La télévision fabrique de l'oubli. Le cinéma fabrique des souvenirs.
Le temps guérit des souvenirs comme des illusions. C'est son métier.
C'est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations durant toute la République de croire à l'égalité et au progrès.
Un pardon qui conduit à l'oubli, ou même au deuil, ce n'est pas, au sens strict, un pardon. Celui-ci exige la mémoire absolue, intacte, active - et du mal et du coupable.
Entre le passé où sont nos souvenirs et l'avenir où sont nos espérances, il y a le présent où sont nos devoirs.
Chaque nuit, au sommeil, s'éveille en nous une source créatrice fabuleuse qui jaillit de rêve en rêve et s'éteint au réveil.
Quelle malchance a pu dénaturer l'homme - seul vraiment né pour vivre libre - au point de lui faire perdre la souvenance de son premier état et le désir de le reprendre ?
La mémoire ne conserve que ce qui peut éventuellement être utile. On oublie le reste.
Nous suivons, nous nous suivons. Cette théorie d'animots que je suis ou qui me suivent partout et dont la mémoire me serait inépuisable, je ne vous en imposerai pas une exhibition. Loin de l'arche de Noé, la chose tournerait au cirque, quand un montreur d'animaux y fait défiler ses sujets tristes, le dos bas.
N'est-ce pas en fonction de ce qu'il a fabriqué qu'on apprécie le fabricant ?
Le rêve est la satisfaction d'un désir.
Tant qu'il y a un coeur sur Terre où je vis encore, ma mémoire ne mourra pas.
Nous sommes tous à la recherche d'une frontière, une ligne claire entre le rêve et la réalité.
Il n'est pas bon de suspendre le cours d'un rêve ; on risque de brouiller le message.
Dans ma pipe je brûlerai mes souvenirs d'enfance, Mes rêves inachevés, mes restes d'espérance.
C'est comme quand on a un rêve et qu'on ne peut pas s'en souvenir à moins d'y réfléchir sérieusement.
Les souvenirs auxquels je tiens le plus, je ne les vois jamais s'estomper.
Il n'est rien qui ait un goût plus amer que la vérité.
Au lieu de rêver ta vie, vis ton rêve !
Mais que devient le rêveur quand le rêve est fini ?
L'homme qui rêve est invincible.
Je suis tombé dans un gouffre. Je vis dans un monde si curieux, si étrange. Du rêve qui fut ma vie, ceci est mon cauchemar.
Que tous les hommes soient frères, c'est le rêve des gens qui n'ont pas de frères.
L'enseignement perpétue la mémoire du monde et lui redonne quotidiennement son sens, une parcelle de sens.
Chaque époque rêve de la suivante.
La mémoire est chose plus dangereuse que l'imagination.
Il est si facile de perdre la mémoire de soi-même.
Un désir auquel on se cramponne, un rêve auquel on croit très fort, est déjà une réalité.
Quand on ne rêve plus, on n'est plus.
Il faut bonne mémoire après qu'on a menti.
La vie humaine et toute l'histoire du Monde ne sont rien d'autre qu'un rêve qu'un Etre moqueur fait à nos dépens.