Quelque jeune qu'on soit, quand on a su bien vivre, on a toujours assez vécu.
Gardons-nous de chercher ce qu'on ne peut atteindre.
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant... parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme tant qu'un baiser ne les appelle.
Quand on ne croit pas en Dieu, il ne faut pas s'en servir pour dire qu'on n'y croit pas.
Attention, immortel, on ne l'est que pour la vie.
Après l'enfance, en même temps qu'on prend possession de la vie, elle nous quitte...
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
L'Antiquité conseille de se connaître, l'Eglise de s'oublier... Ce n'est pas contradictoire : on ne se possède qu'en se quittant, et c'est chez les autres qu'on se découvre.
Nous avons beaucoup d'écrits où l'on se refuse à convenir qu'il existe un Dieu. Mais nul athée, tant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.
A vingt ans on ne doute de rien, surtout pas de soi-même !
Bonnes ou mauvaises, on voit mal les pièces trop bien jouées.
Le dramaturge est ce monsieur qui, lorsqu'on applaudit les comédiens, croit qu'on l'applaudit.
Qu'importe le bonheur quand on n'a point la joie !
Qu'on hait un ennemi quand il est près de nous !
Je crois que pour vivre vieux, il faut se résoudre à ne jamais faire debout quelque chose que l'on peut faire assis et à ne jamais faire assis quelque chose que l'on peut faire couché.
La moindre force, de quelque côté qu'on l'ajoute, fait pencher la balance.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
Je suis peut-être un peu plus calme mais Christian Audigier est toujours le même. Comme on dit en France, nul n'est prophète en son pays et j'ai essuyé trop de critiques. A force, c'est gonflant de se faire appeler le [...] ► Lire la suite
- On ne t'a jamais dit qu'un pique-nique devait toujours se faire à l'extérieur ? - Oh ! C'est ce qui est marqué dans ton règlement des pique-niques ?
Tout ce que l'on sait peut servir dans tout ce que l'on fait.
L'amour vrai suscite la haine. On le reconnaît à cela.
Peut-on vraiment être à la fois adepte du DOS et catholique traditionaliste ? Par ailleurs, Céline aurait-il écrit avec Word, Wordperfect ou Wordstar ? Enfin, Descartes aurait-il programmé en Pascal ?
Quand on parle aux gens comme s'ils étaient stupides, on tue des cellules dans leur cerveau.
On ne peut avoir une civilisation aimable sans une bonne quantité de vices aimables.
Il est faux qu'on puisse faire faire tout ce qu'on veut aux hommes avec de l'argent. Mais on peut faire faire tout, à la plupart des hommes, en les prenant par la vanité.
On s'empresse d'évacuer les choses qu'on ne comprend pas.
Les savants sont des êtres humains. C'est une vérité qu'on oublie souvent, mais qu'on peut vérifier par l'expérience.
Si vous avez des opinions, on risque de vous perdre... Si vous n'en avez pas, on vous blâme !
Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.
Les vieillards ont ceci de commun avec les enfants que lorsqu'on leur donne la main, il faut marcher un peu moins vite.
On voudrait parfois que le monde et le temps s'arrêtent pour nous permettre de les rattraper.
L'âme et la vie intérieure, c'est ce qu'il y a de plus profond et donc de plus difficile à exprimer. C'est inépuisable. On ne se voit pas tel que Dieu nous voit.
On se marie exactement comme on passe son baccalauréat ou son permis de conduire : c'est toujours le même moule dans lequel on veut se couler pour être normal, normal, NORMAL, à tout prix.
Sans rêve, on devient un animal morne, un promeneur égaré.
Ce qu'on appelait jadis le vent de Fronde courait dans le Marais.
À quoi il sertCet amour qui est en nousÀ qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneÀ qui on l'avoueÀ quoi elle sertCette musique qu'on joue partoutPour qui elle sonneNotre corps qui bat, qui boutÀ qui on le donneÀ qui on l'avoue ?
On ne peut pas désirer la liberté de la Croix quand on est spécialement choisi pour la Croix.
Cette montagne est si formée qu'elle est toujours fatigante quand on commence l'ascension, mais devient plus facile à mesure qu'on monte.
Quand on se dispute avec une femme, le meilleur moyen d'avoir l'avantage est de la laisser parler longuement après qu'elle a eu raison.
Dans la vie des principes rigoureux donnent dit-on, plus de déceptions que de joies.
On connaît encore mieux la valeur des biens par la privation que par la jouissance.
A qui peut-on faire confiance dès qu'il s'agit d'argent ?
Les Français ne veulent pas d'une société sans lois. Comment pourrait-on les tourner, si elles n'existaient pas ?
Tant que l'on peut donner, on ne veut pas mourir !
On ne peut comprendre l'homme en-dehors de la nature, et la nature est incompréhensible sans l'homme.
Il semble que la psychanalyse soit la troisième de ces professions impossibles où l'on peut d'avance être sûr d'échouer, les deux autres, depuis bien plus longtemps connues, étant l'art d'éduquer les hommes et l'art de gouverner.
Avec de la prudence, on peut faire toute espèce d'imprudences.
Tous les matins en se levant, on devrait dire : "Chic ! je ne suis pas mort !"
De presque toute littérature, on peut dire que c'est trop long.
Chaque fois qu'on a voulu changer le monde, il y a eu plus de problèmes qu'avant.