Depuis deux mille ans, Jésus se venge sur nous de n'être pas mort sur un canapé.
Qui est mort hier aujourd'hui n'est plus pleuré.
La mort est belle, elle est notre amie ; néanmoins, nous ne la reconnaissons pas, parce qu'elle se présente à nous masquée et que son masque nous épouvante.
Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.
Personne ne peut mourir que par la permission d'Allah, et au moment prédéterminé. Quiconque veut la récompense d'ici-bas, Nous lui en donnons. Quiconque veut la récompense de l'au-delà, Nous lui en donnons et Nous récompenserons bientôt les reconnaissants.
L'immoralité de l'âme a été inventée par la peur de mourir ou par le regret des morts.
Depuis deux mille ans, ceux qui ont ri et fait l'éloge du rire ont cheminé en marge du judéo-christianisme.
La mort n'est plus comprise comme la conclusion logique de toute vie, mais comme un accident de parcours. Et comme pour tout accident, il vaut mieux cacher son existence aux survivants.
L'amour conjugal, qui persiste à travers mille vicissitudes, me paraît être le plus beau des miracles, quoi qu'il en soit le plus commun.
Le fanatisme est un monstre mille fois plus dangereux que l'athéisme philosophique.
La médecine fait mourir plus longtemps.
Devrons-nous donc apprendre, à la dernière minute, que, faute de pouvoir trouver leur propre représentation, les civilisations ne se contentent pas de mourir mais tuent ?
Toute mort est un mystère parce que toute vie est un mystère.
Le patriotisme a au moins ceci de bien : le héros ne sait jamais qu'il est mort pour rien.
Lèvres ! Lèvres ! Baiser qui meurt, baiser qui mord. Lèvres, lit de l'amour profond comme la mort !
Un jour, quelqu'un m'a dit qu'un meurtre se produit à chaque minute. Je ne veux donc pas perdre votre temps, je sais que vous voulez retourner au travail.
Je préférerais être politiquement mort plutôt que hypocritement immortalisé.
La mort pour certains hommes n'est pas seulement la mort : elle est la fin du propriétaire.
L'ambition fait mourir son maître.
Et puis mourir n'est rien, c'est achever de naître !
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.
L'homme qui s'attache à cueillir les plaisirs comme des fleurs, est saisi par la mort qui l'emportera comme un torrent débordé emporte un village endormi.
Pour moi, menacé du naufrage,Je dois, en affrontant l'orage,Penser, vivre et mourir en roi.
N'est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
Qui ne vit que pour soi est mort pour les autres.
Pour ceux qui n'acceptent pas de quitter la terre, la mort est un avenir intolérable.
Le mort le plus chargé de couronnes immortelles aurait souvent tort de ressusciter.
Dans une solitude extrême, Sur l'Océan seul je restai, Sans que Jésus prît en pitié.
Partir un peu, c'est mourir moins vite.
Celui qui craint la mort perd la vie
Le jour approche, de l'anniversaire de la mort de mam. J'ai peur, de plus en plus, comme si ce jour-là (25 octobre) elle devait mourir une seconde fois.