L'enfant ne fait pas grand cas en général de la tendresse de ses parents. C'est pour lui chose acquise. Il n'y pense même pas, il s'en lasse lorsqu'on le gâte.
Quand la maison brûle, on ne compte pas les litres d'eau pour éteindre l'incendie.
On fait l'amour, ce soir ? Faut pas en abuser, mignonne.
On ne refera pas la France par les élites, on la refera par la base.
On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.
C'est pour s'entendre dire qu'on est parfait et se voir adorer qu'on veut être aimé.
Il y a de grands voyages qu'on ne fait bien qu'en pantoufles.
On appelle cadres les gens dont la peau du ventre se tend après les repas.
On ne trahit bien que ceux qu'on aime.
Lorsqu'on commence à s'expliquer, c'est qu'on a fini de s'entendre.
C'est curieux... A partir d'un certain degré de décrépitude, on commence tous à se ressembler.
On est écrivain quand on a quelque chose à dire et qu'on est le seul à pouvoir dire.
Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité ; tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi.
Parfois, ce n'est qu'en quittant la scène qu'on peut savoir quel rôle on a joué.
Il n'y a de vraiment bon que les femmes qu'on n'a pas eues.
Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.
Conclure que quelqu'un est heureux est toujours très risqué. On peut avoir tout pour être heureux sauf le bonheur.
On peut pardonner à son assassin, mais souffrir une humiliation, jamais !
Construire Oracle, c'est comme faire des énigmes mathématiques quand on était enfant.
Si bien doué que l'on soit, on ne fait rien de grand sans travail.
Fais rire le public. Dissipe son ennui. Et s'il te méprise et t'oublie sitôt qu'il a passé la porte, ça ne fait rien. On oublie toujours ceux qui vous ont fait du bien.
Quand on surveille, les patates cuisent trop lentement. Quand on va faire du piano en attendant, elles cuisent beaucoup trop vite.
L'art du clown va bien au-delà de ce qu'on pense. Il n'est ni tragique, ni comique ; il est le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie.
On me reproche le goût de la solitude. Je suis plus accoutumé à mes défauts qu'à ceux d'autrui.
Les gens ne sont pas commodes ; ils vous disent : "Comme vous vous servez mal, monsieur ! ". Et si l'on se sert bien, ils ne vous invitent plus.
On a senti le diable dans la machine et on n'a pas tort.
Trois choses sont indispensables pour bien prêcher, quand on est curé : avoir quelque chose à dire, le dire, se taire.
Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que les autres n'ont pas voulu.
Certains ont grand appétit : si on leur donne à téter, ils boivent le lait puis dévorent le sein.
L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour... c'est le passager clandestin, d'une vie sans destin.
Si l'expérience servait à quelque chose, au bout d'un moment, on arrêterait de s'enrhumer !
Les pires mensonges sont ceux qu'on se murmure à soi-même.
Quand on est pris par la passion, il faut essayer de lutter, mais pas trop.
Aucun être ne mérite qu'on se soumette à ses désirs pour quelque faveur. Pareille tentative diminue notre intérêt porté à la religion. L'être humain est incapable de nous offrir le moindre objet. Sans avoir été mandaté par celui qui nous a façonnés et de terre sculptés.
On t'a jamais dit que celle sur qui tu craches peut demain être celle sur qui tu baves ?
Je ne peux pas oublier Melina Mercouri en robe noire dans 'Never on Sunday'.
On a dix ans d'écart mais, enfant, quand je l'ai vue sur scène, belle comme un coeur, j'ai eu envie de faire comme elle (Alexandra Lamy).
On se forme par l'esprit et les sentiments par les conversations.
On est plus fort qu'un concurrent dès qu'on a deviné ses intentions.
Si on le brave, le destin abandonne la plus haute étoile.
Les plaisirs du monde consistent à aller s'ennuyer chez des gens qu'on ennuie.
Le théâtre sert à créer une dialectique, pour que les gens réfléchissent à leur vie, à son sens : pourquoi est-on là et à quoi cela sert-il ?
C'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment.
On dit que le secret de la réussite, c'est d'être là où il faut quand il faut. Mais comme on ne sait jamais quand ce sera, il faut trouver l'endroit idéal et y rester planté.
Quand ils vous connaissent, les gens ont l'impression qu'on les connaît.
On se pose toujours en s'opposant.
S'applaudir, c'est se rappeler qu'on existe en dehors du moule, en dehors d'un collectif en putréfaction.
Le déraisonnable de l'opéra réside dans le fait qu'on y utilise des éléments rationnels, qu'on y cherche une certaine matérialité et un certain réalisme, alors que la musique anéantit tout cela.
Si la solitude sépare, elle nourrit et affermit, elle tranche bien des liens qu'on ne coupe qu'à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
Si on se souvient de moi pour avoir fait quelques bonnes choses et si ma présence ici a suscité de bonnes énergies, c'est largement suffisant.