L'absence d'un mort nous inonde de sa présence, et nous le rend encore plus cher.
Comme si la mort était quelque chose de terrible, comme si quiconque avait une telle importance !
Ton absence me laisse un vide, tes appels remplissent ce vide, ton sourire me fait un grand plaisir et ton beau visage me laisse un grand souvenir.
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d'âme.
Tout anti-intellectualisme finit dans la mort du langage, c'est-à-dire dans la destruction de la sociabilité.
La mort est un processus qui gagne de proche en proche.
Quand le fanatisme entre dans la cervelle d'un homme de parti, il n'y a que la mort qui puisse le délivrer.
La mort est capricieuse, elle laisse la vie sauve à la vieille et fauche la jeune.
Seul un poisson mort navigue dans le sens du courant.
Le bonheur, s'il était possible, consisterait à jouir de tous les avantages de la mort : éternité, sécurité, invulnérabilité et cela tout en restant vivant et conscient d'être en vie...
Lorsqu'un vieux fait l'amour, la mort court alentour.
Je me marierais à nouveau si je trouvais un homme qui avait quinze millions de dollars, qui me céderait la moitié et qui garantirait qu'il serait mort dans l'année.
La mort est la plus laide des cavalières, c'est pourtant celle avec qui on danse le plus longtemps.
La vie et la mort boxent dans la même catégorie.
La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu'une pièce qui l'intéresse infiniment finisse.
Rien ne nous vieillit comme la mort de ceux que nous avons connus depuis notre enfance. Je suis aujourd'hui plus vieux d'un mort.
Un arrêt de mort est surtout un arrêt de vie.
Le temps passe et la mort vient.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
Les larmes sont parfois une réponse inappropriée à la mort. Quand une vie a été vécue vraiment honnêtement, vraiment avec succès, ou simplement vraiment, la meilleure réponse à la ponctuation finale de la mort est un sourire.
Le racisme, la haine, le ressentiment, « le désir légitime de vengeance » ne peuvent alimenter une guerre de libération. Ces éclairs dans la conscience qui jettent le corps dans des chemins tumultueux, qui le lancent dans un onirisme quasi [...] â–º Lire la suite
Mon âme n'a point tolérance de la mort !
Celui qui accepte son vide peut remplir sa vie.
Etrange à quel point la mort d'un autre vous ramène inévitablement à votre propre vie. Tout est si éphémère.
Moi je n'ai pas d'idée, j'ai des associations de mots, comme les surréalistes ; carence d'idée. Ça cache un vide absolu, je suis sous vide.
La mort est la dernière parole du destin.
La mort ? La fin au goût âcre des rêves de l'homme.
Pour oser regarder le soleil mourir sur la mer, il faut avoir osé soi-même regarder la mort en face.
Etre privé de quoi que ce soit - quel supplice ! Etre privé de tout - quel débarras !
Le livre que voici prouvera que la vie quotidienne d'un génie, son sommeil, sa digestion, ses extases, ses ongles, ses rhumes, son sang, sa vie et sa mort sont essentiellement différents de ceux du reste de l'humanité. Ce livre unique est donc le premier journal écrit par un génie