Méfions-nous des entraînements de la sensibilité ! On commence par plaindre les assassins et par un enchaînement fatal on finit par s'apitoyer sur les victimes...
J'aime le sentiment d'être dominé. Cela me rend réellement convaincu par opposition à un défi.
Le sentiment «d'avoir fait son devoir» fait de chacun son honorable bourreau.
Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment religieux.
Tu ne peux retourner dans le ventre de ta mère pour en ressortir avec un autre nom, mais tu peux te replonger dans la femme qui t'accueille avec amour, pour puiser en elle la lumière qui te manque.
La véritable intelligence ne connaît pas l'admiration, elle prend connaissance, elle respecte, elle estime, c'est tout.
Le Grand Turc s'est bien aperçu que les livres et la pensée donnent plus que tout autre chose aux hommes le sentiment de leur dignité et la haine de la tyrannie.
Chez les belles âmes, l'épreuve met en lumière ce que le bonheur laissait enfoui ; elle fait appel aux vertus difficiles, et ces vertus répondent à l'appel.
Ce n'est pas le détail d'un style particulier qui compte, mais la sensibilité qui se situe en amont.
L'intelligence n'est pas la faculté de comprendre. L'intelligence, c'est la pensée créatrice. C'est pour cela qu'il n'y a pas, qu'il n'y aura jamais, d' « intelligence artificielle ».
Il y a des choses qui ne devraient pas voir la lumière trop vite.
Aucune matière ne peut être intelligible sans ombre et lumière. Ombre et lumière sont issues de la lumière.
Lorsqu'un sentiment est naturel chez moi, j'en conclus qu'il est naturel chez beaucoup d'autres hommes.
Le sentiment d'appartenance est une conviction intime qui va de soi ; l'imposer à quelqu'un, c'est nier son aptitude à se définir librement.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
L'agressivité est un sentiment naturel !
Mais le hasard n'existe pas ! Diogène de Cynople l'a amplement démontré, le simple fait que je lève mon bras n'est pas le fruit du hasard mais la cause d'un enchainement de causes et d'effets qui se rallie à des millier de causes et d'effets et ainsi jusqu'à l'infini...
Pas étonnant que nos solitudes soient plus nombreuses, le sentiment de notre isolement, plus vif. Chaque homme, en sa conscience, recommençant l'éternité.
Les gens qui se disent blasés n'ont jamais rien éprouvé : la sensibilité ne s'use pas.
La passion est mieux guidée par la lumière du sentiment que par des idées suivies.
Habiter dans la chambre chez tes parents quand t'as dépassé la barre de tes 24 ans donne vite le sentiment que la vie s'répète. Les vieux posters sur les murs crient : Défaite !
Je me souviens de mes mésaventures, de mes doutes, de mes peurs, de ces petits riens qui semblent si graves, je me suis fixé tant de buts dans la vie et pourtant le seul et unique but qui soit important, [...] â–º Lire la suite
Voilà le rôle de la poésie. Elle dévoile, dans toute la force du terme. Elle montre nue, sous une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement.
Qui dira le sentiment qu'on éprouve en entrant dans ces forêts aussi vieilles que le monde, et qui seules donnent une idée de la création, telle qu'elle sortit des mains de Dieu ?
L'expression du sentiment vrai est toujours banale. Plus on est vrai, plus on est banal. Car il faut chercher pour ne pas l'être.
La neige. C'est de la lumière dont la terre est couverte. Des franges d'écume sur les rochers. Un vol de papillons blancs.
Ça ne s'explique vraiment pas, l'amour, c'est fatal !
Notre monde vient d'en trouver un autre, cet autre monde ne fera qu'entrer en lumière quand le nôtre en sortira
Personne ne sait si sa lumière brûlera jusqu'à demain.
Notre seule vraie famille est celle des livres. On y éprouve un sentiment de perméabilité avec celui qui raconte : il donne tant de force, tant de frissons.
L'accent est l'âme du discours, il lui donne le sentiment et la vérité.