A force de prévoir l'avenir, on nous le rend aussi fastidieux qu'un passé.
Le coeur, c'est la foudre. On ne sait où elle tombe que quand elle est tombée.
Quand on cesse d'aimer ses parents, parce qu'ils ne nous sont plus nécessaires, on cesse d'aimer sa patrie.
On ne partage pas un coeur de mère.
C'est dommage, quand même, d'avoir eu un passé. C'est comme si on nous avait gâché l'existence.
La vie est bouffonne si on ne la supporte pas à deux.
En faisant attention à la cuillerée, on perd tout le pot.
Comme une grande musique qu'on peut réécouter sans fin, les grands romans eux aussi sont faits pour des lectures répétées.
Rien n'arrive qu'on n'a pas déjà rêvé.
Faire un film est un acte positif, même si l'on sait que le cinéma ne peut transformer le monde, encore moins le sauver.
Jeune homme on te maudit, on t'adore vieillard !
J'ai rencontré la nostalgie, la fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie.
Parfois, quand on fait un film, on peut partir trois mois puis revenir vivre sa vie. Mais cela a touché un accord beaucoup plus profond.
Quand on est honnête avec soi, on l'est aussi envers les autres.
On ne saurait aller trop loin dans la connaissance de l'homme.
C'est avec les bonnes bourgeoises qu'on fait les meilleures grues.
Il faut bien voir enfin qu'on n'aime que dans l'éternité, c'est pourquoi il faut prendre soin de se conduire en toute chose comme si ce qu'on fait devait être éternel.
A Hollywood, on traite les acteurs comme des meubles dont la valeur est calculée sur l'argent qu'ils rapportent aux autres. Pour moi, c'est la meilleure définition de la prostitution.
L'arrière-pensée est une chose commune qui ne mérite pas qu'on l'exprime.
La vie ne vaut que par le bonheur que l'on donne, ou le malheur que l'on empêche.
On ne se donne pas bonne conscience uniquement en brûlant de l'encens et en vénérant des statues, encore faut-il des actes de justice et de bonnes actions.
Les mauvaises herbes même sont de celles que l'on pourrait rendre bonnes en en usant congrûment.
On est plus facilement méchant dans la vie que dans un livre. Quand on écrit, on réfléchit davantage à ce qu'on fait. On se contrôle mieux.
On appelle cahier des charges un volume destiné à définir une commande, dans lequel tout est prévu, sauf la bonne foi du vendeur.
On devient quelqu'un en se construisant avec tout ce qui nous a manqué.
On parle peu quand la vanité ne fait pas parler.
Rien de mieux que de se laisser ignorer par les autres si on veut tout savoir.
Où a-t-on vu la charité être ensevelie dans le silence de l'oubli ?
Quand on a perdu une chose importante, quelle qu'elle soit, on peut pratiquement perdre tout le reste. Et le reste, ce n'est pas grand-chose.
L'expiation est puissante : c'est le verrou sur la porte que l'on referme sur le passé.
On trouve assez d'or et assez de perles, mais les lèvres savantes sont un vase rare et précieux.
On ne connaît vraiment les gens qu'après avoir eu une bonne dispute avec eux, alors seulement on peut juger le leur caractère !
Le temps est le capital le plus rare, et si on ne sait pas le gérer, alors on ne peut rien gérer d'autre.
On ne se débrouille pas trop mal, hein, Didi, tous les deux ensemble ? On trouve toujours quelque chose, hein, Didi, pour nous donner l'impression d'exister ?
Quand on a une réputation de lève-tôt, on peut au moins dormir tranquillement jusqu'à midi.
Il y a une folie d'écriture qui est en soi-même, une folie d'écrire furieuse mais ce n'est pas pour cela qu'on est dans la folie. Au contraire.
D'une manière générale, on attribue une connotation négative à toutes les idées liées à la bienveillance ou aux ondes positives.
Service militaire - Période pendant laquelle on mange mal mais qui nourrit la conversation pour la vie.
On ne porte pas deux pastèques dans une seule main.
Ce que l'on dit à l'être à qui l'on dit tout n'est que la moitié de ce qu'on lui cache.
Le luxe absorbe tout : on le blâme, mais il faut l'imiter ; et le superflu finit par priver du nécessaire.
Au milieu d'un monde qui s'écroule, on veut mourir debout.
Le passé est bien passé : à le remuer, trouve-t-on autre chose qu'amertume ?
Quand on s'obstine dans l'erreur, on finit toujours par ne pas avoir tort.
Il faut céder parce qu'on est le plus jeune. C'est comme quand on est l'aîné...
Il faut vivre comme l'on voudrait avoir vécu, lorsqu'on sera prêt de mourir.
L'ami est-il celui qu'on peut déranger ? Oui, surtout s'il peut être utile.
Dans un régime fasciste, on n'apprend pas "je suis, tu es" mais "je hais, tu suis".
On regrette moins ce qu'on n'a pas dit que ce qu'on a pu laisser échapper sans y réfléchir à deux fois !
Comprendre ne peut être qu'une longue construction ; dire que l'on n'a pas compris, c'est faire preuve d'une vive intelligence. Comprendre qu'on n'a pas compris, c'est ce qu'il y a de plus difficile à admettre.