On instruit toujours mal le lecteur, lorsqu'on le fait bailler.
Dieu pêche les âmes à la ligne, Satan les pêche au filet.
Mais ériger en dogme que toutes les sociétés ne font qu'une; qu'il n'existe qu'une vérité; que chaque expérience est compatible avec toutes les autres; que l'on peut tout savoir et que toute virtualité peut se réaliser est une entreprise qui ne peut sans doute que mal finir.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
Ce qui est étonnant, ce n'est pas que Dieu existe en réalité mais que cette idée de la nécessité de Dieu soit venue à l'esprit d'un animal féroce et méchant comme l'homme, tant elle est sainte, touchante, sage, tant elle fait honneur à l'homme.
Pour moi, la vie a un sens. Et, si la vie a un sens, la souffrance aussi en a un, même si elle peut paraître révoltante et même incompréhensible.
Il n'y a pas de souffrance plus atroce que celle d'aimer une femme qui vous donne son corps et qui pourtant est incapable de livrer son être véritable - parce qu'elle ne sait pas où le trouver.
La carrière d'une star commence quand elle a du mal à entrer dans son chemisier et se termine quand elle a du mal à entrer dans sa jupe.
Un bon bâilleur en fait bâiller deux.
Telle est donc la condition humaine que souhaiter la grandeur de son pays, c'est souhaiter du mal à ses voisins.
Rien ne nourrit mieux l'inspiration que l'amour. La souffrance peut la stimuler, rarement l'épanouir.
Dieu lui-même n'est pas sans péché puisqu'il a créé le monde.
La souffrance d'autrui est chose qui doit s'apprendre.
L'Église a suffisamment péché en se réclamant de Dieu pour bénir le meurtre.
Eh bien ! oui, il y a une cause qui explique comment certaines entreprises ont aspiré le capital agricole. Cette cause, je l'ai déjà dit, c'est l'imitation mal entendue du régime économique de l'Angleterre, c'est l'ambition, favorisée par la loi, [...] â–º Lire la suite
Le lecteur aime se faire peur.
Qui ne sent point son mal est d'autant plus malade.
Nous vivons dans un monde moderne, et dans la musique contemporaine, le fait central est la contamination. Pas la contamination de la maladie mais la contamination des styles musicaux. Si vous trouvez cela en moi, c'est bien.
Il est peut-être caractéristique de la culture purement laïque d'Orwell qu'il n'ait pu voir que dans l'Etat la possibilité du mal et l'ait refusée à l'individu - le péché originel étant un dogme bon à prêter à rire. Le socialisme [...] â–º Lire la suite
Il faut garder confiance en la vie. Parce que si on laisse le mal qui nous a été fait bouffer notre vie et notre confiance, on finit par ne plus voir partout que le mal.
C'est le hasard qui fait le plus mal dans le progrès.
J'ai perdu mon insouciance. Je l'ai retrouvée, heureusement. Je me connais beaucoup plus, même si je n'ai pas l'impression de me connaître vraiment. Je ne sais pas si ça m'intéresse. C'est déjà pas mal de se chercher et de jouer avec soi.
Mon cher Frodon, tu m'as demandé un jour si je t'avais tout raconté à propos de mes aventure, bien que je puisse affirmer que je t'ai dit la vérité, je ne t'ai peut être pas tout dit. Je suis vieux [...] â–º Lire la suite
Le chagrin est une sorte de chat sauvage, de couleur grise. Son cri est plutôt triste et lugubre. Il faut se mettre à plusieurs pour en venir à bout. Car, tout seul, on arrive mal à chasser le chagrin.
Les cordonniers sont les plus mal chaussés.
Si l'homme a tant de mal à voir le bon côté de la femme, c'est parce qu'elle est trop souvent assise dessus. Et si la femme a tant de mal à voir le bon côté de l'homme, c'est simplement parce qu'il n'en a pas.
Le carré est un triangle qui a réussi, ou une circonférence qui a mal tourné...
Je suis le péché d'Envie. Je ne sais pas lire, et ainsi souhaite que tous les livres soient brûlés.
Le mariage, contrairement à la grippe, commence par de la fièvre et se termine par des frissons.
On peut être un méchant cérébral ; on ne doit être bon que de fait.
La volonté absolue ne consent pas au mal ; mais la volonté y consent dans la mesure où elle craint, par refus, de tomber dans un plus grand malheur.