Le premier baiser est l'effleurement des lèvres de la rose par les doigts délicats de le brise où l'on entend la rose pousser un long soupir de soulagement et un et un doux gémissement.
Regarder un film de Kubrick, c'est comme regarder le sommet d'une montagne depuis la vallée. On se demande comment quelqu'un a pu monter aussi haut
Maintenant, tout est plus éphémère. On télécharge un morceau à la mode et on l'oublie en huit jours.
On pardonne plus ses rides à un homme qu'à une femme.
Le rire est associé au corps qu'on ne maîtrise plus, au corps qui déborde le corps, ce qui constitue un péché.
Les rêves sont des mouvements secrets qu'on ne met pas assez à leur vraie place.
On m'a dit que j'étais la troisième personne la plus connue au monde. J'en suis encore étonné. Je dois avoir une tête qui marque!
L'amour c'est comme le Tour de France : on l'attend longtemps et il passe vite.
On ne trouve guère d'ingrats tant qu'on est en état de faire du bien.
Le commencement et le déclin de l'amour se font sentir par l'embarras où l'on est de se trouver seuls.
Enfant : fruit qu'on fit.
La possession de ce qu'on aime est une joie plus grande encore que l'amour.
A force d'être malheureux on finit par devenir ridicule.
Il est des morts qu'il faut qu'on tue !
On ne demande conseil que pour appuyer ses convictions.
Le mot "concret" a ceci de particulier que plus on l'évoque, plus il est "abstrait".
On est fidèle à soi-même, et c'est tout.
Pour le diplomate, le dernier mot de l'astuce est de dire la vérité quand on croit qu'il ne la dit pas, et de ne pas la dire quand on croit qu'il l'a dit.
On a beau trouver la force dans le droit, celle du nombre sera toujours supérieure.
C'est une espèce de bonheur, de connaître jusqu'à quel point on doit être malheureux.
Plus la situation est mythique, moins on accepte que les personnages de nos romans publics s'en tirent sans mystère.
On ne définit pas le succès une fois pour toutes, dans l'abstrait. Il se mesure aux servitudes particulières surmontées.
L'écriture, c'est comme un iceberg, avec un dixième émergé. La partie émergée, c'est le premier roman. Ensuite, il y a le deuxième, le troisième... A chaque roman, on va plus profond.
Les petits, on les pend ; les grands on les laisse courir.
On s'aperçoit qu'on s'aime, le jour où l'on apprend qu'on ne pourra jamais plus s'aimer.
Aujourd'hui encore, la censure tolère à peine, dans les théâtres, les signes de croix, alors qu'on ne craint pas d'en tirer des effets comiques dans la très catholiques Espagne;
ÉvidemmentÉvidemmentOn danse encoreSur les accordsQu'on aimait tantÉvidemmentÉvidemmentOn rit encorePour les bêtisesComme des enfantsMais pas comme avant
On ne peut pas vivre sans humour; si l'on est incapable de rire de soi, on risque de souffrir.
Le moi est une cabine d'essayage, on s'y enferme avec son miroir pour y choisir son image.
L'ennui quand on est tolérant, c'est que les gens pensent qu'on ne comprend rien au problème.
On peut se demander si les convictions les plus fanatiques ne servent pas parfois de simple lest au milieu du vide que l'homme a créé en persistant à s'interroger sur l'idée de Dieu et le sens ultime des choses.
Si de toutes les affections douces, de toutes les actions honnêtes et généreuses dont nous sommes fiers, l'on pouvait découvrir le premier et véritable germe, nous le trouverions presque toujours dans le coeur de notre mère.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
Peut-être qu'en dormant on s'entraîne à mourir ? A moins que l'on ne dorme en mémoire des morts ?
Les larmes, on sait bien qu'elles ne signifient rien, à peine une lâcheté de plus.
Il ne se fait pas plus long récit que ce qu'on nomme un résumé.
Si les révolutions traînent en longueur, c'est parce qu'on ne prend jamais que des demi-mesures.
A la demande d'un ami, on ne répond pas "plus tard".
On ne choisit pas son sujet. Voilà ce que le public et les critiques ne comprennent pas. le secret des chefs-d'oeuvre est là, dans la concordance du sujet et du tempérament de l'auteur.
C'est peut-être au dehors que l'on guette, mais c'est toujours au fond de soi que l'on attend.
Si l'on est convaincu par l'idée qu'il n'existe qu'une seule possibilité, les autres s'évanouissent.
On soigne un corps qui abrite une âme. Quand celle-ci est torturée par des pensées, comment le corps peut-il être pansé ?
Je suis persuadé d'une chose, c'est qu'il faut toujours dire « Je t'aime » aux personnes qu'on aime.
Quand se décidera-t-on à prendre au sérieux les comiques ?
Il y a toujours une bagarre à la clé quand on cause religion.
On peut, sans s'avilir, s'abaisser sous les dieux, les craindre et les servir.
Malade, on voulut lui faire venir un médecin et il déclara : non, je veux un fossoyeur, car je déteste les intermédiaires.
On se dit quelquefois : si Dieu était partout, où se trouverait l'homme ?
Il y a plus d'honnêtes femmes qu'on le croit, mais pas tant qu'on le dit.
Avec l'amour et la pénicilline, on peut guérir le monde entier.