On rencontre des hommes si vaniteux qu'ils arrivent à être fiers de ceux qui les font cocus.
L'ignorance nous force à des actions dont on ne comprend ni les causes ni les effets.
Si au lieu d'interpréter les faits, on se contentait d'en tenir compte, tout irait moins mal dans les familles et les états.
Il est permis à tout le monde de se tromper. A la condition de ne pas savoir à l'avance que l'on se trompe. Et surtout à celle d'avoir le courage de refuser de se tromper.
On ne remplace pas ceux qui meurent, il faut s'habituer à ne vivre qu'une fois.
On ne force pas le secret. Ou le secret vient comme de lui-même à soi, ou bien le secret vous est interdit.
On ne donne la parole qu'à ceux qui veulent la prendre.
On lit plus vite quand on ne cherche pas à comprendre.
Les enterrements c'est comme les mauvais films : toujours trop longs, souvent sur joués, et on sait d'avance comment ça va finir.
Exister serait une entreprise totalement impraticable si on cessait d'accorder de l'importance à ce qui n'en a pas.
On n'entre pas dans le Paradis demain, ni après-demain, ni dans dix ans, on y entre aujourd'hui, quand on est pauvre et crucifié.
Je crois qu'on peut vivre plusieurs vies grâce à son style personnel. Chaque jour est une occasion de se réinventer.
Je ne suis pas emballé par les chasseurs. Je suis un dingue des animaux. Je hais la chasse mais je ferme ma gueule. Les chasseurs, c'est une tradition. J'espère qu'on va les limiter mais je ne vais pas me mettre à leur dire : vous êtes tous des fachos. Je suis végétarien.
Quand les gens posent pour une photographie, ils sourient, ils sont bons, leur âme est endimanchée. C'est agréable de les regarder, on a le meilleur d'eux.
Le pouvoir masque la réalité du quotidien. On ne voit plus la vie comme un simple citoyen, car on est dans un « rôle », celui que vous octroie généreusement la République.
En amour il faut être sincère, sinon on gâche sa vie.
J'aime qu'on me fasse des remarques, j'aime la critique, j'aime avancer donc je ne vais pas rester sur des acquis.
On a beau être ministre, on ne peut oublier que l'on dépend du suffrage universel.
Avec une voix forte dans la gorge, on est presque incapable de penser des choses subtiles.
Ah ! On parle des liens du mariage ! Mais les liens du divorce sont encore plus indissolubles !
Il faut toujours laisser la porte du plateau ouverte, parce qu'on ne sait jamais ce qui peut y entrer.
Quand un philosophe vous répond, on finit par oublier ce qu'on lui avait demandé.
La foi est l'assurance des choses qu'on espère.
On peut croire que l'on aime, mais cela ne suffit pas pour réunir un homme et une femme. Ils doivent vivre leur amour pour qu'il existe vraiment, ils doivent le mériter.
La femme est la porte par laquelle on peut pénétrer dans le domaine de la mort comme dans celui de la vie éternelle. Eve est l'arène où la vie et la mort se livrent un combat sans merci.
On ne retient pas la vie qui s'en va.
La première année, on achète des meubles. La deuxième année, on déplace les meubles. La troisième année, on partage les meubles.
Dieu ? On peut demander à l'homme de croire à l'impossible, mais non à l'improbable.
On sait désormais que ne plus manger de viande est un bienfait pour l'environnement, un bienfait pour la santé individuelle, un bienfait pour les animaux
J'ai appris à essayer de penser aussi sincèrement possible ce qu'on raconte et surtout à se passer du métier parce que "avoir du métier" dans notre profession n'existe pas.
Une femme qui zozote est d'autant plus charmante que, quand elle réclame un bijou, on peut se contenter de lui offrir un bizou.
On ne peut composer qu'avec soi-même, on est son propre matériau.
Avoir l'expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n'est jamais comparable à la nôtre.
L'âge se lit dans les yeux des autres, même quand soi-même on n'y pense plus.
Pour donner au peuple un sentiment national on doit idéaliser l'histoire.
L'instruction, on le sait, est la tarte à la crème d'une élite revue et corrigée par une élite de professeurs sans instruction.
En vieillissant on devient de plus en plus obsédé, de moins en moins sexuel. Heureusement qu'il nous reste le baisemain.
Comment peut-on vivre avec un chat empaillé ? C'est le comble du mauvais goût.
Se souvenir, c'est prouver qu'on est deux.
C'est en se heurtant à du silence qu'on épuise le plus sûrement ses dons d'éloquence et de persuasion.
Il ne faut pas lâcher le poisson que l'on a dans la main pour capturer celui qui nous chatouille l'oeil.
La musique : quand on joue assez fort ou assez doucement, le public applaudit. Ce qu'il doit y avoir d'imbéciles, en musique !
Âme : on râle avant d'être obligé de la rendre et son départ nous laisse froid.
On fait avec le vieux parent comme on a fait avec ses enfants. On fait ce qu'on sait faire. On devient tyrannique.
Pour être heureux, on a tous besoin d'une niche et d'une corde au cou.
On peut passer une vie entière à côté du sexe, en ne rêvant qu'à ça.
On ne donne pas un coup sur la tête de celui qui a votre doigt dans sa bouche.
Que de bonheurs possibles dont on sacrifie la réalisation à l'impatience d'un plaisir immédiat.
Aujourd'hui, le rugby tamponne beaucoup, on voit surtout des collisions entre des grands costauds, alors que le jeu d'antan avait ses ogres et ses lutins.
Dans les rêves, on ne voit jamais le soleil, bien qu'on ait souvent la perception d'une clarté beaucoup plus vive. Les objets et les corps sont lumineux par eux-mêmes.