On n'est jamais si malheureux qu'on croit, ni si heureux qu'on l'avait espéré.
C'est en forgeant qu'on devient musicien.
De toutes les douleurs, on ne peut faire qu'une mort.
Vivre avec un homme qu'on n'aime pas relève d'une sorte d'alcoolisme, alors que prendre un verre à l'occasion, c'est excellent pour la santé.
Avec un peu de psychologie et sans vulgarité, on peut tout expliquer à nos chères têtes blondes !
Avec un rien l'on fabrique une histoire énorme.
On pourrait penser qu'une rock star mariée à un super-mannequin serait l'une des plus grandes choses au monde, ça l'est.
L'époque la plus favorable pour la répression d'un abus, c'est le jour où on le découvre.
Il y en a qui ont le coeur si large qu'on y rentre sans frapper. Il y en a qui ont le coeur si frêle qu'on le brise d'un doigt.
Il est triste que l'on ne puisse voir les entrailles érudites des écrivains afin de découvrir ce qu'ils ont mangé.
Croire, c'est laisser à Dieu le soin d'expliquer les actes que l'on pose.
Au moment où l'on te cause un tort, adoucis ton amertume par le souvenir de tous les torts que tu as causés.
Les premières années de notre enfance sont si éloignées qu'on ne les additionne pas toujours aux nouvelles. On a l'âge de son coeur.
On fait des révolutions quand le peuple n'a rien à perdre et tout à gagner.
De la fréquentation de son pénis on tire des satisfactions inépuisables.
Il y a trop de lacets dans les routes de montagne. Pourquoi ne fait-on pas des routes à boutons ?
L'arbre n'est point jugé sur ses fleurs, sur son fruit, on le juge sur son écorce.
On ne peut pas résoudre les difficultés en jouant à cache-cache avec elles.
Je crains que ce ne soit dommage, car j'ai souvent entendu dire qu'on peut aussi bien trop se taire que trop parler.
Le seul travail que l'on puisse commencer par le haut, c'est creuser un trou.
On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.
Au zoo. Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.
Lorsque l'on doit doit faire quelque chose de déplaisant, on trouve mille choses futiles prioritaires.
Toutes choses s'enchaînent entre elles et leur connexion est sacrée et aucune, peut-on dire, n'est étrangère aux autres, car toutes ont été ordonnées ensemble et contribuent ensemble au bel ordre du même monde.
Les mots disent ce qu'ils veulent dire. On les emploie par besoin, sans plus. Ou alors on les emploie pour fausser l'idée.
On est obligé à présent de regarder l'imposant spectacle de l'évolution de la vie comme un ensemble d'événements extraordinairement improbables, impossibles à prédire et tout à fait non reproductibles.
On n'accepte pas vraiment l'alternance politique quand on refuse l'alternance économique.
Il ne suffit pas de se réveiller un beau matin avec l'envie de faire une bonne action pour que la personne à qui on donne un coup de main devienne tout à coup propre et rasée et vous dise merci avec un grand sourire.
Et voilà déjà la voiture de la gendarmerie qui arrive. Je vais à leur rencontre. Les voisins qui se trouvent là, autour de leur caravane, me laissent seule. Aucun ne bouge. Et les gendarmes restent dans leur voiture ! L'un [...] ► Lire la suite
À chaque fois, on me dit: «Vous êtes toujours bougon, etc.» Je ne sais pas quoi répondre, parce que selon moi, je n'interprète pas toujours des bougons.
Une manière commode de faire la connaissance d'une ville est de chercher comment on y travaille, comment on y aime et comment on y meurt.
Nos concitoyens aujourd'hui veulent trois choses : qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. [...] La considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée.
On peut pleurer pendant deux jours - on ne peut pas rire pendant deux heures.
En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
C'est comme ça, en perdant une illusion un jour qu'on devient tout autre le lendemain, et que plus rien n'est semblable.
On connaît le diable à ses griffes.
Egoïsme de prétendre vivre pour les autres : nul n'a besoin que l'on vive pour lui.
Une expérience mérite d'être vécue du moment qu'on peut la pousser jusqu'à ses dernières conséquences logiques et psychologiques.
Le monde entier n'est-il pas une vaste maison close dont on a perdu les registres ?
Le passé est bien passé : à le remuer, trouve-t-on autre chose qu'amertume ?
La solitude, on ne l'a jamais au bon moment.
Lorsqu'on respire une fleur, on respire le sexe d'un végétal.
Parfois, ce qu'on a sur le coeur s'entend mieux que ce qu'on dit avec la langue.
Souvent, vous le savez, on dit d'un grand artiste : à côté de son génie, c'était une vieille bête qui avait les idées les plus étroites.
Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, aux pullulements, aux grouillements, aux gesticulations. Le [...] ► Lire la suite
Ils abordaient l'Amérique avec espoir, détermination, et un peu de peur. On n'en renvoya que deux cent cinquante mille. Trois mille préférèrent se suicider en Amérique plutôt que de retourner vivre dans le pays qu'ils avaient fui.
Je pense qu'on arrive à un niveau d'obscénité inqualifiable en continuant à développer, pour une partie de la population des pays occidentaux, une richesse inconsidérée.
Les hommes politiques on le sait qu'ils sont ambitieux et que, par ambition, ils sont capables de dire n'importe quoi pour être élus.
[Jenny et Ryan venant de se disputer] - T'inquiète, bientôt, on en rira ! - On en rit déjà !
On n'exporte pas la démocratie dans un fourgon blindé.