On ne peut pas avoir tous les mecs de la terre, mais on peut essayer.
Pleurer est plus doux qu'on ne le croit.
On n'a plus de grands journalistes comme Shakespeare.
Peut-être qu'à la différence des piles, les sentiments s'usent quand on ne s'en sert pas.
Le souvenir se remet à vivre quand on lui rend sa liberté.
Oui, je pleure mes fautes, je me repens... j'ai des remords... je pleure parce que je pense qu'avec tout le scandale fait autour de mon nom, on a appris à ma pauvre femme que je l'avais trompée.
On ne se ruine jamais mieux , que lorsqu'on a beaucoup de fortune.
On ne fait pas ce qu'on veut. On veut, et on vit : cela fait deux.
A mesure que l'on distingue plus de choses dans une langue par la raison, il devient plus difficile de la parler.
Ne pourrait-on même soutenir que c'est parce que les hommes sont inégaux qu'ils ont d'autant plus besoin d'être frères ?
Certaines femmes, ne deviennent spirituelles qu'en vieillissant ; on dirait qu'alors elles travaillent à se faire écouter pour empêcher qu'on les regarde.
Tout l'argent qu'on dépense dans l'espace, il est vraiment jeté par les fenêtres...
Verse du vinaigre avec de l'huile en un vase,Ils se séparent, et tu ne peux dire qu'ils soient amis.Ainsi des vainqueurs et des vaincus on entendLes deux voix selon leur double fortune.
Je ne crois pas à l'idée hégelienne de la thèse, antithèse, synthèse. Je crois que de chaque contradiction on tire une autre contradiction.
Le poète appartient aux objets ménagers ; on le trouve parmi les sécateurs, les pneus, les robinets, les clous : troisième étage à gauche, dans les magasins, où il est disponible.
Aimer : concentrer sur un seul être le besoin qu'on a des autres ; lui demander autant de bonheur qu'on voudrait lui en donner ; avoir de lui le besoin que nous voudrions qu'il eût de nous.
Si l'amour c'est sentir son coeur palpiter seulement lorsqu'on croit qu'on va perdre son amour, alors cela ne me suffit pas.
Enfin, en ce qui nous concerne, nous les professionnels, je considère que l'on jongle un peu avec les libertés individuelles. Je suis profondément choqué par le fait que n'importe où, n'importe quand, on puisse nous faire ouvrir notre valise comme au temps de l'occupation.
Les mots ne viennent au monde que si l'on a absolument besoin d'eux.
On appelle mots les idées dont on ne veut pas.
On ne sait bien que ce que l'on n'a point appris.
Il faut traiter chaque occupation de manière artistique, si l'on veut qu'elle atteigne sûrement, durablement et absolument son but.
On tombe ou on monte, cela dépend du caractère. Je reste toujours en colère. Cela continue c'est trop profond.
On nous a souvent dit que l'histoire est indifférente, mais nous avons toujours tendance à considérer sa ladrerie ou sa générosité comme faisant partie d'un plan préétabli ; nous n'écoutons jamais réellement...
Quand on a un Germain, on ne va pas chercher un Deschamps.
Il paraît qu'on n'apprend pas à mourir en tuant les autres.
On me disait que ma voix n'était pas bonne.
J'aime les citations car c'est une joie de trouver des pensées que l'on pourrait avoir, admirablement exprimées avec beaucoup d'autorité par quelqu'un de plus sage que soi-même.
Les revers de la fortune épargnent souvent lorsqu'on les craint le plus ; et souvent ils accablent lorsqu'on les mérite et qu'on les prévoit le moins.
On peut voir l'avenir dans les choses passées.
Quand on prie c'est toujours long.
Le juriste fait prime. On s'arrache tout ce qui de près ou de loin touche à la basoche. Dans tout l'immense territoire des Etats-Unis on ne trouve plus un seul avocat sans cause, ni un seul homme de loi qui batte la dèche dans les bars.
L'arbre va tomberLes branches salissaient les mursRien ne doit resterLe monsieur veut garer sa voitureNous on l'avait grifféJuste pour mettre des flèches et des coeursMais l'arbre va tomberLe monde regarde ailleurs.
J'adore quand on me dit que la décision m'appartiens.
Quand on est acteur, il y a beaucoup de manques sur le plan intellectuel et sur le plan des valeurs.
On n'a pas toujours les pensées les plus justes mais on a besoin de les sortir.
On me prend davantage pour un illuminé lorsque je me filme pour réaliser des transitions. Dans le train par exemple, je fais semblant de dormir tout en tournant la caméra vers moi. Je dois avoir l'air d'un sacré gogol.
S'il y a la moindre vie après la mort, nous le saurons bien assez tôt. S'il n'y en a pas, nous n'existerons plus pour nous plaindre et dire qu'on nous a menti.
On parle toujours de "fanatisme aveugle", comme s'il y avait de fanatismes clairvoyants.
Le diable est facile à reconnaître. Il apparaît quand vous êtes très fatigué et ce qu'il vous demande est si raisonnable qu'on ne voit pas comment on pourrait le lui refuser.
Il ne faut craindre rien, quand on a tout à craindre.
MercrediEnterrement de Granny, très triste...On est allés au cimetière de Wilford Hill, et les robes de bure du chanoine Giles et du chanoine Ingles ont été soulevées par le vent. J'ai pu voir leurs pantalons.
Les chaises sont faites pour qu'on s'assoie. On s'assoit pour s'ennuyer. S'ennuyer est attendre. Attendre est impardonnable, écoeurant.
Dès que je voyais un appareil photo, j'avais l'impression qu'on me volait mon âme.
Quand on parque des gens qui sont à l'écart de l'expansion économique, il ne faut pas s'étonner qu'ils se rebellent.
Depuis que le monde existe, c'est toujours et partout des innocents qu'on s'est le plus foutu.
Si tu ne réussis pas du premier coup, tu es comme tout le monde. C'est ce qu'on appelle apprendre.
Il faut que les rouages tournent régulièrement, mais il ne peuvent tourner sans qu'on en ait soin. Il faut qu'il y ait des hommes pour les soigner, aussi constants que les rouages sur leurs axes, des hommes sains d'esprit stables dans leur satisfaction.
Ils ont rajouté le Grand Louvre, parce que le petit, en dix minutes, on a tout vu.
Bonheur de ces années, de ces amis, de ces moments où personne n'essaie d'épater l'autre ; plaisir de ces soirées où l'on parle juste comme ça, mais où l'on pourrait se taire ensemble. Plaisir aussi d'être avec les enfants, et de leur créer des images.