Il y a deux actes légaux de la vie pour lesquels on doit se cacher avant de les accomplir : le vote et l'amour.
On n'est jamais si bien traité que par soi-même.
Les premières étreintes sont toujours un peu ratées. On se jette l'un sur l'autre, à l'aveuglette ; poussé par trop de hâte on ne prend pas le temps de faire connaissance avec une peau, une odeur, un sexe étrangers.
Le plus grand des affronts est celui qu'on reçoit lorsque ce qu'on a avancé est connu publiquement pour faux.
Lorsqu'on prend un gourdin pour appeler un chien, il ne vient pas.
On a souvent honoré du titre de sage ceux qui n'ont eu d'autre mérite que de contredire leurs contemporains.
Les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons Ce sont les généraux des p'tits soldats de plomb.
On a tous les droits quand on a le spleen.
L'homme vit de pain et de mots, or on oublie parfois de lui offrir ces paroles qu'il prend plaisir à recevoir...
On n'est pas forcément du pays où l'on est né. Il y a des graines que le vent aime semer ailleurs.
Blâmez-le ou louez-le, on ne peut nier le cheval sauvage en nous.
Parce que moi quand je te regarde belle comme t'es, dans ta boutique là, avec tes ongles, avec tes bras, tes beaux yeus, tes petits seins, tes cheveux qui sentent bon comme quand on sort de la douche... Et ben pour moi, t'es une putain de princesse. Ma princesse.
J'ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c'est de rester où on est et d'attendre qu'on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici.
L'amour c'est comme le beau temps Ça change change bien souvent On ne sait jamais très bien L'amour qu'il fera demain.
Ce qui fait que la plupart des femmes sont peu touchées de l'amitié, c'est qu'elle est fade quand on a senti l'amour.
Ce qu'on dit être nouveau en ce monde, c'est l'histoire qu'on ignore.
On ne devient pas humble en prétendant l'être.
Actuellement, on fait tout pour les handicapés... Regardez les cinémas, ils les ont rendus accessibles aux handicapés physiques? Et la télé, accessible aux handicapés mentaux.
Quand on n'a rien à dire, on prend le temps d'observer, et l'on écrit alors beaucoup.
C'est encore en blaguant avec la vie qu'on est le moins malheureux.
Quand on tient à ses souvenirs, on devrait fuir comme la peste les endroits où l'on a été heureux.
La religion n'est plus qu'un marché aux puces où l'on troque avec le ciel. La foi, l'espérance et la charité sont bien loin des préoccupations humaines.
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
Une fois que les mots ont passé vos lèvres, on ne peut pas les ravaler.
Parce que les actes humains pour lesquels on établit des lois consistent en des cas singuliers et contingents, variables à l'infini, il a toujours été impossible d'instituer une règle légale qui ne serait jamais en défaut.
Quand on vieillit, le regard intérieur se fait myope. On rêve moins. On devient plus avide et plus avare. On vieillit quand on commence à se retourner.
Tout ce qu'on ne connaît pas paraît magnifique.
Le moyen le plus direct de gagner la renommée est d'affirmer avec une ferme assurance et le plus souvent possible qu'on la possède déjà.
Tous ceux qui disent qu'on peut être heureux et libre dans la pauvreté, sont des menteurs, des fous et des sots.
On a beau avoir son coeur et son intelligence à soi, il y a quelque chose qui vient de plus loin que de sa propre chair.
N'est-ce pas toujours ainsi que cela commence ? D'abord l'envie, puis le besoin d'écrire et, finalement, l'oeuvre littéraire qui apparaît à mesure qu'on se raconte.
En amour, il ne faut se permettre d'excès qu'avec les gens qu'on veut quitter bientôt.
On n'ose guère avouer que l'on voudrait les plaisirs du vice en récompense de la vertu.
Etre dans son lit serait une expérience à la fois parfaite et sublime si l'on pouvait avoir un crayon assez long pour dessiner sur le plafond.
On peut toujours compter sur l'amitié, alors qu'il faut être sur ses gardes en amour.
La littérature, drôle de métier : moins on en fait et mieux il faut faire.
On parle toujours du boulevard des Filles du Calvaire, mais jamais du calvaire des filles du boulevard.
Un père n'est jamais expert : quand on est père, c'est pour la vie.
On peut réinventer chaque jour le luxe et le banal, la démesure et le commun.
Anniversaire : Le plus désolant n'est pas d'avoir l'âge qu'on annonce mais de penser qu'on n'aura plus jamais moins et qu'à partir d'un certain âge on dit n'importe quoi sur l'âge.
Faire des textes de chansons, c'est comme si on avait un petit filon en soi, et j'ai toujours su qu'un jour ce filon serait épuisé.
Celui qui loue fait semblant de rendre, mais, en vérité, il veut qu'on lui donne !
Si on pouvait recouvrer l'intransigeance de la jeunesse, ce dont on s'indignerait le plus c'est de ce qu'on est devenu.
On prend parfois comme une mauvaise habitude d'être malheureux.
J'adore les enfants, surtout quand ils pleurent, parce qu'alors on les emmène.
Si l'on veut savoir le peu de cas que Dieu fait de la richesse, il n'est que de regarder ceux à qui il la dispense.
Au lieu de raturer sur un passé que l'on ne peut abolir, essayez de construire un présent dont vous serez ensuite fier.
On peut défaire n'importe quel bonheur par la mauvaise volonté.
On est toujours un peu étranger dans la vie et très seul.
Tout homme que la fortune seule a fait homme public devient presque toujours, avec un peu de temps, un particulier ridicule. L'on ne revient plus de cet état.