Mes racines, c'est la Corse. Et en Corse, on n'a pas pour habitude de se dégonfler ni de se dérober.
Mais quand un arbre tombe au milieu de la jungle, qui l'entend ?
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Je suis maintenant plus au clair avec ce que je suis, et je sais quand m'effacer [...] mais je ne pense pas que je me connaîtrai un jour complètement. Je connais mes racines et je connais mon but, mais mon caractère lui, continue d'évoluer.
N'est-il pas diablement aisé de se prendre pour un grand homme quand on ne soupçonne pas le moins du monde qu'un Rembrandt, un Beethoven, un Dante ou un Napoléon ont jamais existé ?
Savoir, et ne point faire usage de ce que l'on sait, c'est pire qu'ignorer.
Pour faire bon usage de la vie, il faut avoir dans la jeunesse l'expérience des années avancées, et dans la vieillesse la vigueur de la jeunesse.
Un arbre avec de fortes racines peut résister à la tempête la plus violente, mais il ne peut pas avoir de racines tant que la tempête apparaît à l'horizon.
Il n'y a rien de plus irritant que les choses dont on ne peut saisir la nature. Elles mettent au défi notre manie de tout nommer, de tout ranger par catégories précises.
Celui qui peut régner sur la rue règnera un jour sur l'Etat, car toute forme de pouvoir politique et de dictature à ses racines dans la rue.
Nous, on veut l'autodétermination du peule corse, faire en sorte que le peuple corse ne soit plus en situation coloniale à tous les niveaux.
Défendre d'aimer à une jeune et jolie personne, ce serait défendre à un arbre de porter des feuilles au mois de mai.
En Corse, chaque Corse est l'ennemi de son propre Corse.
Sur quelque arbre que ton père soit monté, si tu ne peux grimper, mets au moins la main sur le tronc.
Il y a des types qui croient ressembler à Napoléon parce que leur femme s'appelle Joséphine.
De la coutume du hara-kiri, les Japonais ont gardé la manie du cure-dents.
Le pouvoir, de même que l'amour, l'art ou la découverte, prend ses racines dans la mort.
La pensée : habitude physiologique d'un être dressé.
Était-ce de l'irréflexion, voire de la frivolité, ce penchant à parler de tout et de rien, dehors, avec en revanche, parmi les siens, cette habitude de taire ce qui engageait sérieusement l'existence ? Non, à mon sens, et c'est pourquoi je puis parler d'un silence.
Les racines de la créativité de la cuisine sont des personnes affamées qui essaient de comprendre comment prendre quelque chose qui n'est pas particulièrement frais ou tendre et le transformer en quelque chose de délicieux que tout le monde aimera.
C'est étonnant, cette manie des gens qui ont réussi à Paris de conseiller aux autres de rester en province !
Dans certains cimetières américains, certains défunts demandent que l'on plante un arbre sur leur tombe. Sans doute ces gens pensent-ils qu'ils ne mourront pas tout à fait si leur ADN passe dans l'arbre dont les racines vont s'enfoncer dans la tombe, proliférer, faire des rejetons... Le fantasme de l'immortalité revisité par la science !
Cette manie de faire des référendums pour un oui ou pour un non !
La manie de la justification est commune à ceux qui n'ont pas la conscience tranquille.
Si tes projets portent à un an, plante du riz ; à vingt ans, plante un arbre ; à plus d'un siècle, développe les hommes.
Si Napoléon a été le fossoyeur de la liberté de la Révolution, il a fait de l'Empire le plus beau moment de l'idée d'égalité de l'histoire de France.
Les mots qui valent ce qu'ils valent ont la fâcheuse habitude de limiter en voulant définir.
Oublier ses ancêtres, c'est être un ruisseau sans source, un arbre sans racines.
Sous un pli bleu je t'envoyais, la tendresse de Bernard Dimey,Tu trouvais que c'était joli, tu n'y as jamais rien compris,Je t'envoyais des chansons de Brel, celles qui frappaient où le coeur se fêle,Je pensais qu'elles pourraient peut-être, faire pousser un arbre au désert.
- Est-ce que par hasard ta femme te trompe ? - Pas par hasard, par habitude !
La réalité de la dictature était ce fleuve de sang et de boue, et moi j'étais une feuille détachée d'une branche d'un arbre et qui flottait, légère et étourdie.