Les abus sont souvent plus dangereux que les erreurs, parce que l'on y prend moins garde.
Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
A travers tous les trafics, manipulations ou transmutations génétiques de l'espèce, on est arrivé à un point de non-retour où l'on ne peut plus déterminer ce qui est humain ou non humain.
On n'étouffe pas l'amour comme on étouffe un lion, et les plus vigoureux athlètes ne sauraient rien y faire.
Les abeilles, c'est des fonctionnaires, même si on veut de la confiture, elles font du miel.
Et de l'Ile d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe,En écoutant chanter les gens de ce pays,On dirait que le vent s'est pris dans une harpe,Et qu'il a composé toute une symphonie.
Les mots qu'on connaît bien prennent dans ce pays un sens cauchemardesque. La liberté, la démocratie, le patriotisme, le gouvernement - tous ont un parfum de folie et de meurtre.
Il faut de l'âge pour savoir au juste ce que l'on aime.
A tout choisir, je préférerais encore être cocu que jaloux. On souffre moins.
A mon époque, stoppeur, on savait ce que ça voulait dire... Si l'attaquant sortait du terrain pour aller pisser, on le suivait.
ça nous arrive à tous de vivre des événements particuliers et de savoir que ces instants resterons inoubliables au moment où on les a vécu. J'ai vécu un de ces moments ce soir.
On a besoin de quelqu'un qui n'est pas du métier et qui a une vision normale des choses.
Une guerre est déclarée, en France. Quand vous avez un crayon, on vous tue.
On n'est pas ivre tant qu'on peut rester allongé dans un bar sans avoir besoin de se tenir au plancher.
Il y a bien peu de femmes dont la conversation plaise encore après qu'on les a eues.
Quelqu'un qui, depuis sa naissance, n'aurais jamais vu la mort, à qui l'on n'en aurait jamais parlé, en aurait-il l'idée ?
Si on examine la nature des maladies, on trouvera qu'elles tirent leur origine des passions et des peines de l'esprit.
Ce que l'on gagne est à soi et l'on a le droit d'en disposer.
Comme on fait son âme on se couche dans les mots.
Il n'y a rien de si fâcheux que d'être le ministre d'un prince dont l'on n'est pas le favori.
Si l'on ôte cinq de dix, il reste cinq. Ce n'était pas la peine.
Une oeuvre est à la fois politique, artistique, humaine et philosophique. Je fais des films pour que ça reste. Une fois qu'on sera indépendant, c'est un film qui peut servir au reste de l'humanité.
Je suis un peu comme le chat qu'on a voulu noyer, qui est sorti du sac et qui s'est retrouvés seul sur la berge. J'aurais pu devenir un chat sauvage, mais j'ai profité de cette liberté infinie pour ouvrir grand mes yeux et observer ce qu'il y avait autour de moi.
Eh ! faites-la donc, mon Dieu, votre malle, une bonne fois ! qu'on n'entende plus parler de vous...
Si les souris qui restent prennent d'assaut l'éléphantesque République et que celle-ci fuit en appelant sa mère, on aura perdu. La laïcité a le fessier suffisamment large pour s'asseoir sur cette vermine et l'écrabouiller.
Les contraintes excessives que l'on fait peser sur l'artisan, sur la petite entreprise, nous exaspèrent. Et le mot "entreprise" entraîne chez les français une adhésion remarquable, très au dessus du mot " syndicat". L'entreprise et l'idée de liberté, c'est de la valeur humaine.
Alors comment pouvait-on vivre dans un monde dans lequel l'intelligence et la perception des faits ne voulaient rien dire, et où l'autorité et la tradition étaient tout ?
Écrire quand on n'a pas atteint le degré zéro du dégoût devrait être passible d'une peine de prison.
Il n'existe pas, on a pu en faire l'expérience, de sentier régulier pour sortir de l'amour, comme il y en a pour y entrer.
On dit est souvent un grand menteur.
On n'a pas l'âge que donne l'état civil mais celui qu'accordent les contemporains.
Quand une femme se fait la malle, on regrette surtout ce qu'elle a mis dedans.
On n'écorche pas l'anguille par la queue.
On invente toute ce que la mémoire a pu oublier. On en rajoute.
Lorsqu'on n'est pas conduit par l'intérêt ou par l'amour, il est difficile de ne pas l'être par l'orgueil. Croit-on avoir vaincu l'orgueil, il suit notre humilité et l'encourage à voix basse.
Un grand livre est un livre où l'on peut mettre beaucoup de choses.
Les épreuves sont une matière brute sur laquelle nous devons travailler. Dès l'instant où nous adoptons ce point de vue, c'est tout un processus qui se déclenche, c'est-à-dire que l'on commence à moudre cette matière brute pour la transformer.
L'avantage, c'est qu'on ne recherche pas forcément un lieu avec des bancs ou des chaises. Nous, quel que soit le lieu où l'on va, on est déjà assis.
Il faut toujours préférer l'utile à l'agréable si on ne peut avec les deux.
Vous ne le savez peut-être pas, mais au fond du désespoir, il y a une clairière blanche où l'on est presque heureux.
Il n'y a qu'une chose dont on puisse parler : la justification qu'on apporte à sa vie.
On s'est aimé tellement fort, que la réalité n'avait plus sa place. Et maintenant ça fait parti du rêve. J'en crève.
Aujourd'hui, les djihadistes sont en guerre. On ne peut pas éviter d'aller aux racines profondes d'une telle barbarie, pour comprendre et agir.
On n'a pas le droit de provoquer la haine des individus ; en revanche, on a le droit de rire de toutes les croyances.
Il faut tenir à une résolution parce qu'elle est bonne, et non parce qu'on l'a prise.
On ne peut pas mesurer tout ce qu'un père donne, lui qui disait qu'on ne donne que ce qu'on n'a pas.
On tombe amoureux. Et comme toujours, quand on tombe, on se fait mal.
A quoi bon remettre à demain ce qu'on peut faire avec ses pieds.
On ne perd pas sa réputation aussi vite que sa vertu.
C'est en se réclamant de l'homme comme tel qu'on parvient le mieux à l'écraser.