Dans le soleil sanglant au couchant, Haj Moussa s'écroula avec le bruit caractéristique d'un vieil arbre mort à la base.
Il n'est si petit buisson qui ne porte son ombre.
Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.
Seule l'inimitié qu'on manifeste aux uns donne son prix à l'amitié qu'on porte aux autres.
D'abord, ils ont enfermé les drogués. Puis, ils ont enfermé les prostituées. Ensuite, ils ont chassé les pauvres clodos et tabassé à mort tous les homos. Ils ont renvoyé les immigrés chez eux, nous ont abreuvé de mensonges pour qu'on [...] â–º Lire la suite
Le grand oiseau prendra son premier vol monté sur un grand cygne. Et il remplira de sa gloire toutes les écritures. Louange éternelle au nid où il naquit.
Il y a des lieux où souffle l'esprit.
Le coeur heureux court avec la rivière, flotte dans l'air, s'élève au son de la musique, s'envole avec l'aigle, espère avec la prière.
Le temps est au début et à la fin de chaque vie humaine, et chaque homme a son temps, son temps différent.
L'authentique et indiscutable bourgeois est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules.
Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.
Le lendemain soir, il la regarda aller et venir dans la chambre. Il n'avait jamais rien vu d'aussi beau. Elle s'était blottie dans un fauteuil et elle lisait. Il se souvint d'une couleur qu'il aimait dans le creuset plein de [...] â–º Lire la suite
Un curé n'a besoin d'autre titre que de son clocher pour demander ses dîmes.
Ce qu'on appelle "mourir" c'est achever de naître et ce qu'on appelle "naître" c'est commencer à mourir. "Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle.
Telle cette lumière dans l'esprit Qui brille quand on quitte, de nuit, sa chambre, Une lampe cachée contre son coeur, Pour retrouver une autre ombre dansante.
Etre pour tout le monde la femme la plus indifférente à l'amour, et être en secret, pour son amant, la créature la plus libertine - si j'avais été femme, quelle jouissance !
Il est bien rare qu'avec un corps débile on conserve la plénitude de son intelligence.
La mort a tué trop d'hommes pour être inhumaine.
La conscience de la mort nous incite à vivre davantage.
Les larmes sont parfois une réponse inappropriée à la mort. Quand une vie a été vécue vraiment honnêtement, vraiment avec succès, ou simplement vraiment, la meilleure réponse à la ponctuation finale de la mort est un sourire.
La mort est un mystère, les pratiques occultes ne sont qu'une illusion.
Je hais comme la mort l'état de plagiaire ; Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
Je ne dis pas qu'une femme ne puisse avoir un caprice pour son mari, car, après tout, c'est un homme.
La beauté de l'homme consiste dans son esprit, et l'esprit de la femme consiste dans sa beauté.
Dès son berceau, l'enfant est secoué par les orages secrets de la haine et de l'amour.
Il vaut mieux manger du pain de son que de n'en manger pas du tout.
Il était seul à savoir alors que son coeur plein de vertiges était à jamais condamné à l'incertitude.
Si chaque homme chaque jour jetait une fleur sur le chemin de son prochain, les routes de la terre seraient tellement plus agréables !
Quand, dans une discussion conjugale, une femme menace son mari de prendre un amant, c'est déjà fait.
On a le droit de tout faire, et d'utiliser nos personnages comme on veut. Mahomet, c'est devenu un personnage malgré lui dans l'actualité, puisqu'il y a des gens qui parlent en son nom.
Il est des trahisons dont on ne se remet pas. Des blessures morales dont on ne guérit jamais, celles qu'une mère inflige à son enfant, par exemple, ou un homme à une femme.