A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
Avec un peu d'intelligence et de perspicacité, on peut n'avoir jamais de meilleurs conseillers que ses ennemis.
On ne lit pas pour être inspiré. On lit pour se tranquilliser l'esprit, pour trouver pire que ce qu'on est...
Les premières étreintes sont toujours un peu ratées. On se jette l'un sur l'autre, à l'aveuglette ; poussé par trop de hâte on ne prend pas le temps de faire connaissance avec une peau, une odeur, un sexe étrangers.
Quand on ne sait même plus ce qu'on doit revendiquer, on se contente d'émeutes.
Plus on connaît l'amour, et plus on le déteste.
La grâce n'est pas cette petite prière que l'on récite avant le dîner. C'est une façon de vivre.
Le timbre de la voix nourrit l'imagination. La voix, c'est le début de l'intimité, on habille mieux l'image qu'on s'est fabriquée.
On ne peut menacer un individu et se soustraire aux conséquences.
Une rupture est toujours douloureuse, au moins permet-elle de sauvegarder l'essentiel : conserver l'estime de l'autre, éviter le pourrissement dû à l'exaspération, raviver le désir qu'on éprouve pour le monde.
On a beau faire attention, les choses de la vie, on ne peut pas toujours faire attention.
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
- Oulalala... - Oulalala, oulalala, oulalalalalala ! Monsieur veuillez vous ranger derrière, ne voyez aucun intérêt personnel, c'est qu'on est plus supérieur que vous !
Paul Gatineau : AR-CA-CHON. Le GPS : Veuillez reformuler. Paul Gatineau : AR-CA-CHON... Le GPS : Veuillez reformuler votre réponse. Paul Gatineau : AR-CA-CHON !! Sophie Gatineau : Bon ça va maintenant Gatineau, ça fait 20 ans qu'on va là bas sans GPS alors démarre pour le bien de tout le monde !
On peut bien ouvrir et lire nos lettres. On n'y trouvera que des exemples de droiture et le dégoût des combines.
L'avantage de la prison sur le collège, c'est qu'en prison on n'est pas obligé de lire les livres écrits par les geôliers.
Les hommes qui passent pour être durs sont de fait beaucoup plus sensibles que ceux dont on vante la sensibilité expansive. Ils se font durs parce que leur sensibilité, étant vraie, les fait souffrir.
Ce qu'on appelle une oeuvre sincère, est celle qui est douée d'assez de force pour donner de la réalité à une illusion.
On n'a pas le droit de juger quiconque à son insu.
Si le mariage apportait la paix, on devrait alors permettre aux grands de ce monde d'être bigames.
Un coeur né pour servir sait mal comme on commande.
Un enfant à qui on ne demande jamais ce qu'il ne peut pas faire, ne saura jamais ce qu'il peut faire.
C'est de la folie de vouloir punir son voisin en mettant le feu chez lui lorsqu'on habite juste à côté.
Le mal que l'on imagine est insupportable, celui que l'on subit est presque toujours supportable.
La morale, c'est peut-être ringard, mais ça reste encore ce qu'on a trouvé de mieux pour distinguer le bien du mal.
La vie ne vaudrait pas d'être vécue si on n'apprenait rien sur la condition humaine !
Emporter avec soi son accent familier, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers ; Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en parlant d'autre chose.
On dit à sa maîtresse qu'elle est unique... ça ne lui suffit pas! Il faut qu'elle se croit seule !
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
En cultivant l'amour, on aide chaque âme dans l'univers.
Le théâtre est toujours une émotion très présente en moi. Entendre les trois coups, le rideau qui se lève et le murmure de la salle, puis on se lance.
On ne comprend pas tout, on ne maîtrise pas tout, il y a du mystère dans l'acte de peindre, de dessiner.
En réduisant le corps féminin à l'instrument de la domination, on a contraint les femmes à dénier leur propre corporéité.
Ce que l'on voit est temporel, ce que l'on ne voit pas est éternel.
Dans la vie d'un cinéphile, il est une époque inoubliable et merveilleuse : celle où l'on découvre le cinéma.
Il y a des affections que l'on appelle amour, comme il y a des tisanes que l'on baptise champagne.
A partir de 65 ans, on se répète toujours, excepté en amour.
On a beau avoir son coeur et son intelligence à soi, il y a quelque chose qui vient de plus loin que de sa propre chair.
Il y a deux sortes de passions : les passions que nous avons et les passions qui nous ont. On triomphe quelquefois des premières.
Ce mélange d'oubli et d'espérance qu'on appelle le bonheur.
La bonne volonté, il suffit qu'on l'affirme, ça ne se mesure pas.
C'est très mystérieux, la mort. On la porte en soi, on se l'imagine, on la caresse, puis subitement, quand elle est là, on ne la reconnaît plus.
Le mélodrame nous fait rire jusqu'au jour où on doit le jouer soi-même.
Et si le théâtre n'était pas du tout où on l'attend ?
Il y a une infinité de lois qui ne subsistent que parce qu'on n'a pas le temps de les réformer.
On ne demande plus à un homme s'il a de la probité, mais s'il a des talents.
Une femme qui ne m'aime pas, je ne l'aime pas. Je n'aime pas qu'on ne m'aime pas.
Le valet du diable fait plus qu'on ne lui demande.
A certains tarifs, on finit toujours par se laisser acheter.
On peut voir de bien des façons. On peut être aveugle de bien des façons.