Tout l'argent qu'on dépense dans l'espace, il est vraiment jeté par les fenêtres...
Essayant de se donner, on voit qu'on n'est rien ;Voyant qu'on n'est rien, on désire devenir.Désirant devenir, on vit.
Tel livre où on n'avait rien trouvé d'utile, lu avec les yeux d'une expérience plus avancée, portera leçon.
Il s'était éloigné de sa maison, de sa mère, de christina. Mais on en quitte pas l'enfance. On en garde la blessure, l'exigence, et des visages restent là, inflexibles témoins de ce qu'il faut donner pour essayer de se mériter soi-même.
On tombe dans le décrit et la mésestime, quand on veut se mesurer avec plus fort que soi.
Je ne savais pas qu'il était possible d'être aussi misérable et de vivre mais on me dit que c'est une expérience courante.
Il faut accepter le risque, sinon on ne vit plus.
On n'est pas génial parce qu'on est fou.
L'espérance ne serait-elle pas la preuve d'un sens occulte de l'existence, une chose qui mérite qu'on lutte pour elle ?
S'il existe plusieurs manières de faire quelque chose et que l'une de ces manières est susceptible de se solder par une catastrophe, on peut être certain que quelqu'un se débrouillera pour la choisir.
On dit des députés qu'ils sont honorables, comme on dit des académiciens qu'ils sont immortels.
Sans le Gouvernement, on ne rirait plus en France.
On se donne comme on peut une existence, une durée, une sorte de gloire, une garantie contre la mort.
Vous savez comment on appelle le curriculum vitae d'un vieux ? Des archives.
Assimilés aux capitalistes comme les femmes aux prolétaires, on note que les hommes ne cèdent leur pouvoir que sur des points mineurs pour mieux conserver l'essentiel.
Je préfère ce qui se cherche plutôt que ce qui se trouve, c'est une option comme une autre. La finalité n'est pas la vérité, même si l'on peut s'y tromper tellement ça y ressemble.
Le poète appartient aux objets ménagers ; on le trouve parmi les sécateurs, les pneus, les robinets, les clous : troisième étage à gauche, dans les magasins, où il est disponible.
Dans la maison où l'on n'offre pas à fumer, il n'y a pas de compassion.
Je n'aime pas qu'on me qualifie, car j'ai fait tellement de choses.
Nul ne doit te dire que tu dises ce qu'on te dit de dire ! Sinon on dira que tu aies dit ce qu'on t'a dit de dire. Cela dit, ne dis rien que ce que tu as à dire !
J'aime les citations car c'est une joie de trouver des pensées que l'on pourrait avoir, admirablement exprimées avec beaucoup d'autorité par quelqu'un de plus sage que soi-même.
On n'est jamais trompé par celles qu'on voudrait.
A mesure que l'on distingue plus de choses dans une langue par la raison, il devient plus difficile de la parler.
On croit agir, on est entraîné.
Le guilledou est un oiseau. C'est un vulgaire petit moineau des champs qu'on trouve du côté de la Saintonge. Il faut dire qu'il est particulièrement malin et que peu d'oiseaux au monde lui en remontreraient en matière d'astuce et de roublardise.
Dans les pays contre-réformés, on constate la soumission à une autorité hiérarchique, la défiance à l'égard des individus et des groupes, une organisation hostile à l'autonomie et à l'innovation, le préjugé anti-économique.
André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l'obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d'acheter sans cesse.
Aimer : concentrer sur un seul être le besoin qu'on a des autres ; lui demander autant de bonheur qu'on voudrait lui en donner ; avoir de lui le besoin que nous voudrions qu'il eût de nous.
Quand tu veux être un grand joueur, un joueur spécial, il ne faut pas se priver si tu peux faire les deux (marquer ou passer). Tu montres aussi que tu peux être imprévisible. Aujourd'hui, on ne sait pas si je vais tirer ou passer.
Les gens bavardent. Les gens ne sont pas sûrs d'eux, alors ils parlent des autres pour qu'on ne parle pas d'eux. Ils soulignent les défauts des autres pour les faire se sentir bien dans leur peau.
Vaudrait mieux dire ce que l'on a à dire que de mourir sans dire ce que l'on avait à dire.
On ne fait pas ce qu'on veut. On veut, et on vit : cela fait deux.
Pour la plupart des gens, l'amour est devenu une chose si ennuyeuse qu'on se met à plusieurs pour en venir à bout.
Ne pourrait-on même soutenir que c'est parce que les hommes sont inégaux qu'ils ont d'autant plus besoin d'être frères ?
Lorsqu'on a appris à mourir, que doit-on redouter ?
Quand on voudra définir la philosophie du XIXe siècle, on s'apercevra qu'il n'a fait que de la théologie.
A trente ans on inhume encore une promesse à cinquante on enterre des concessions.
L'arbre va tomberLes branches salissaient les mursRien ne doit resterLe monsieur veut garer sa voitureNous on l'avait grifféJuste pour mettre des flèches et des coeursMais l'arbre va tomberLe monde regarde ailleurs.
On avait, en le regardant, la sensation de manger de la moelle de veau. Ses modestes mains déversaient toutes les clémences disponibles et son menu pas lui donnait l'air d'un bonhomme en sucre qui marcherait sur des entrailles de lapin.
Le plus important, ce n'est pas de donner 10 euros dans la rue.C'est de regarder celui qui souffre avec un sourire pour qu'il voie qu'on l'a vu, lui qui est invisible.
Il n'y a aucune commune mesure entre les libertés qu'on veut obtenir de plus fort que soi et celles qu'on refuse d'accorder à plus faible que soi.
Tout le monde trouve à redire en autrui ce qu'on trouve à redire en lui.
On ne restait jamais à la maison dans la journée. Jamais. Et on courait partout. C'était fantastique, une telle liberté. C'est triste que les enfants ne grandissent plus de cette manière.
Les morts ne se comportent pas tous de la même façon. Il y en a qui s'effacent tout de suite, on dirait qu'ils n'attendaient que ça. D'autres te tournent autour, ils te visitent en rêve, ils veulent quelque chose...
Quand on a envie de discuter avec quelqu'un, voilà comment s'y prendre. C'est la même chose qu'avec les pigeons, il s'agit de distribuer régulièrement des petits bouts d'attention.
J'ai vu se dévoiler le visage hideux de cette ferveur athée, la terreur psychologique, l'absence de tout complexe avec laquelle on sacrifiait toute réflexion morale, comme un relent bourgeois, alors qu'il s'agissait d'objectif idéologique.
Croyez-vous qu'un seul bébé accepterait de naître si on lui exposait ce qui l'attend ?
Il ne faut pas espérer être plus qu'on ne peut être.
Je déteste ces artistes qui font de faux adieux et qui sont encore là vingt ans après. Greta Garbo a très bien réussi ses adieux. Elle est partie et on ne l'a plus jamais revue.
Il est de certaines douleurs qu'on ne cherche pas à consoler.