C'est toujours ceux qu'on aime qui sont pris pour endurer les malheurs qu'on enferme et les défauts qu'on ne peut plus cacher.
On a bien de la peine à rompre quand on ne s'aime plus.
Quand on a tout perdu, on se console avec des riens.
Penses-tu qu'on peut vivre sans croire ? - Oui. A condition de vivre pour quelqu'un.
On ne peut dicter un aphorisme à une machine à écrire. Cela prendrait trop de temps.
Comment réussit-on à installer une pancarte "Défense de marcher sur le gazon ?"
On ne peut faire une connerie et dans la foulée prétendre qu'on la regrette.
Pour avoir cru aussi que le développement était le résultat de certains dispositifs économiques et sociaux, on les a imités, on les a importés - mais faute de s'être appuyés sur une assise culturelle, ils se sont effondrés sous leur propre poids.
La meilleure chose sur le fait d'être célèbre, c'est que l'on puisse voyager. J'ai toujours voulu traverser les mers, comme pour aller au Canada et tout ça.
On comptait. Même si ce n'était que les uns pour les autres.
L'entreprise autobiographique entraîne de grandes inexactitudes puisque l'on pèche souvent par omission, volontairement ou non.
A partir d'un certain âge, on est moins un homme d'influence en raison du poste qu'on occupe qu'en raison des postes occupés par des amis de jeunesse.
On pourrait vouloir préciser ce qu'est la liberté. Il suffit de dire qu'elle est la seule preuve de la vie.
Les chambres intérieures de l'âme sont comme la chambre noire du photographe. On ne peut y séjourner longtemps, sinon cela devient la cellule du névrosé.
On a honte d'obéir au roi parce qu'il est le roi - alors on lui obéit parce qu'il est intelligent.
Quand on a pris l'habitude de brûler au feu de la politique, si le foyer s'éteint, on reste infirme.
En amour, on plaît plutôt par d'agréables défauts que par des qualités essentielles.
On dit d'un politicien qu'il réussit une belle carrière quand le nombre de ses arrivées ratées est inférieur à celui de ses faux départs.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ?
Je voudrais voir les femmes à la hauteur de l'amour qu'elles m'inspirent - avant d'arriver à cet âge où l'on peut encore sentir l'amour, mais où on ne l'inspire plus.
Dans la marine on ne fait pas grand-chose mais on le fait de bonne heure.
C'est à la peur qu'il surmonte qu'on mesure le courage.
Il n'y a qu'avec les gens avec qui nous créons la vie qu'on peut parler de la mort et anéantir les visions de destruction. Jusqu'à leurs souvenirs même.
Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.
Le seul homme digne d'être aimé est celui qui ressemble à tous les hommes, qui a la parole, les traits de tous les hommes, qu'on ne distingue des autres que par des défauts ou des maladresses en plus...
Est-ce qu'on se détache aisément d'un être qui semble ne voir que vous ?
On n'aime pas les défauts de ses amis, mais on y tient.
On ne décide pas bien tout seul.
J'oublie que le temps ne fait que passer, il ne s'arrête pas, on le reconnaît seulement après, aux traces qu'il laisse.
Le désir c'est la distance à parcourir entre la soif et la fontaine qui recule au fur et à mesure qu'on avance vers elle.
Le succès représente le 1% de votre travail qui résulte des 99% qu'on appelle l'échec.
On n'est pas des porteurs de messages. On est simplement des clowns, des saltimbanques (...). L'humour est un langage que j'ai toujours aimé. Notre ressort est de dénoncer la bêtise en faisant rire.
On ne peut respecter l'autre si on le met sur un piédestal car, sur un piédestal, on ne peut bouger.
C'est à travers une façon de vivre qu'on opte pour une manière de penser.
Un état chancelle quand on en ménage les mécontents. Il touche à sa ruine quand on les élève aux premières dignités.
Dans l'excès du bonheur lire est bien difficile, cependant on s'ennuie à la longue si l'on ne lit pas.
La seule chose qui compte pour une femme, c'est de savoir si on la quitte ou si c'est elle qui s'en va.
Le métier vient tout seul, malgré soi, avec l'exercice, et d'autant plus facilement qu'on pense à autre chose que le métier.
Les femmes, on les flatte à vingt ans, on les abandonne à quarante.
Il peut arriver qu'on ouvre la bouche d'admiration et qu'on la referme par un bâillement.
Rarement, à courir le monde, On devient un homme de bien.
On considère comme normal de vénérer, en général, la virginité et d'aspirer ardemment, en particulier, à sa destruction.
L'ennui, en matière de décision, c'est de ne jamais savoir si on pourra vraiment s'y tenir.
Les femmes entretenues prévoient toujours qu'on les aimera, jamais qu'elles aimeront, sans quoi elles mettraient de l'argent de côté.
En Occident, l'on vit exaspéré et l'on meurt désespéré.
Peut-être sommes-nous solidaires de ceux qui nous aiment ? L'admiration qu'ils ont pour nous grandit. Qu'on les déprécie, nous sommes dépréciés un peu.
Je pense qu'il n'est pas bon de trop économiser ce bout de chandelle qu'est la vie et que, si on a tort de le brûler par les deux bouts, il faut en garder au moins toujours un allumé.
Peu de richesses bien ménagées durent longtemps ; mais, de grands trésors ne sont pas de durée lorsqu'on les prodigue.
On déteste les contes de fées des autres.