Voler est un acte de conquête où l'on défie les forces les plus puissantes et les plus fondamentales de la nature.
Ceux qui parlent la même langue forment un tout que la pure nature a lié par avance de mille liens invisibles.
Les horizons les plus beaux sont par nature inaccessibles.
Tout poète lyrique en vertu de sa nature opère fatalement un retour vers l'Eden perdu.
Abdiquer ? Autant disparaître ! A quoi bon devenir si petit que plus personne ne vous remarque ? La relation à deux n'était donc possible qu'à condition d'être une ombre ?
La confiance est souvent une des forces de la paresse.
L'homme a reçu de la nature une clef avec laquelle il remonte sa femme toutes les vingt-quatre heures.
Les plus grandes distances ne sont pas celles que la nature a marquées par les lieux.
Tout ce qui paraît au-dessus de tes forces n'est pas forcément impossible ; mais tout ce qui est possible à l'homme ne peut être au-dessus de tes forces.
Il suffit d'abaisser notre prétention à dominer la nature et d'élever notre prétention à en faire physiquement partie, pour que la réconciliation ait lieu.
Le maintien de l'ordre repose sur la recherche d'un compromis préalable entre les forces de police et les manifestants.
On ne guérit d'une souffrance qu'à condition de l'éprouver pleinement.
Les plus grandes armes dans la conquête du savoir sont un esprit compréhensif et l'inexorable curiosité qui l'anime.
La connaissance, au fond, ne fait pas partie de la nature humaine. C'est la lutte, le combat, le résultat du combat, et c'est par conséquent le risque et le hasard qui vont donner lieu à la connaissance. La connaissance n'est pas instinctive, elle est contre-instinctive ; de même qu'elle n'est pas naturelle, elle est contre-naturelle.
La nature ne se presse pas et pourtant tout est accompli.
Le droit est la plus puissante des écoles de l'imagination. Jamais poète n'a interprété la nature aussi librement qu'un juriste la réalité.
Hélas ! Telle est la triste condition des hommes que leur bonheur consiste dans la plus prompte consommation de la vie.
Il y a deux femmes dans la femme. La première est un animal, doux, dévoué par nature ; la seconde un animal fou, méchant, trouvant un âpre plaisir aux souffrances de ce qui lui est associé dans la vie.
La nature judicieuse en tout ce qu'elle fait, a mis plus de gloire où il y a plus de dangers.
Les guerres passent. Seules les oeuvres de la culture ne passent pas. D'où mon amour de l'art. La musique, l'architecture ne sont-elles pas les forces qui montrent le chemin à l'humanité montante ? Quand j'entends du Wagner, il me semble percevoir le rythme du monde antérieur.
La nature a horreur du vice ; alors, elle le remplit avec n'importe quoi.
La vie humaine n'est point une lutte où des rivaux se disputent des prix ; c'est un voyage que des frères font en commun, et où chacun employant ses forces pour le bien de tous, en est récompensé par les [...] â–º Lire la suite
Les semences de bien que la nature met en nous sont si frêles et si minces, qu'elles ne peuvent résister au moindre choc des passions ni à l'influence d'une éducation qui les contrarie.
Toutes les fois que je revois les gravures du Faust, je me sens saisi de l'envie de faire une toute nouvelle peinture, qui consisterait à calquer pour ainsi dire la nature ; on rendrait intéressantes par l'extrême variété des raccourcis, [...] â–º Lire la suite
Un coup de foudre à peu près réciproque peut se transformer en passion durable à condition de l'entretenir à coup de voyages, de beuveries et de scènes de ménage gratuites.
C'est au moment où nos forces diminuent de moitié que nos années comptent double.
La joie a la nature du plaisir et la profondeur de la douleur.
La tactique est la théorie de l'emploi des forces au combat alors que la stratégie est celle de l'emploi des combats en vue de la décision finale.
Les gens peuvent être incités à avaler n'importe quoi, à condition qu'il soit suffisamment assaisonné d'éloges.
Tels les hommes sortent primitivement du règne animal, - au sens étroit, - tels ils entrent dans l'histoire : encore à demi animaux, grossiers, impuissants encore en face des forces de la nature, ignorants encore de leurs propres forces ; par conséquent, pauvres comme les animaux et à peine productifs qu'eux.
Je m'étonne de tomber dans l'angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c'est la condition de l'ivresse du coeur. Mais c'est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c'est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d'abîme !