Les causes qui meurent sont celles pour lesquelles on ne meurt pas.
Le lièvre dont le terrier est au bord de la route ne meurt jamais sur un piège tendu en face de son trou.
On ne vit pas avec les morts : on meurt avec eux ou on les fait revivre. Ou bien, on les oublie.
Oser vivre, c'est oser mourir à chaque instant mais c'est oser également naître, c'est-à-dire franchir de grandes étapes dans l'existence où celui que nous avons été meurt pour faire place à un autre, avec une vision du monde renouvelée...
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Tous les hommes meurent un jour, mais peu d'entre eux vivent vraiment.
Les événements sont l'écume des choses dont les causes profondes résident dans l'ensemble du cosmos.
Celui qui possède le bonheur le croit chez le voisin et le voisin se meurt de ne pas l'avoir connu !
Les caresses sont aussi nécessaires à la vie des sentiments que les feuilles le sont aux arbres. Sans elles, l'amour meurt par la racine.
Une philosophie meurt nécessairement avec son philosophe... Une philosophie qui reste devient une religion.
L'amoureux qui n'oublie pas quelquefois meurt par excès, fatigue et tension de mémoire.
L'amour meurt d'indigestion.
On meurt souvent à cause de la bêtise des hommes et ça revient à dire qu'on meurt pour rien.
On naît académicien comme on naît archevêque, cuisinière ou sergent de ville, et celui qui doit l'être ne meurt pas avant de l'avoir été.
On meurt deux fois. La première fois quand on cesse de respirer, et la seconde, un peu plus tard, quand quelqu'un dit votre nom pour la dernière fois.
Peu de personnes meurent en chaise à moins quelle ne soit électrique.
De nos jours, la plupart des gens meurent d'une espèce de bon sens rampant et découvrent trop tard qu'il n'y a que les erreurs qu'on ne regrette jamais.
La mode meurt jeune, et cet air condamné qu'elle a, lui donne de la noblesse.
Si on meurt ici plus vite qu'ailleurs, la vie est ici plus intense. Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
C'est Lui qui vous a créés de terre, puis d'une goutte sperme, puis d'une adhérence puis Il vous fait sortir petit enfant pour qu'ensuite vous atteigniez votre maturité et qu'ensuite vous deveniez vieux, - certains parmi vous meurent plus tòt, - et pour que vous atteigniez un terme fixé, afin que vous raisonniez.
On ne se bat bien que pour les causes qu'on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s'identifiant.
La volonté d'être libre ne meurt pas et la détermination de notre peuple survivra à la puissance de nos oppresseurs.
Parmi les causes de ce qu'on appelle habituellement le « malaise » des esprits, l'une des plus caractéristiques me semble être l'évacuation progressive de la substance de l'Etat. L'Etat se dépolitise. Non au sens de la « politique politicienne », plus présente que jamais. Mais au sens du politique. De l'essence du politique.
Parce que meurt un peu tous les jours ce qui fait notre joie de vivre, on ne doit pas en détacher d'avance son coeur.
La dermatologie est la meilleure des spécialités : le malade ne meurt jamais et ne guérit pas.
Les dégâts que j'ai causés dans cette délicate profession éclipsent ceux provoqués par les inondations de 1910.
Les incompréhensions mutuelles sont causes d'innombrables malheurs et tragédies.
On ne meurt pas tant qu'on bouge. Mais ceux qui n'ont jamais franchi la barrière de leur village attendent le retour du voyageur pour estimer si cela valait la peine de partir.
S'il ne meurt aujourd'hui, je puis l'aimer demain.
L'artiste meurt sans enfants, il a été son roi, son prêtre, son Dieu.
Si un petit arbre est sorti de terre sous un baobab, il meurt arbrisseau.