Ce qui gâche un peu la littérature contemporaine, c'est le désir de dépayser le lecteur par des choses bizarres, inattendues. L'aventure est partout.
L'humour, le cinéma et la littérature sont là pour leur permettre de digérer et de gouverner ces penchants inconscients.
Si vous gâchez l'éducation de vos enfants, ce que vous pouvez réussir à côté importe peu !
Toute écriture littéraire s'emploie à cacher un secret.
Je regardais au loin... Une armée d'enfants rangée en bataille. Ils étaient cependant immobiles, mais en transe. Je les voyais, non loin de moi, envoutés par le désir d'aller à la mort. Hallucinés par des champs illimités où, un jour, ils s'avanceraient, riant au soleil : ils laisseraient derrière eux les agonisants et les morts.
Il y a dans la mise en scène d'un bon repas autre chose que l'exercice d'un code mondain ; il rôde autour de la table une vague pulsion scopique : on regarde (on guette ?) sur l'autre les effets de la nourriture.
On ne peut dire à quel moment précis naît l'amitié. Si l'on remplit un récipient goutte à goutte, il finit par y en avoir une qui le fait déborder ; ainsi, lorsque se succèdent les gentillesses, il finit par y en avoir une qui fait déborder le coeur.
La littérature bouleverse des vies quand on rencontre le livre qui donne envie de lire.
Il m'arrive d'avoir des regrets, car le fait d'être quelqu'un de tempéré m'empêche d'accomplir des actions qui nécessitent un peu plus de feu.
La mort est éternelle, peu importe quand elle commence.
La descente dans l'Hadès est à peu près la même quel que soit l'endroit où nous commençons.
On ne guérit jamais de son enfance. On peut l'analyser, prendre un peu de distance, pardonner. Les émotions demeurent. Enfouies, mais entières.
Mieux vaut éprouver au réveil les tenailles du désir plutôt que celles du remords.
Les étoiles parmi les étoiles ne donnent que peu de lumière et pas davantage de chaleur.
L'intelligence du poète n'est que de l'intuition.
Prenons-y garde, nous aurons peut-être un jour à nous reprocher un peu trop d'indulgence pour les philosophes et pour leurs opinions. La philosophie trop audacieuse du siècle a une arrière-pensée.
Les drogues nous ennuient avec leur paradis. Qu'elles nous donnent plutôt un peu de savoir.
La vie est un peu comme un jardin - vous devez trouver le temps de planter les graines pour que de belles fleurs poussent.
Je peux être un peu trop sage...
Arrête de passer ta vie à fuir, angoissé par l'avenir, parce qu'y'a rien à faire pour s'préparer au pire. Comme les attentats, les mauvaises nouvelles frappent quand tu t'y attends pas, des proches un peu pressés partiront avant toi.
Se faire peur pour apprivoiser la peur, telle est la volupté du roman noir, du film d'épouvante.
On est toujours un peu étranger dans la vie et très seul.
Je suis à peu près une patate de canapé.
C'est pourquoi je prends les devantsPour affirmer dès maintenantCroyez pas ces vieux imbécilesJ'avais une santé de ferJe n'avais qu'un petit traversJ'avais le coeur un peu fragile.
Plus les individus sont détruits, plus grand est leur désir de se rattacher à une collectivité.
Mes parents ont travaillé très fort pour communiquer d'autres valeurs qu'ils jugeaient importantes, telles que l'intégrité, le courage, l'humilité, le traitement des autres avec dignité et respect et la soif de connaissances.
Là où l'homme aperçoit un tout petit peu d'ordre, il en suppose immédiatement beaucoup trop.
Si vous ne pouvez pas faire de grandes choses, faites de petites choses avec beaucoup d'amour. Si vous ne pouvez pas les faire avec un grand amour, faites-les avec un peu d'amour. Si vous ne pouvez pas les faire avec un peu d'amour, faites-les quand même.
La lecture des évangiles produit d'abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l'inconscient des hommes d'aujourd'hui.
Les vrais acteurs gardent toujours un peu de jeunesse en eux. Ce sont des enfants.
Ma poésie est vive comme le feu,elle glisse entre mes doigts comme un rosaire.Je ne prie pas, car je suis un poète de la disgrâcequi tait parfois le travail d'une naissance d'entre les heures,je suis le poète qui crie et [...] ► Lire la suite