On finit toujours par mépriser ceux qui sont trop facilement de notre avis.
Ce que nous montre le peintre ou le sculpteur n'est pas ce qu'on voit autour de nous. Ce que nous voyons voile la profondeur qui est à l'origine de la forme.
Quand on tire trop, on fait deux bouts.
L'amitié, elle, ne supporte aucun arrangement. Elle réclame l'entière sincérité des deux parties. Prendre une bière et faire trois blagues, on est toujours sûr d'y arriver. Mais rencontrer un interlocuteur avec qui on puisse vraiment discuter est quelque chose de rare.
La langue est un porc sauvage ; on ne peut la dompter.
Si bien doué que l'on soit, on ne fait rien de grand sans travail.
Le palais des Festivals à Cannes, c'est un endroit où on applaudit les toilettes avant d'aller se faire chier.
Ce n'est que par les beaux sentiments qu'on parvient à la fortune.
Il n'y a pas de sots métiers, c'est entendu... Mais il y a ceux qu'on laisse aux autres.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
Si les hommes étaient assez malheureux pour ne s'occuper que du présent, on ne sèmerait point, on ne bâtirait point, on ne planterait point, on ne pourvoîrait à rien : on manquerait de tout au milieu de cette fausse jouissance.
La vieillesse s'oublie car le coeur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d'aventures pour s'engaillardir.
Le théâtre est l'exercice d'un métier, inaccessible à l'esprit, dans lequel on ne peut rien comprendre que dans l'épisodique, le fragmentaire, le momentané, car la loi est "l'explicable" et "l'inconnaissable".
L'amour est un chien. Un chien dont on ne sait jamais ce qu'il a dans le tête. Tu peux le caresser. Il répond à tes caresses. Et puis, un jour, il te mord, tu ne sais pas pourquoi.
Mes racines, c'est la Corse. Et en Corse, on n'a pas pour habitude de se dégonfler ni de se dérober.
Aimer d'abord, il sera bien temps, ensuite, de savoir pourquoi on aime.
Tout est biaisé, revu, recharmé. Si on pouvait retourner vraiment dans les décors d'autrefois, sûr qu'on serait déçu, qu'on n'y tiendrait pas tellement. L'enfance c'est un paradis perdu qu'on recherche toujours, qu'on ne retrouve jamais, qui n'existe pas. Il faut rester seul avec ses rêves... la sagesse.
J'ai toujours détesté les politiques, car je déteste que l'on s'occupe de moi. Je respecte certains gestes. Mais on nous prend pour des enfants
On peut essayer de convaincre les hommes par ses propres raisons, on ne les persuade que par les leurs.
Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester à terre.
On a beau trouver la force dans le droit, celle du nombre sera toujours supérieure.
Il n'est que de vivre : on voit tout et le contraire de tout.
Ce n'est qu'en pardonnant qu'on ne se trompe pas.
Les plus grandes difficultés sont là où on ne les attend pas.
On ne peut plus écrire quand on ne s'estime plus.
L'instinct de survie, on le sait, est dispensateur de talent.
Dans un poème ou une nouvelle, on peut décrire des objets parfaitement triviaux dans une langue on ne peut plus banale, mais d'une grande précision, et doter lesdits objets d'une force considérable, et même confondante.
La vraie lecture commence quand on ne lit plus pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
On ne plaint guère les gens qui retombent dans leurs erreurs.
Les premières phrases : La vertu du catch, c'est d'être un spectacle excessif. On trouve là une emphase qui devait être celle des théâtres antiques.
La première mention de Robin des bois que l'on possède se trouve dans "The vision of piers the plowman", qui date de 1377 ou 1378 ("I can rymes of Robin Hood and Rodolf, Erle of Chester"). Mais à cette époque, [...] ► Lire la suite
Dans l'univers Barbie, on séduit avec son corps plus qu'avec ses mots. Et dans le nôtre ?
Le mariage s'effectue entre un homme et une femme. Je ne pense pas qu'il soit positif de changer cette règle, parce qu'alors, si l'on part de ce principe, on peut aller à la limite très loin dans la modification de notre civilisation.
A Londres, on peut dire qu'il y a huit mois d'hiver et quatre mois de mauvais temps.
Si on se laissait aller à aimer les gens gentils, la vie serait atroce.
Les touristes, en général, se renseignent auprès des autres touristes, qui ne connaissent guère mieux leur chemin. Cela complique toujours tout. Surtout quand on ne parle pas la même langue.
L'ennui est un avertissement, qu'on n'écoute jamais trop.
On voit des avares devenir prodigues, mais on ne voit pas des prodigues devenir avares.
On ne joue pas du temps. C'est lui qui se joue de nous.
On ne peut rien dire de Dieu, même qu'il n'existe pas.
On blâme la frisure quand on n'a plus de cheveux et on médit les pommes quand on n'a plus de dents.
Il y a une jouissance dans les ruptures, si on ne se laisse pas prendre par la pitié.
On hait, on admire ; on hait si l'on ne peut atteindre ; on admire ce que l'on croit un jour pouvoir posséder.
On parle à une femme, on lui dit des phrases en sachant bien qu'elle ne comprend pas, comme on parle à un chien ou à un chat.
On n'est jamais si fortement tenté de croire aux dieux que lorsqu'on devient dieu soi-même. Mais celui qui fait croire en lui a tout à gagner et le dieu tout à perdre.
On ne lit pas pour être inspiré. On lit pour se tranquilliser l'esprit, pour trouver pire que ce qu'on est...
La vie est un pur phénomène du hasard : on peut calculer le nombre de possibilités existant dans l'ordre des chromosomes, mais qui peut prévoir les chances qui s'offrent à un nouveau né ?
Comme c'est triste de renoncer en un jour à être aimé. Comme c'est triste d'être écrivain, comme c'est triste d'écrire des livres, comme c'est triste de croire qu'on va être compris. Comme c'est triste d'être aimé des faibles.
Les événements mémorables ne ressemblent jamais à ce qu'on attend d'eux.
Les laides, on ne saurait en parler ; c'est assez qu'il y en ait.