Sans crier gare, on vient m'arracher tout droit du mitard. La lumière du matin m'éblouit... un peu comme un hibou sorti de son tronc d'arbre en plein jour.
On n'enterre pas un oiseau dans le ciel.
J'ai toujours senti le besoin de dénoncer avec mes photos, les injustices que l'on rencontre.
Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu'une seule stratégie, celle de la protection maximum.
Le sens de soi, et la façon dont on l'associe, est peut-être le cadeau le plus précieux et poétique dans l'arsenal de sa vie et de son métier.
On était trois dans ce mariage, donc c'était un peu encombré.
On n'est pas des porteurs de messages. On est simplement des clowns, des saltimbanques (...). L'humour est un langage que j'ai toujours aimé. Notre ressort est de dénoncer la bêtise en faisant rire.
C'est curieux: tes mots sont devenus des promesses. Et je crois qu'on promet parce qu'on ignore si on tiendra parole.
C'est à travers une façon de vivre qu'on opte pour une manière de penser.
Un état chancelle quand on en ménage les mécontents. Il touche à sa ruine quand on les élève aux premières dignités.
Dans la vie des principes rigoureux donnent dit-on, plus de déceptions que de joies.
La dernière chose qu'on trouve en laissant un ouvrage est de savoir celle qu'il faut mettre la première.
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant... parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme tant qu'un baiser ne les appelle.
Il devient si difficile de se parquer qu'on y parvient plus, même dans les zones de stationnement interdit.
On considère comme normal de vénérer, en général, la virginité et d'aspirer ardemment, en particulier, à sa destruction.
L'écriture c'est comme la vie, on ne peut pas revenir en arrière.
Je pense qu'il n'est pas bon de trop économiser ce bout de chandelle qu'est la vie et que, si on a tort de le brûler par les deux bouts, il faut en garder au moins toujours un allumé.
Les mots... des tourbillons, voilà ce qu'ils sont, à travers eux, on atteint le vide.
On naît académicien comme on naît archevêque, cuisinière ou sergent de ville, et celui qui doit l'être ne meurt pas avant de l'avoir été.
Quand on est roi, que peut-il manquer ? D'être Dieu.
On ne peut pas décréter la fin des choses.
Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m'en défendre. Et puis je l'ai perdue. De la même manière.
J'oublie que le temps ne fait que passer, il ne s'arrête pas, on le reconnaît seulement après, aux traces qu'il laisse.
On ne tombe pas amoureux tous les jours ! Cela peut n'arriver qu'une seule fois dans la vie.
Tant qu'on n'exerce pas le pouvoir on n'a pas idée de ce que c'est. On pense que c'est s'asseoir à son bureau, donner des ordres, ne jamais être contrarié.On imagine que c'est une facilité. Au contraire, plus on s'approche du [...] ► Lire la suite
C'est une chose cocasse que la vie - cette mystérieuse disposition d'une logique implacable dans un dessein futile. Le mieux que l'on puisse en espérer est une certaine connaissance de soi - qui vient trop tard - et une moisson de regrets inapaisables.
Je pense que c'est un crime de dire qu'on s'ennuie quand le temps est précieux et qu'il y a tant de choses à faire dans la vie: lire, apprendre, regarder.
Avec Alstom-Siemens, on ne construit pas un champion européen mais un champion allemand.
La meilleure chose sur le fait d'être célèbre, c'est que l'on puisse voyager. J'ai toujours voulu traverser les mers, comme pour aller au Canada et tout ça.
J'ai grandi très vite, vous savez. On m'a exploité. On exigeait beaucoup de moi. (...) Cela m'a sans doute un peu bousillé.
- L'année du Paon commence maintenant ! - Là ? Tout de suite ? C'est à dire que, on est en milieu d'année du coup ça vous ferait qu'une demi-année du Pan Sir. - [Shen le regarde méchamment et lui montre sa lame] - Nous voila donc entrés dans l'année du Paon ! Bonne année, tous mes voeux sir !
Une vente de charité est une réunion où l'on achète des objets qui proviennent d'un grenier et qu'on s'empresse de fourrer dans sa cave.
Réalité. Le songe d'un philosophe fou. Ce qui resterait dans la coupe si l'on devenait pur esprit. Le noyau d'un vide.
Celui qui demande qu'on lui rase la barbe ne doit pas se fâcher si on l'égratigne.
On sent que les loups ce sont des bêtes avec lesquelles on peut s'entendre, sinon avec des paroles en tout cas avec des coups de fusil.
On connaît encore mieux la valeur des biens par la privation que par la jouissance.
Le bien de la fortune est un bien périssable ; Quand on bâtit sur elle on bâtit sur le sable.
Parmi les êtres humains, on ne reconnaît pleinement l'existence que de ceux qu'on aime.
Les voyages prouvent moins de curiosité pour les choses que l'on va voir que l'ennui de celles que l'on quitte.
Ce n'est pas tant ce qu'on dit qui fait la valeur d'un livre, que tout ce que l'on n'y peut pas dire, tout ce que l'on voudrait y dire, qui l'alimente sourdement.
On cloue les cercueils comme si on avait peur que les morts s'envolent.
Le plus intolérable serait un Dieu tel qu'on le souhaite.
Un vieillard endormi, on dirait la répétition générale de l'attaque qui l'emportera.
En Amérique, on se donne l'importance de sa voiture.
Dans la marine on ne fait pas grand-chose mais on le fait de bonne heure.
Il est faux qu'on puisse faire faire tout ce qu'on veut aux hommes avec de l'argent. Mais on peut faire faire tout, à la plupart des hommes, en les prenant par la vanité.
C'est encore dans les cimetières que l'on fréquente le plus fort pourcentage d'êtres complètement inoffensifs.
On n'est seul que par comparaison.
On a en vieillissant, un grand plaisir qui n'est pas à négliger, c'est de compter les impertinents et les impertinentes qu'on a vus mourir, et la foule de ridicules qui ont passé devant les yeux.
Peu de richesses bien ménagées durent longtemps ; mais, de grands trésors ne sont pas de durée lorsqu'on les prodigue.