On a beau faire attention, les choses de la vie, on ne peut pas toujours faire attention.
Les pensées zen : de loin elles brillent ; une fois comprises, on s'aperçoit qu'elles ne sont pas en or.
C'est ça qui est embêtant, quand on joue tout seul, on ne s'amuse pas et quand on n'est pas tout seul, les autres font des tas de disputes.
On ne peut désigner le sommet d'une pyramide sans localiser sa base.
La liberté se paye sans doute de désordre, mais l'on en meurt moins que de servitude.
Sans franchir la porte, on peut connaître le monde.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
Chacun se modifie au gré d'événements incommunicables. Les amis s'oublient, se perdent de vue. On obéit souvent à un tracé intérieur.
Les affaires n'attendent pas ; elles viennent généralement très vite à maturité et se gâtent quand on les néglige.
C'est difficile de prendre au sérieux une femme qu'on a envie de toucher.
Ecrire c'est une autre façon de prier. C'est espérer que les mots protègeront ceux qu'on aime.
L'amour obéit à la loi de l'indétermination on ne peut à la fois en parler et en connaître la nature.
Quand on renie le passé on perd l'avenir.
Quand on a rien à faire, regarder ce qui se passe dans la rue est le dernier espoir.
Les compétences, ça s'apprend. Le caractère, on l'a ou on ne l'a pas.
Oui, ma vie Ce fut d'être celui qui souffle - et qu'on oublie !
On fait comme si la fraternité devait rester un bel idéal de fronton, alors qu'elle devrait être au coeur de notre projet de civilisation.
Ecrire, ce n'est pas commenter ce que l'on croit savoir, mais chercher ce qu'on ne sait pas encore et ce que parler veut dire.
Beauté, raison, bien dire ; on voit qu'en un même homme, les dieux presque jamais ne mettent tous les charmes.
On reproche aux gens de parler d'eux-mêmes. C'est pourtant le sujet qu'ils traitent le mieux.
On ne se console pas des chagrins, on s'en distrait.
On aime s'endormir et non dormir ; on voudrait être mort, mais pas mourir.
Un enfant à qui on ne demande jamais ce qu'il ne peut pas faire, ne saura jamais ce qu'il peut faire.
Quand on se croit destiné à produire de grandes choses, il est difficile de ne pas les laisser pressentir : le boisseau a toujours des fentes par où passe la lumière.
Non seulement on est jaloux dès qu'on aime, mais on est jaloux avant d'aimer.
L'arrière-pensée est une chose commune qui ne mérite pas qu'on l'exprime.
On efface le passé pour mieux détruire l'avenir.
La seule chose que l'on peut obtenir à temps des artisans, c'est un cercueil.
On dit : il y a des défaites qui sont des victoires... Quand j'y pense, j'ai eu beaucoup de succès.
Un acteur, on peut lui faire faire n'importe quoi, alors, automatiquement, on a une idée de mépris.
Les états d'esprit, comme les actes, varient selon l'angle sous lequel on les examine.
Rire sous cape lorsqu'on ne peut rire à pleine gorge, mais rire toujours parce que l'esprit de sérieux est le pire de tous les esprits détestables.
En fait, l'espoir est une condition de survie. Une condition de survie de l'espèce humaine. Sans espoir, on meurt.
Les riches forment une grande famille, un peu fermée certes, mais les pauvres, pour peu qu'on les y pousse, ne demanderaient pas mieux que d'en faire partie !
Sherlock Holmes : Vous êtes gouvernante... Mary Morstan : Oh ! Bravo... Dr. John Watson : Oui, bravo ! Est-ce qu'on pourrait... Garçon !
Internet ressemble à une méduse géante. On ne peut pas marcher dessus. On ne peut pas en faire le tour. Il faut passer au travers.
Soyez heureux : il n'y a plus d'amis dès qu'on est malheureux.
Le talent est comme un robinet. Quand il est ouvert, on peut écrire. L'inspiration est une farce que les poètes ont inventée pour se donner de l'importance.
Lorsqu'on perd le contrôle de soi, on perd sa liberté.
Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.
La vie, on sait bien ce que c'est : un amalgame saugrenu de moments merveilleux et d'emmerdements.
Il n'est pas si aisé de se faire un nom par un ouvrage parfait que d'en faire valoir un médiocre par le nom qu'on s'est déjà acquis.
L'indépendance ! Vain mot ! On dépend toujours de son milieu.
Il vaut mieux détruire soi-même ce qu'on aime que de laisser les autres le faire...
Chercher le bonheur dans son travail, c'est comme creuser une galerie dans la roche dure, à la recherche de l'or. On a besoin de toute son énergie, de toute la force et de l'ardeur de sa nature pour y parvenir.
Il est toujours amusant de voir que l'on ose convoquer des parlementaires en session extraordinaire alors qu'ils ne viennent déjà pas en session normale.
On peut détruire le souvenir avec des mots, mais non la beauté de ce souvenir.
Comment diable peut-on dire pourquoi on aime les gens ? Ce serait comme de dire qu'on sait où va tomber la foudre.
Verglas : Quand on rit au verglas, on se moque de l'hiver.
De fortes convictions sont le secret de la survie ; on peut avoir l'esprit plein, même si on a le ventre vide.