On ne doit jamais rêver au passé ou à l'avenir ; on doit rêver au présent...
La route du passé se mesure par les morts qu'on a laissés tout au long.
Essayant de donner, on voit qu'on n'a rien, Voyant qu'on n'a rien, on essaye de donner, Essayant de donner, on voit qu'on n'est rien, Voyant qu'on n'est rien, on désire devenir, Désirant devenir, on vit.
De profession à profession, on se devine, et de vice à vice aussi.
C'est assez curieux, cette façon qu'on a de se livrer au dentiste, abandonné et réticent.
On se souvient d'une atmosphère parce que des jeunes filles y ont souri.
C'est à ce signe qu'on distingue les vrais héros : ils ne se plaignent jamais de leur sort.
J'adore le Seigneur, on m'explique sa loi, Dans son livre divin, on m'apprend à la lire.
Convive : c'est tout ce qu'on demande !
Tant que l'on n'est pas prêt à affronter éventuellement la contrariété des autres, ce n'est jamais le moment pour s'affirmer...
Quand on dirige un pays, il ne faut pas hésiter à être dur et cruel pour le sauver.
- Jack c'est un travail délicat. - Oh ce n'est pas ce qu'on en pensait à Paris. - À Paris ? Vous voyagez beaucoup, pour un pauvre... Heu, enfin une personne au moyens limités. - Oh un garçon pauvre vous pouvez le dire !
Les choses les plus éloignées l'une de l'autre se rapprochent lorsqu'on accroît la distance qui les sépare.
L'union avec plus puissant que soi est un grand danger, sauf au moment où l'on est attaqué par un ennemi.
On ne peut décomposer précisément que ce que l'on comprend.
On ne meurt pas d'un trou à son pantalon, sauf si l'on est scaphandrier.
Quand on veut honorer les gens, il faut que ce soit à leur manière, et non pas à la nôtre.
Une fois qu'une femme vous a donné son coeur, on ne peut plus se débarrasser du reste.
Si l'on retranchait du patriotisme de la plupart des hommes la haine et le mépris des autres nations, il resterait peu de choses.
Il y a des instants qu'on voudrait voir durer la vie entière. Cela tient à une secrète plénitude, à un mystérieux apaisement en nous de l'inquiétude, cette autre forme du désir.
Ce n'est qu'en pardonnant qu'on ne se trompe pas.
On est bien près d'aimer quand on comprend.
On parle à une femme, on lui dit des phrases en sachant bien qu'elle ne comprend pas, comme on parle à un chien ou à un chat.
On intervient toujours trop tôt dans la vie des autres.
Les maladies sont des questions posées. Ce sont aussi des tâches à remplir, et même des distinctions. Le fait décisif, c'est la manière dont on les supporte.
On ne voit jamais les personnes comme elles sont vraiment, on essaie de les deviner.
Lorsque le coeur devient vieux, on ne sent plus aussi facilement bouleversé par de petites choses.
Pour qui vit-on ? Pour qui écrit-on ? Devant qui, en fin de compte, est-on moralement responsable de ses actes ?
On gagne toujours quand on parie sur l'homme.
Quand on aime la vie, on dort.
Privilège de l'âge mûr. On récolte. Alors qu'auparavant, on semait.
On rirait aujourd'hui de celui qui n'oserait pas toucher la main d'un lépreux. Pauvre type !
L'enthousiasme des oies pour les hautes eaux est fort subtile, qui ne peut s'apprécier à sa juste valeur que si l'on a l'habitude de leurs commérage ; Mais l'enthousiasme des carpes est tellement visible qu'il est impossible de passer à côté.
En un mot, la poésie ne peut exister sans émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle les mots.
Vivre, ce n'est pas seulement faire pour soi, mais aussi ce que l'on fait pour les autres.
On ne vous en voudra jamais d'être trop poli.
L'amour est une maladie sans laquelle on ne se porte pas bien.
Il y a une sorte de plaisir à s'apercevoir qu'on est un peu dupe de ceux qu'on aime.
Si on ne peut pas rire au paradis, je ne tiens pas à y aller.
On aime toujours un peu à sortir de soi, à voyager, quand on lit.
A mesure qu'on avance dans la vie, l'amour de la société croît en vous avec le mépris des hommes.
Même si on nous promettait le paradis nous le refuserions. Car nous voulons le prendre.
Les gens sont disciplinés. Pensez, depuis le temps qu'on les enrégimente, qu'on les englobe, qu'on les planifie, qu'on les organise !
On ne trace pas de message sur une vitre propre.
On tolère mal la paix qui se fonde sur la liberté.
La vieillesse s'oublie car le coeur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d'aventures pour s'engaillardir.
Dans un poème ou une nouvelle, on peut décrire des objets parfaitement triviaux dans une langue on ne peut plus banale, mais d'une grande précision, et doter lesdits objets d'une force considérable, et même confondante.
Un slow, c'est le degré zéro de l'inspiration : comme une lettre où on mettrait seulement : Je t'aime.
Comme c'est triste de renoncer en un jour à être aimé. Comme c'est triste d'être écrivain, comme c'est triste d'écrire des livres, comme c'est triste de croire qu'on va être compris. Comme c'est triste d'être aimé des faibles.
En général, l'indulgence pour ceux qu'on connaît, est bien plus rare que la pitié pour ceux qu'on ne connaît pas.