lui demandes de se torcher avec un hérisson. S'il le fait dans le sens du poil, c'est un faux.
Selon la loi qui veut qu'on ne prêche que des convertis, un critique ne peut avoir d' « influence » sur ses lecteurs que pour autant qu'ils lui accordent ce pouvoir parce qu'ils sont structuralement accordés à lui dans leur vision du monde social, leurs goûts et tout leur habitus.
A quoi il sertCet amour qui est en nousA qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneA qui on l'avoue.
Plus un art est contestable, plus ceux qui s'y livrent tendent à se croire investis d'un sacerdoce et à exiger qu'on s'incline devant ses mystères.
Rien que de penser à ces années de carême, il se force à engouffrer le maximum de nourriture dans la panse. Ça se conçoit, mais ça présente un danger plus ou moins lointain. Trop ou trop peu, au finish on en crève.
On m'a appris depuis que je suis enfant que le sexe est sale et interdit, et c'est ainsi que je pense que cela devrait être. Plus c'est sale et interdit, plus c'est excitant.
Plus on travaille, plus on disparaît et plus on devient son oeuvre.
Je comprends tout à fait qu'on mette en cause la démocratie, qu'on la combatte.
On rencontre toujours un « mais » dans ce monde si imparfait.
La mémoire ne conserve que ce qui peut éventuellement être utile. On oublie le reste.
La vie serait impossible si l'on se souvenait, le tout est de choisir ce qu'on doit oublier.
Les proverbes ressemblent aux papillons ; on en attrape quelques-uns, les autres s'envolent.
Quand on est mort, c'est pour longtemps. Employons donc bien nos instants.
Autrefois, dans l'Occident chrétien, on pensait que les femmes devaient avoir le plus d'enfants et le moins d'orgasmes possibles. Aujourd'hui, on croit le contraire.
On a vu des chevaux et des cavaliers parfaitement d'accord : c'étaient assez souvent des chevaux de bois.
Certains gouvernements, quand ils envoient leurs légions d'un pôle à l'autre, parlent encore de la défense de leurs foyers ; on dirait qu'ils appellent leurs foyers tous les endroits où ils ont mis le feu.
Les compliments qui flattent le plus sont ceux que l'on n'est pas tout à fait sûr de mériter.
Se sentir soi-même - se penser soi-même - sensation active. On place l'organe de la sensation, comme l'organe de la pensée, sous son emprise.
De même, un livre qu'on aime, c'est avant tout un livre dont on aime l'auteur, qu'on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées.
On est facilement devenu coupable d'avoir du style, là où il est devenu aussi rare de le rencontrer que la personnalité elle-même.
L'impact affectif que l'on a sur le public est énorme, on rentre dans leur vie.
Si le metteur en scène vous aime et que vous aimez travailler avec lui, alors il n'est plus question de « diriger ». On devient un instrument entre les mains de quelqu'un à qui on fait entièrement confiance.
Il y a de la satisfaction à savoir que l'on apporte du bonheur.
On peut aussi prendre son temps, choisir les saisons et les heures creuses. Préférer les sentiers aux autoroutes. C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
Un rude animal qui, par l'élémentaire exercice de sa vitalité, répand le sang et sème la mort, on se souvient qu'historiquement, c'est sous cette forme d'archétype féroce que se manifesta, à la conscience et à l'esprit des meilleurs, la révélation de la société capitaliste.
Quand on sacrifie la moitié de sa vie pour une raison quelconque, dit-il d'une voix calme et nette, on change de personnalité. On ne devient pas seulement la moitié de ce qu'on était destiné à être, mais une créature tout autre, tordue et déformée par le sacrifice.
Tous les pouvoirs coalisés, c'est le principe même de légitimité et de représentation qui est mis à mal, et on se retrouve devant une situation de fin de la souveraineté, puisque les pouvoirs sont tous d'un côté.
Toutes les émotions positives, joie, bonheur, surviennent quand on se sent en lien harmonieux avec le monde, alors que les émotions négatives sont toujours des marqueurs de rupture entre le monde et nous, que ce soit la colère, la tristesse ou la peur.
Quand on est face à une difficulté, on est face à une découverte.
Tout ce qu'on dit sur Hollywood et vrai: hypocrisie, connerie, duperie... ce n'est pas le genre d'endroit que je fréquente. Là-bas, si tu n'es pas un acteur qui rapporte de l'argent, tu n'existe pas.
Quand on souffre, il faut se consoler de ce dont on ne souffre pas.
On a divers sujets de mépriser la vie, mais on n'a jamais raison de mépriser la mort.
Méfions-nous des entraînements de la sensibilité ! On commence par plaindre les assassins et par un enchaînement fatal on finit par s'apitoyer sur les victimes...
La messe de l'amour, - on dirait que la musique est cela pour la femme.
On s'habitue à ses infirmités, le plus difficile est d'y habituer les autres.
Les plus silencieux s'avèrent souvent les meilleurs orateurs dès qu'on leur en donne l'occasion.
Si l'on se bat, on peut être battu.
Ce n'est pas parce qu'on prêche dans les églises que les paratonnerres y sont inutiles.
Ce n'est pas difficile de faire de l'esprit quand on est méchant.
Quelle que soit la langue, il y a des mots qu'on cherche toute sa vie.
Il est bien entendu qu'on est toujours le premier amant d'une femme.
Je ne suis plus à un âge où l'on fait sa vie, mais je suis à un âge où l'on fait volontiers une heure de vie.
Je n'ose pas dire à Paul qu'on se perd à vouloir trop haïr.
En deux heures à la guerre, on en apprend plus sur la vie et les hommes qu'en quatre décennies de paix.
Mon père disait : l'extase, c'est l'art qui peut la procurer, et l'amour aussi. Mon père disait: on ne peut pas être heureux, on peut être joyeux.
À un général, on dit "mon général"À un colonel, on dit "mon colonel"À un adjudant, on dit "mon adjudant"À un deuxième classe, on dit "ta gueule", à condition d'être adjudant.
Les gens on les aime tout de suite ou jamais.
Si on m'avait dit que je finirai décalqué sur des assiettes en porcelaine.
On ne ferait pas le métier d'actrice si on ne ressentait pas une véritable jouissance à être regardée.
On doit être un logicien ou un grammairien rigoureux, et être en même temps plein de fantaisie et de musique.