N'est-il pas très peu raisonnable de demander à un homme de penser des autres beaucoup plus de bien qu'il n'en saurait penser de lui-même ?
Quand un enfant se barbouille en mangeant de la crème au chocolat, tout le monde rit ; si c'est un enfant handicapé, on ne rit pas. Celui-là, il ne fera jamais rire personne, il ne verra jamais des visages qui rient en le regardant, ou alors quelques rires d'imbéciles qui se moquent.
Que reste-t-il d'un homme infidèle ? Son nom, sa situation, sa fortune, trois choses dont bien des femmes savent se contenter.
Notre raison nous rend quelquefois aussi malheureux que nos passions ; et on peut dire de l'homme, quand il est dans ce cas, que c'est un malade empoisonné par son médecin.
Nous sommes tous des enfants... il n'y a que le prix des jouets qui changent...
C'est un facteur qui apporte une lettre à un type. Il lui dit: - Tenez, une lettre qui arrive par avion. - Menteur, je vous ai vu arriver sur votre vélo !
L'espoir, une des rares choses que l'on entretienne à peu de frais - souvent même pour rien.
Quand il est trois heures à New York, il est encore 1938 à Londres.
Décan : terme astrologique dont il faut seulement retenir que le dernier est loin d'être le plus brillant.
La première idée d'une femme qui veut s'égaler à un homme, est de lui faire partager sa faiblesse.
Chéri. J'ai quelque chose à te dire... il y a une famille de chinois dans notre salle de bains.
Même si nous n'avons pas pu briser ce plus haut et dur plafond de verre, grâce à vous, il y a maintenant 18 millions de fissures dedans. Et la lumière brille au travers comme jamais auparavant, nous remplissant de l'espoir et de la certitude que le chemin sera plus facile la prochaine fois.
Il n'y a pas de fatalité extérieure. Mais il y a une fatalité intérieure : vient une minute où l'on se découvre vulnérable ; alors les fautes vous attirent comme un vertige.
L'art : une certaine manière de créer l'osmose parfaite entre l'objet et moi. Je suis unique, il doit le devenir.
Plus ou moins refoulé, nié, censuré, le passé bouillonne tout le temps en vous et il se projette sur le futur immédiat ou lointain.
L'amour vient sans raison, sans mesure, et il repart de même.
Il est doux de pleurer, il est doux de sourire Au souvenir des maux qu'on pourrait oublier.
Le blond, il a pas lui, la feuille de salade coincée entre les dents. Non, il a un système autorotatif ou je sais pas quoi ce qu'il a dans la bouche.
Le possible est d'hier et il a eu lieu : l'impossible seul reste encore à naître.
Si le battement d'aile d'un papillon peut déclencher un ouragan à l'autre bout de la planète, il vaudrait mieux se retenir et ne plus jamais éternuer.
L'âme ne peut vivre sans amour, il lui faut toujours quelque chose à aimer puisque c'est par amour que Dieu l'a créée.
L'homme qui se sent réellement puissant ne veut rien devoir au costume ; il prétend être reconnu sans les insignes, et être acclamé tout nu.
Les abolitionnistes mettent la morale au premier plan de leurs préoccupations. Ce sont des déontologistes : pour eux, une action ne doit pas être décidée qu'en fonction du fondement moral qui lui est propre. Or tuer un animal pour le manger est une mauvaise action, car elle est moralement répréhensible.
Dans toute action qu'on entreprend, il y a quelque chose qui finit, à la longue, par vous déformer.
Voyez-vous, le bonheur est une chimère, il n'existe pas, je n'y crois pas.
Le mal est double : il y a celui qui ne dépend pas de nous et celui qui en dépend.
Ecoute, ne le prends pas personnellement, d'accord ? Je n'aime pas la plupart des gens. Il est dans la grande majorité.
La vérité ne blesse pas par elle-même. Elle fait mal car elle brise une illusion.
- Il n'y a rien de mal a ce qu'un homme prenne du plaisir dans son travail. Moi même je ne rejette pas mon désir de rejeter chaque péché contre son pécheur. - Euh attends une minute t'as tué que [...] â–º Lire la suite
C'est bien d'introduire plus de concurrence là où il y a des monopoles sclérosés.
Un romancier est souvent un somnambule, tant il est pénétré par ce qu'il doit écrire, et l'on peut craindre qu'il se fasse écraser quand il traverse une rue.