Tout être émet un climat, une humeur générale qui est sa longueur d'onde. Elle le suit pas à pas, quoi qu'il fasse, et s'inscrit dans la mémoire comme la synthèse de son passage.
Les discours dans notre culture sont du vent avec lequel nous remplissons du vide.
Il n'est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.
La mémoire est aussi menteuse que l'imagination, et bien plus dangereuse avec ses petits airs studieux.
Un homme heureux est une barque qui navigue sous un vent favorable.
Les faux amis sont pareils aux feuilles des arbres, ils tombent au vent de l'adversité comme les feuilles au souffle de l'hiver.
N'écoute les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte les histoires du monde.
Il faut compenser l'absence par le souvenir. La mémoire est le miroir où nous regardons les absents.
Les femmes ont un coin de la mémoire réservé aux fautes qu'elles n'ont pas commises.
La mémoire ne conserve que ce qui peut éventuellement être utile. On oublie le reste.
Ce n'est pas par leur architecture mais plutôt par la puissance de leur pensée abstraite que les nations devraient essayer de se perpétuer dans la mémoire des hommes.
L'histoire s'écrit et se réécrit comme un livre. Elle est faite de mémoire et d'intuition.
La mémoire est l'ennemie presque irréconciliable du jugement.
La mémoire est souvent la qualité de la sottise : elle appartient généralement aux esprits lourds, qu'elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge.
Les femmes ont la mémoire courte lorsque cela leur convient : elles effacent ou gravent selon leur bon plaisir.
Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid.
Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait. Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix. Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut.
Nos pensées sont comme des feuilles, au moindre coup de vent elles s'envolent.
L'effet du recul sur la mémoire est de donner aux choses des contours énormes parce que l'essentiel se détache, isolé de l'environnement de faits quotidiens insignifiants qui se sont naturellement effacés de l'esprit.
La mémoire se perd ; mais l'écriture demeure.
À l'avenir,Laisse venir,Laisse le vent du soir décider.
Les deux ailes de nos âmes, qu'aucun coup de vent ne casse, sont l'amour et la foi.
La reconnaissance a la mémoire courte.
La notion du jeu comporte en soi la meilleure synthèse de croyance et de non-croyance.
Heureux celui que les arbres caressent, que le vent conseille, que les enterrements saluent.
Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents, dans la mémoire des vivants.
Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?
Et le vent n'est-il pas la voix de Dieu, autant que celle du poète qui ne l'a que par Lui ?
Le vent des hauts-plateaux souffle où il veut : qui peut lui imposer une direction ?
Je garde en mémoire ces instants qui ont marqué ma vie Et me la font apprécier doublement depuis.
J'aime la simplicité qui s'accompagne d'humilité.J'aime les clochards.J'aime les gens qui savent écouter le vent sur leur propre peau,sentir l'odeur des choses,en capturer l'âme.Ceux dont la chair est en contact avec la chair du monde.Parce que là est la vérité, là est la douceur, là est la sensibilité, là est encore l'amour.