Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
Le romancier est indispensable à l'historien et, inversement, il n'y a jamais eu de grand romancier qui n'ait été un peu historien.
C'est surtout lorsqu'on est obligé de parler de soi que la brièveté est nécessaire.
Un problème livré à lui-même se dessèche ou pourrit. Mais fertilisez un problème à l'aide d'une solution et vous allez en faire éclore des dizaines.
Celui qui se connaît lui-même est sage.
Il n'y a que deux endroits Où l'on n'a pas à se gêner : Chez soi et chez les autres.
Le goût est la conscience littéraire de l'âme.
L'histoire est un roman d'aventures, sanglant certes, mais toujours grand ouvert.
Le romancier n'est ni historien ni prophète : il est explorateur de l'existence.
La joie est un plaisir que la conscience torture. On appelle joie les plaisirs qu'on se refuse pour se donner bonne conscience.
Il vaut mieux être un grand chez soi qu'un petit chez les autres.
Le roman est autant un artefact verbal qu'un poème lyrique.
La conscience d'avoir bien agi est une récompense en soi.
S'éteint de lui-même ce qui n'a en lui aucune étincelle.
A force d'écrire pour soi tout seul, il arrive que, sans l'avoir prémédité, on se trouve avoir aussi écrit pour tout le monde.
C'est l'enfant lui-même qui doit s'éduquer, s'élever avec le concours des adultes. Nous déplaçons l'acte éducatif : le centre de l'école n'est plus le maître mais l'enfant.
Encore une fois, penser à soi avec abstraction des choses naturelles, c'est ne penser à rien.
Une mauvaise écriture est une des formes du mépris qu'on a pour autrui ; car elle prouve qu'on attache plus de prix à son propre temps qu'à celui des autres.
Le roman rend aussi le silence : ce qui se dit lorsqu'il ne se dit rien, et là-dedans chacun voyage.
Je suis un ami des bêtes et j'aime particulièrement les chiens. [...] Quelles bêtes merveilleuses : intelligentes, attachées à leur maître, braves, sensibles et belles ! Un chien d'aveugle est une des choses les plus émouvantes qui soient. Il est [...] â–º Lire la suite
La douleur de vivre, c'est la conscience obscure de se sentir mourir.
Ne songer qu'à soi et au présent, source d'erreur dans la politique.
Je pense que c'est un grand honneur de gagner un Oscar, mais je pense que si vous visez à être récompensé dans votre vie, vous n'irez nulle part. Je pense que la plus grande récompense est le travail lui-même et ce que vous en retirez et les liens que vous établissez avec d'autres personnes.
Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part.
On est toujours reconnaissant envers les gens qui ne s'effarouchent pas devant la part de soi qui sombre.
Si médiocre soit-il, un personnage de roman est toujours supérieur à un être humain.
Le romancier est l'historien du présent, alors que l'historien est le romancier du passé.
Un père qu'on voit rarement, auquel on pense rarement, c'est encore quelque chose au-dessus de soi ; et c'est doux de sentir quelqu'un qui est plus haut, qui peut être un protecteur, qui nous est supérieur par l'âge, la raison, la responsabilité.
Ce n'est pas assez de faire des pas qui doivent un jour conduire au but, chaque pas doit être lui-même un but en même temps qu'il nous porte en avant.
La vie pour moi est un peu un conte de fée des (frères) Grimm.
Un roman est l'histoire des jours où une vérité se fait jour.