On doit être un logicien ou un grammairien rigoureux, et être en même temps plein de fantaisie et de musique.
Quelle que soit la langue, il y a des mots qu'on cherche toute sa vie.
Il y a des ruptures fécondes, à condition qu'on les soutienne.
Les compliments qui flattent le plus sont ceux que l'on n'est pas tout à fait sûr de mériter.
Contrairement à ce qu'on pense, la pub ne prend pas de risque. Elle récupère les courants et surfe dessus.
On pardonne au malheur.
On est amoureux le jour, on est rêveur la nuit mais à quoi pense-t-on quand il faut vivre ? L'amour et le rêve ne sont qu'une soif de la vie et pour en dévorer pleinement de sa faim, bien d'autres choses sont primordiales à cette vie.
C'est savoir ce qu'on peut faire qui donne aux gens le courage de se battre.
Nous tirâmes de ses draps un malheureux atteint de cette affection bizarre que l'on appelle hémophilie. Ce mauvais jeu de mots signifie que le blessé aime le sang, alors que réellement il se contente de le perdre.
La politesse est d'abord un cadeau qu'on se fait à soi-même.
A quoi il sertCet amour qui est en nousA qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneA qui on l'avoue.
Tout mythe tend fatalement à un anthropomorphisme étroit, et, qui pis est, à ce que l'on pourrait appeler un anthropomorphisme de classe.
Le silence était si épais qu'on eût pu le découper en cubes.
Le travail est tel qu'on le fait, la loi est telle qu'on la lit.
Avec l'âge on a moins de mémoire, alors que moi j'avais une mémoire fantastiqe, j'étais curieux de tout et tout m'interressait.
On peut être élégant avec un tablier.
Ce que j'ai subi, ce que les Ivoiriens ont subi est également très dur. On ne connaissait pas les coups d'Etat, on les a eus. On ne connaissait pas la guerre, on l'a eue. Alors aux gros maux, j'ai employé de gros mots.
On rencontre toujours un « mais » dans ce monde si imparfait.
La beauté, c'est la distance nécessaire quand on évoque la violence.
Il est difficile d'avoir de la lucidité sur ce qu'on écrit. La répétition vient peut-être du fait que je suis travaillé par une période de ma vie qui revient sans arrêt dans ma tête..
Quand on souffre, il faut se consoler de ce dont on ne souffre pas.
La jeunesse, on peut en dire ce que les riches disent de la fortune : elle est plus facile à gagner qu'à conserver.
Dès que l'on fait un pas hors de la médiocrité, l'on est sauvé.
Les plus silencieux s'avèrent souvent les meilleurs orateurs dès qu'on leur en donne l'occasion.
Cette abominable manie de ne pas dire tout de suite qui l'on est !
Pour faire du bruit, on choisit les petites gens, les tambours.
On est toujours l'enfant de quelqu'un.
C'est bien souvent en allant au fond de soi que l'on refait surface.
De même, un livre qu'on aime, c'est avant tout un livre dont on aime l'auteur, qu'on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées.
Il est bien entendu qu'on est toujours le premier amant d'une femme.
On n'est pas paresseux pour le plaisir de ne rien faire, mais pour éviter les occupations fastidieuses.
J'imagine qu'on peut dire que "Twin Peaks" m'a rendu célèbre, mais tout est relatif. Qui est vraiment célèbre ? Elvis.
Plus on est de fous, moins on baise en missionnaire.
- A quoi reconnaît-on un vrai fakir ?- Tu lui demandes de se torcher avec un hérisson. S'il le fait dans le sens du poil, c'est un faux.
Rien que de penser à ces années de carême, il se force à engouffrer le maximum de nourriture dans la panse. Ça se conçoit, mais ça présente un danger plus ou moins lointain. Trop ou trop peu, au finish on en crève.
On s'épuise à aménager des erreurs au lieu de leur apporter des solutions radicales à la mesure du danger qu'elles représentent.
On vit sa vie, on tombe amoureux, on fait des projets et on a des tas de rêve mais on pense pas que tout ça peut se terminer comme ça en un clin d'oeil.
Les opinions sont comme les modes, belles quand on les prend, laides quand on les quitte.
Certains gouvernements, quand ils envoient leurs légions d'un pôle à l'autre, parlent encore de la défense de leurs foyers ; on dirait qu'ils appellent leurs foyers tous les endroits où ils ont mis le feu.
Quand on ne donne pas, on reçoit mal...
J'ai compris une fois pour toutes que l'on ne doit pas attaquer une bête, si on n'est pas sûr de la tuer.
Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie mais le peu qu'on y trouvez assouvit pour la vie.
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits.
Le plus déroutant est d'enchaîner les films. À force, on se coupe d'un quotidien nécessaire.
Je souhaite que dans les prochaines semaines (sans doute au 1er août ndlr) on rende obligatoire le masque dans les lieux publics clos.
Quand on a trop craint ce qui arrive, on finit pas éprouver quelque soulagement lorsque cela est arrivé.
Mille écoles déjà nous peuvent témoigner Que ce qu'on ne sait pas, on le peut enseigner.
On ne méprise pas tous ceux qui ont des vices, Mais on méprise tous ceux qui n'ont aucune vertu.
On pardonne aisément un tort que l'on partage.
Tout ce qu'on perd, c'est remboursé par la liberté.