Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
On jette à la rue les vieux balais.
Ce qui est agréable dans l'écriture, c'est qu'on est en même temps l'acteur, le directeur, l'auteur et même le musicien.
On peut rendre fou quelqu'un en l'empêchant de rêver. On peut aussi sauver sa vie en écoutant ses rêves à temps.
Le destin ne décide pas de tout, on a toujours le choix.
La vie est un piège dans lequel on finit tous un jour ou l'autre par tomber.
L'éloignement dans le futur de la date de péremption d'un produit est inversement proportionnel à l'envie que l'on a de le consommer.
Pendant douze ans on a fait chambre commune mais rêve à part.
Dans une nation qui est dans la servitude, on travaille plus à conserver qu'à acquérir. Dans une nation libre, on travaille plus pour acquérir qu'à conserver.
Et dans les abattoirs Où l'on traîne les boeufs La mort ne vaut guère mieux Qu'aux arènes le soir.
Des fois on croit qu'on tourne une merde et c'est un chef-d'oeuvre. Des fois on croit qu'on tourne une merde, et c'est une merde.
Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
La cabaret c'est un laboratoire, on ne peut pas être plus proche du public. Le cabaret ne triche pas, il est juste et impitoyable, il apprend l'efficacité, l'assurance.
Le rapport à la pensée est un rapport amoureux et les problèmes sont désirés de la même manière qu'on désire une femme ou qu'on désire aller quelque part.
Que la chance t'accompagne en premier, et qu'on te mette du henné aux pieds.
On fait pas d'aveugles sans casser des yeux.
Vous seriez surprise de voir ce avec quoi on peut vivre.
On aime l'autre pour sa folie, même en sachant qu'on doit en souffrir, puisque c'est la marque qu'il va laisser en nous.
On ne lave pas du sang avec du sang mais avec de l'eau.
On se refuse de croire aux sottises des hommes intelligents ; quelle entorse aux droits de l'homme !
Les mensonges qu'on invente ressemblent à la vérité qu'on ne veut pas dire.
Quand on a vraiment la chance d'ignorer quelque chose, on ignore aussi qu'on a cette chance.
On ne peut pas faire une théorie scientifique d'un individu, puisque chacun est unique, mais on peut faire une théorie scientifique des conditions universelles d'existence des individus.
On est gai le matin, on est pendu le soir.
La critique ne doit pas s'écrire : on la parle. A quoi bon écrire ce qui est fait ? Seule, l'oeuvre d'art se fait plume en main.
On avait envie de lui dire, comme une mère à un enfant qui se gratte la tête : "Veux-tu bien laisser ta conscience tranquille !".
Quand on est son propre maître, on ne se sent pas victime de son environnement.
Jeûnez et vous acquerrez la santé. Il est un repos qu'on assigne à l'appareil digestif, il débarrasse le corps de parasites, assainit les intestins...
Il est important d'exprimer ce que l'on ressent. On ne peut pas espérer que les autres le devinent.
Quand on aime on ne compte pas... Ca tombe bien, je suis mauvaise en calcul !
On ne vit que d'illusions. Les apparences sont infiniment plus savoureuses que les réalités.
Il faut être juste avant d'être généreux, comme on a des chemises avant d'avoir des dentelles.
Plus on est content, plus on est gourmand de félicité.
Quand on n'attend rien, c'est alors que le temps passe.
Ce n'est pas en rassemblant un borgne et un paralytique qu'on fait un champion de cross.
La vie n'est pas toujours ce qu'on espérait, mais en tirer le meilleur parti est la seule manière d'être heureux.
Alors moi je ris doucement,Comme on rit aux enterrements,En me disant qu'au fond mourir,C'est ne plus s'arrêter de rire.
Je sais bien que t'as pas buté l'autre imbécile ! Mais t'en a fait flinguer d'autres ! Si on rajoute à ça le racket, la drogue, les putes, ça fait une jolie carrière quand même ! Les vingt ans que tu vas prendre, c'est'un peu la médaille du travail qu'on va te remettre.
La différence entre la vie et la mort est parfois si mince qu'il est préférable de croire que l'on est vivant.
Quand il suffit d'un rien, on n'a pas besoin de grand-chose.
Vingt ans, c'est l'âge où l'on peut encore adopter un autre comportement quand on s'aperçoit qu'on s'est trompé...
On ne sait de quoi se réjouir, ni de quoi s'affliger dans la vie. Le bien amène le mal, le mal amène le bien.
Quand on est bonne mère, ça fait tout pardonner.
On a besoin dans la nuit de croire au soleil.
Plus le comédien est grand, plus il sait réduire notre sottise à une formule comique terrifiante et inéluctable, et plus on est contraint de rire.
C'est l'âge qui nous a forcé à arrêter, mais il reste l'envie de fumer. C'est la même chose que pour faire l'amour. On ne le fait plus mais on en a encore envie.
Etrangement, se mêle une notion de douleur à l'amour que l'on porte à certain livre.
La joie, c'est en soi qu'on la trouve, pas ailleurs.
On passe toute sa vie à chercher une vérité qui nous torture, sans savoir qu'une fois confronté à sa lumière, la route ne fait que s'ouvrir à soi.
Pour moi, l'élégance n'est pas de passer inaperçu mais d'aller à l'âme de ce que l'on est.