Quand on est mort, c'est pour longtemps. Employons donc bien nos instants.
Qui te fait du bien te lie. Qui te fait du mal te libère. La liberté surpasse les fers.
Il m'est quelquefois arrivé de combattre le Privilège par la plaisanterie. C'était, ce me semble, bien excusable. Quand quelques-uns veulent vivre aux dépens de tous, il est bien permis d'infliger la piqûre du ridicule au petit nombre qui exploite et à la masse exploitée.
On fait souvent du bien pour pouvoir impunément faire du mal.
Comprendra-t-on cette importance que prend pour vous toute chose si nul autre que vous ne l'a décidée, menée à bien ?
Nous passons par des états de corps étranges, comme si la mort nous faisait des signes de tête amicaux.
Tout se paie, le bien plus cher que le mal.
En ce moment, je reçois beaucoup de prix : Méditerranée, trophée Marianne, d'autres que j'ai oubliés... Quand les hommages pleuvent, c'est que la mort est proche.
Il y a bien peu de femmes dont la conversation plaise encore après qu'on les a eues.
Face à la mort nous n'avons qu'une ressource, faire de l'art avant elle.
Le consommateur aujourd'hui, il est infidèle, il est zappeur, donc il faut le séduire par des choses différentes.
La mort : une griffe. Qui refuse de lâcher sa proie.
Dieu a créé la mer et il l'a peinte en bleu pour qu'on soit bien dessus.
Vous pouvez m'en croire messieurs, les premières 24 heures de l'invasion seront décisives. Aussi bien pour les alliés que pour les forces allemandes, ce sera le jour le plus long... le jour le plus long.
J'ai déjà un pied dans la tombe et je n'aime pas qu'on me marche sur l'autre.
On qualifie volontiers de "déplacés" des jeux de mains qui sont pourtant bien placées !
La nature n'avait besoin de personne, elle existait si bien sans l'homme.
Bon écoutes moi bien espèce de pompe à merde. Quand tu vas chez le dentiste, tu lui dis pas comment faut faire, tu lui fais confiance. Et bien là c'est pareil, tu nous fais confiance !
Vaut-il la peine de s'évertuer durant vingt ans pour arriver au doute, qui pousse de lui-même dans toutes les têtes bien faites ?
Comme c'est étrange, ils m'ont dit "Tu vas perdre une journée de ta vie dans le vol entre Buenos Aires et l'Australie". Quel jour ? Le 6 juin, l'anniversaire de la mort de Ma. Et je me suis dit "Ca, c'est une journée que je serai ravie de perdre".
Un jour, quelqu'un m'a dit qu'un meurtre se produit à chaque minute. Je ne veux donc pas perdre votre temps, je sais que vous voulez retourner au travail.
Une femme ne quitte en général un homme que pour un autre homme - tandis qu'un homme peut très bien quitter une femme à cause d'elle.
Vouloir bien élever un enfant, c'est se condamner à n'avoir que des idées justes.
Parler n'est pas faire. C'est une sorte de bonne action de bien dire ; et pourtant les paroles ne sont pas des actes.
On comprend assez tôt que la vie est une horrible chose dont on se serait bien passé.
Au cimetière de la gloire, il n'y a pas de concession à perpétuité.
Les amants pensent à la mort et s'étreignent. De nous tous qui vivons, ce sont les plus vivants.
Il n'y a point de souvenir que le temps n'efface, ni de douleur dont la mort ne vienne à bout.
Ce n'est pas que je sache bien employer mon temps, mais c'est que je sais bien le perdre ; et, soit dit sans me vanter, c'est peut-être la première de toutes les sciences.
Une nation, c'est la possession en commun d'un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.
- Tu ne veux pas plutôt arrêter ? À quoi ça sert de s'obstiner ? Ne me regarde pas avec cet air ahurit. Je ne voudrais pas que tu le prenne mal mais je ne peux plus avec toi c'est tout. Pour [...] ► Lire la suite