On lave son linge sale en famille, mais si on est tout seul on peut aussi aller au Lavomatic.
Un texte n'est un texte que s'il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte reste d'ailleurs toujours imperceptible. La loi et la règle ne s'abritent pas dans [...] ► Lire la suite
Je ne crois pas qu'avoir étudié soit une si grande chose si l'on n'étudie plus.
Les réconciliations ont un intérêt tout spécial et qu'il faut savoir apprécier. Ce sont des rechutes légères, dont on revient complètement guéri.
Il y a des affections que l'on appelle amour, comme il y a des tisanes que l'on baptise champagne.
On se laisse attirer par la faiblesse, parce que c'est doux et tiède, et on s'y abandonne, et on finit pas sombrer dans la veulerie.
La géographie, ça sert à se repérer quand on voyage dehors.
Il se publie actuellement tant d'ouvrages sur la sexualité que l'on ne demande même plus aux gens de se taire dans les bibliothèques, mais seulement de conserver leur calme.
Une oreille attentive est exceptionnelle aussi bien pour celui qui écoute que pour celui qui parle. Lorsque nous sommes reçus à coeur ouvert, sans être jugés, qu'on nous écoute d'une oreille intéressée, notre esprit s'ouvre.
Quand on va dans un bureau de poste et qu'on voit comment les employés des P.T.T. manipulent les colis, on comprend mieux pourquoi le père Noël tient à apporter ses cadeaux lui-même.
Quand on regarde attentivement un cochon d'Inde, on remarque : premièrement que ce n'est pas un cochon, deuxièmement qu'il n'est pas d'Inde, et qu'en définitive seul le "d' " est authentique.
Quand on s'obstine dans l'erreur, on finit toujours par ne pas avoir tort.
On regrette moins ce qu'on n'a pas dit que ce qu'on a pu laisser échapper sans y réfléchir à deux fois !
On aurait tort d'être à moitié en vie, à moitié nous même.
Le mot amour est devenu vieux Il veut plus qu'on l'embête Trop de gens l'on gardé pour eux Il a mal dans sa tête.
"Heureux" même au singulier a une allure de pluriel. On ne peut pas être réellement heureux seul.
Aussitôt qu'on nous montre quelque chose d'ancien dans une innovation, nous sommes apaisés.
On ne se met pas en travers de l'inévitable, c'est courir après la mort.
La victoire s'use par ses excès ; on ne réussit véritablement qu'à force de patience défaite.
Parfois, ce n'est pas en aidant quelqu'un qu'on peut le mieux l'aider.
La solitude dans une communauté est une lubie chèrement payée. On ne donne jamais le bénéfice du doute à l'acte accompli en marge des autres.
Qui enfonce les portes ouvertes n'a pas à redouter qu'on lui casse les vitres.
Les musées sont les endroits les plus vivants du monde. On dirait une concentration d'humanité.
La vie n'est-elle pas qu'un long soupir puisqu'on dit d'une personne qui meurt : rendre le dernier soupir ?
On ne se donne pas bonne conscience uniquement en brûlant de l'encens et en vénérant des statues, encore faut-il des actes de justice et de bonnes actions.
Le théâtre reste un lieu où on n'expose pas un produit fini mais où le spectateur vit une expérience intime.
Lorsque l'ivresse de l'amour est passée, on rit souvent des comparaisons qu'elle nous a fait faire.
Les mauvaises herbes même sont de celles que l'on pourrait rendre bonnes en en usant congrûment.
On est plus facilement méchant dans la vie que dans un livre. Quand on écrit, on réfléchit davantage à ce qu'on fait. On se contrôle mieux.
On se dit "après moi le déluge". Mais on aimerait tous le voir, ce déluge !
Etre bête offre cet avantage, et aussi ce danger, que soi-même on ne s'en aperçoit pas.
On a beau le saisir par les yeux, un texte reste lettre morte si on ne l'entend pas.
Si prendre des vitamines ne vous maintient pas assez en bonne santé, essayez plus de rire : Le plus perdu de tous les jours est celui où l'on n'a pas ri.
Vous avez noté qu'on dit un steak de boeuf, une côte de boeuf, un roti de boeuf... Mais dès que le bestiau semble suspect, c'est la vache qui devient folle !
On peut sécher ses larmes, mais son coeur, jamais.
Au milieu d'un monde qui s'écroule, on veut mourir debout.
On a remarqué que tous les fous étaient philosophes et que tous les philosophes étaient fous.
A force de se faire dire qu'on est des tout-nus, peut-on finir par avoir vraiment froid ?
Le mariage, c'est la contrainte à un seul corps ! Déjà qu'on est prisonnier du sien ! Et quand la machine lâche, tout est fini.
Un mur où on a mis la main soi-même nous en apprend plus long sur la liberté de l'homme que tous les philosophes.
La vie ne vaut que par le bonheur que l'on donne, ou le malheur que l'on empêche.
A tromper autrui, l'on risque de se duper soi-même.
En faisant attention à la cuillerée, on perd tout le pot.
On appelle cahier des charges un volume destiné à définir une commande, dans lequel tout est prévu, sauf la bonne foi du vendeur.
Heureusement qu'il y a des mots qu'on peut dire sans savoir écrire.
Faire un film est un acte positif, même si l'on sait que le cinéma ne peut transformer le monde, encore moins le sauver.
Je vous mets au défi de me citer un film de Stanley Kubrick que l'on peut interrompre.
On ne souffre que par orgueil et l'homme orgueilleux seul croit qu'il vivra toujours.
- Pourquoi vous me regardez comme ça ? - Votre train a déraillé, une défaillance mécanique. On a retrouvé que deux survivants jusqu'ici : vous et cet homme. Il avait le crane ouvert et tout le côté gauche écrasé. Et pour répondre [...] ► Lire la suite
Les vices de l'homme, si pleins d'horreur qu'on les suppose, contiennent la preuve de son goût de l'infini.