Depuis que toutes les chaînes se livrent cette bataille pour l'audimat, parler de l'intelligence à la télévision, c'est comme si l'on distribuait des guides gastronomiques au Sahel.
Trop d'égards, ça tue parfois l'amour.
Quand on est enfant, ce que l'on dit est enfantin, ce que l'on pense est enfantin, ce dont on parle est enfantin. Mais quand on est adulte, on tue l'enfant qui est en nous.
Dans toutes ses guerres, l'Angleterre gagne toujours une bataille : la dernière.
Comme Hamlet l'a dit à Ophelia, « Dieu nous a donné un visage et on s'en crée nous même un autre ». La bataille entre ces deux moitiés d'identité... qui l'on est et qui l'on prétend être : c'est ingagnable.
Il faut parfois une grande intelligence pour ne pas comprendre.
A la télévision la seule possibilité à la disposition de l'usager est de zapper d'une chaîne à l'autre, c'est-à-dire de changer radicalement d'environnement et d'images.
Si tu ne connais ni ton adversaire ni toi-même, à chaque bataille tu seras vaincu.
Il y a une contradiction indépassable entre les fermetures ethniques, nationalistes, religieuses et le besoin d'une conscience d'humanité commune au XXIèeme siècle.
J'ai une immense admiration pour Pierre Bergé. Un personnage d'une autre époque et d'une intelligence brillantissime.
Ce qui ne me tue pas me rend plus... bizarre.
C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée.
Le secret de ma vitalité ? Je n'ai dans le sang que des globules rouges : l'alcool a tué depuis belle lurette tous mes globules blancs...
L'abus de l'impôt tue le présent, l'abus du crédit dévore l'avenir.
La conscience écologique vient d'une menace, non d'une espérance ; elle nous amène à repenser non seulement notre relation à la nature, mais notre histoire et notre civilisation.
Par les chevaux de bataille haletants qui font jaillir le feu de leurs sabots,Qui, le matin, se précipitent sur l'ennemiEn soulevant la poussière,Et qui pénètrent au milieu des troupes,En vérité, l'homme est ingrat envers son Seigneur...
Une conscience sans scandale est une conscience aliénée.
Le problème de la civilisation, tel qu'il se pose depuis que l'humanité a pris connaissance d'elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
Ce qui ne tue pas va laisser une cicatrice.
Ce faisant, la télévision nous anesthésie plus le coeur qu'elle ne nous ouvre les yeux.
Le journal est un ogre qui tue ceux grâce auxquels il vit.
Il n'y a que trois événements dans la vie d'un homme ; naissance, vie et mort; il n'a pas conscience d'être né, il meurt dans la douleur et il oublie de vivre.
Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être. C'est inversement leur être social qui détermine leur conscience.
Un anathème n'a jamais tué une mouche.
La télévision fabrique de l'oubli. Le cinéma fabrique des souvenirs.
Aucun sentiment n'ôte à l'esprit son pouvoir d'action et de raisonnement autant que la peur.
Une conscience troublée par les désirs ne peut se libérer. Une sagesse troublée par l'ignorance ne peut se développer.
Une bataille que vous gagnez annule toute autre mauvaise action de votre part. De même, en en perdant un, toutes les bonnes choses que vous avez travaillées auparavant deviennent vaines.
Quelquefois, le chasseur dit : « Pauvres bêtes ! » C'est quand il a tué tout son saoul.
Ce moment privilégié où la conscience d'être prime celle du corps.
Avoir conscience qu'on fait une bêtise et la faire tout de même, c'est une volupté !