A tromper autrui, l'on risque de se duper soi-même.
Ma mère était d'une extrême docilité, elle vivait dans la dévotion de mon père. C'est elle qui lui avait fait découvrir le Mexique, qui l'avait, peut-être, rendu un peu fou.
D'un homme orgueilleux, Dieu dit : Lui et moi ne pouvons cohabiter dans le monde.
Comment vivre sans inconnu devant soi ?
Féminisme. Oui, je crois qu'il est convenable, avant que de faire un enfant à une femme, de lui demander si elle le veut.
Connaître un homme aujourd'hui, veut surtout dire connaître ce qu'il y a en lui d'irrationnel, ce qu'il ne contrôle pas, ce qu'il effacerait de l'image qu'il se fait de lui.
Le bonheur n'a décidément rien à voir avec le confort : aujourd'hui, on est de mieux en mieux chez soi et de moins en moins bien dans sa peau. Il ne faut pas confondre vie intérieure et vie à domicile.
Il est des êtres pour qui la réussite, toujours, va de soi et pour qui l'insuccès demeure inconcevable. La comtesse de Castiglione était de ceux-là.
On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.
Seuls les faibles mettent des années à s'affranchir d'une émotion. Celui qui est maître de soi peut étouffer un chagrin aussi aisément qu'inventer un plaisir.
Un homme n'est vieux que quand les regrets ont pris chez lui la place des rêves.
C'est surtout lorsqu'on est obligé de parler de soi que la brièveté est nécessaire.
Celui qui lit trop ne comprend rien ; les livres l'empêchent de vivre au lieu de lui apprendre à bien vivre. Mais l'homme d'un seul livre : c'est un ignorant.
Quand un économiste vous répond, on ne comprend plus ce qu'on lui avait demandé.
Je pense que j'ai développé une personnalité très fermée. Je n'avais pas vraiment d'amis. J'ai changé d'école chaque année.
Si vous voulez être respecté par les autres, le mieux est de vous respecter vous-même. Ce n'est que par cela, ce n'est que par le respect de soi que vous obligerez les autres à vous respecter.
Tout grand amour a en soi quelque chose d'humiliant et de risible.
Quand on décrit le présent du Brésil, c'est déjà, sans le savoir, du passé qu'on parle. C'est seulement en ayant déjà son avenir en vue qu'on lui donne son véritable sens.
Quand vous aimez quelqu'un, vous devez lui faire confiance, il n'y a pas d'autre moyen. Tu dois leur donner la clé de tout ce qui t'appartient. Sinon, à quoi ça sert ?
L'inconvénient de vivre longtemps est que la dernière image de soi que le monde ait vue est celle d'un vieillard.
Vous avez peur de vivre parce que vivre c'est prendre le risque de souffrir.
Le critique compare toujours. L'incomparable lui échappe.
Toute phrase doit être en soi un monument bien coordonné, l'ensemble de tous ces monuments formant la ville qui est le Livre.
Comme elle ne comprenait pas les autres, il ne lui venait pas à l'esprit qu'elle pouvait être comprise.
La richesse c'est comme le bonheur, ça doit se gagner. Autrement, on regrette qu'elle nous enlève ce qu'on ne lui a pas disputé.
Une vie réussie est un acte de foi perpétuellement renouvelé. De foi en soi d'abord...
C'est une imprudence d'écouter trop d'avis, et se tromper au choix.
Plus un amour est grand plus il exige que rien d'essentiel ne lui soit sacrifié.
L'homme nie essentiellement ses besoins animaux, c'est le point sur lequel portèrent la plupart de ses interdits, dont l'universalité est si frappante et qui vont en apparence si bien de soi qu'il n'en est jamais question.
Aimes comme tu aimes, d'un amour fort et solide, aimes-le, car cet amour ne sera jamais éternel, un jour, il s'en ira, il te manquera, et lui t'oubliera...
- Pourquoi tu lui as dit bonjour ? - Bah, on va pas faire genre on connaît personne, ça fait ringard ! - Parce-que dire bonjour à un keum ça fait Paris Hilton ?!