Le mal que l'on imagine est insupportable, celui que l'on subit est presque toujours supportable.
Non l'homme n'émane pas que de Dieu, et ce serait là mal juger le créateur. L'homme émane aussi du diable, ce qui rend hommage aux deux, mais les diminue aussi l'un et l'autre.
Le silence devient un péché lorsqu'il prend la place qui revient à la protestation ; et, d'un homme, il fait alors un lâche.
Il vaut mieux arriver en retard et louper son train, que d'arriver en avance et prendre le mauvais !
On imagine assez bien un dieu, ayant créé un univers absurde, y jetant un être pensant pour voir si celui-ci trouverait un sens à tout cela.
Je suis vraiment mauvais pour mentir. Je suis l'un des pires menteurs que je connaisse.
Plus une chose est parfaite, plus elle est susceptible de bons et de mauvais traitements.
Un garçon, ça va, ça vient, ça entreprend, ça assaille et ça conquiert, ça n'a pas de forteresses imprenables, mais seulement mal assiégées.
Le niveau moral de notre vie n'a rien de commun avec la gravité ou la nature de nos fautes. C'est la manière de se comporter bien ou mal dans le mal aussi bien que dans le bien qui nous classe.
L'homme a créé le péché et il repousserait cet enfant unique rien que parce qu'il déplaît à Dieu, le grand-père du péché ?
Non seulement nous sommes tous embarqués sur le même bateau mais nous avons tous le mal de mer.
Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au coeur.
Je pense que lorsqu'une satire est réellement bonne, elle va faire mal et marquer les esprits.
Je n'ai pas d'idées générales, j'ai déjà du mal avec les idées particulières.
Le mal est un mulet ; il est opiniâtre et stérile.
Je suis mal à l'aise dans le monde actuel. Il y a une ambiance de haine, les gens sont agressifs, bêtes, surtout parmi ceux qui devraient nous gouverner. C'est lamentable. Il y a tant d'inégalités, d'injustice, de cynisme. Cela me [...] â–º Lire la suite
Ton chagrin n'est qu'une joie et ton malheur est un bonheur à côté du mal qui me ronge et me détruit. Quand on est habitué à vivre dans le plaisir et la joie, un petit malheur semble plus insupportable qu'à quelqu'un d'un peu endurci par la vie.
Que la damnation puisse être éternelle suppose en fin de compte que le péché n'a point de fin.
Le bon jugement est le résultat de l'expérience et l'expérience le résultat d'un mauvais jugement.
J'ai survécu à pas mal de colères. Je les ai remplacées par de l'amour. La vie n'est qu'une longue guérison.
J'ai abandonné la pêche le jour où je me suis aperçu qu'en les attrapant, les poissons ne frétillaient pas de joie.
Celui qui accompagne quelqu'un qui a la diarrhée n'a pas à lui dire : "dépêche-toi".
Bien mal acquis ne profite jamais.
La superstition est la poésie de la vie ; c'est pourquoi il n'est pas mal que le poète soit superstitieux.
Je définis la culture ainsi : c'est tout ce que les hommes ont imaginé pour façonner le monde, pour s'accommoder du monde et pour le rendre digne.
On ne vit pas encore si mal pour de petits ouvriers.
La justice n'est jamais si mal servie que lorsqu'elle est déposée entre les mains de qui n'a rien d'autre pour lui que le droit.
La chute fait moins mal pour ceux qui volent bas.
Le plaisir n'est pas un mal en soi, mais certains plaisirs apportent plus de peine que de plaisir.
Le plaisir que donnent l'alcool, la viande, les femmes, c'est délivrance pour ceux qui savent, péché mortel pour les non-initiés.
Tout ce qui peut être mal interprété le sera.