Mon amour, épouse adorable, mon univers, toi le charme de ma vie, la consolation de mes maux, la douceur de mes nuits, la plus aimable et la plus aimée des femmes; je presse ton coeur contre le mien, et mes lèvres ardentes cueillent sur tes lèvres humides le bonheur et la volupté. Donne-moi ta langue, donne-la moi, cette langue parfumée que je cherche amoureusement, et qui m'apporte la joie de vivre. Mille baisers je t'envoie, en attendant de te serrer dans mes bras.
Cette citation est une déclaration d'amour passionnée et intense, exprimée par l'auteur, Mirabeau, à sa femme. Elle transmet une adoration complète et un attachement profond, où l'épouse est élevée au rang de tout l'univers et la source de tout bonheur, de réconfort et de joie de vivre pour l'auteur. C'est une célébration de l'amour conjugal à la fois tendre, spirituel et charnel.
Bien que très lyrique, cette citation peut inspirer dans la vie de tous les jours à :
La citation est un vibrant témoignage de la puissance de l'amour, capable d'être à la fois le refuge, le bonheur, la consolation, et la passion d'une vie. Elle enseigne que le véritable amour est un tout, qui nourrit l'âme et le corps, et confère la joie de vivre.
Cette déclaration se rapproche du mouvement du Romantisme naissant (bien qu'antérieur), par son culte de la passion et l'idéalisation de l'être aimé, que l'on retrouve chez des auteurs comme Jean-Jacques Rousseau (pour l'intensité des sentiments) ou plus tard dans la poésie romantique. Elle s'inscrit aussi dans la longue tradition des lettres d'amour célèbres, où la franchise des sentiments et la rhétorique passionnée sont la norme.
Cette citation est extraite d'une des nombreuses lettres d'amour écrites par Mirabeau (Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau) à son épouse, Sophie de Monnier (ou Madame de Monnier), alors qu'il était emprisonné au fort de Vincennes entre 1777 et 1780. Ces lettres sont célèbres et publiées sous le titre Lettres à Sophie ou Lettres écrites du donjon de Vincennes.
L'auteur est Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau (1749-1791). Il fut un écrivain, orateur, diplomate et, surtout, une figure majeure du début de la Révolution française. Connu pour sa vie personnelle tumultueuse et son éloquence politique, ses écrits personnels, comme ses lettres à Sophie, révèlent une plume tout aussi passionnée dans l'intimité.
La citation a été rédigée à la fin du Siècle des Lumières (XVIIIe siècle), avant la Révolution française. La période est marquée par une évolution des mœurs et des sentiments. Si l'aristocratie est souvent critiquée pour sa légèreté, les écrits personnels révèlent un intérêt grandissant pour une expression des sentiments plus authentique et intense, en rupture avec la froideur classique. L'emprisonnement de Mirabeau, causé par un scandale familial et une fuite d'amour, confère à ses lettres une urgence et une sincérité particulièrement fortes, loin des convenances sociales de l'époque.
Mon amour,
Ta présence me manque, c'est pour ca que j écris
Que j'écris une lettre, même dans ce contexte,
Me basant seulement sur l'idée qu'est la vie,
La passant avec toi, je t'offre ce texte.
De nouveau coule en moi le torrent de sève,
Celui [...] â–º Lire la suite
La société de défiance est une société frileuse, « gagnant-perdant » : une société où la vie commune est un jeu à somme nulle, voire à somme négative (« si tu gagnes, je perds ») ; société propice à la [...] â–º Lire la suite