On aimerait vivre sans vieillir et, en fait, on vieillit sans vivre.
Penses-tu qu'on peut vivre sans croire ? - Oui. A condition de vivre pour quelqu'un.
Il faut si souvent désobéir pour vivre une enfance décente.
Pour moi la société est une menace, dès qu'on vous demande de rentrer dans le rang, vous perdez l'essentiel de vous-même.
Il faut du temps pour être heureux. Beaucoup de temps. Le bonheur aussi est une longue patience.
Mais ce qui est proprement insensé, c'est que le mental considère comme le monde véritable celui de sa fabrication, qui n'a, je ne le redirai jamais trop, aucune existence d'aucune sorte, et c'est par rapport à ce monde totalement chimérique qu'il se permet de juger le monde réel.
La recherche du bonheur rend les gens tellement malheureux.
La nécessité est un mal, il n'y a aucune nécessité de vivre sous l'empire de la nécessité.
Tout passe, hélas, et change de saveur. Mes premières ivresses gustatives m'avaient rendu gourmand et débonnaire, enclin à la mansuétude. Elles se changèrent bientôt en aigreurs d'estomac. Vivre d'un travail alimentaire voué à l'alimentation a sans doute quelque chose d'intrinsèquement pervers - j'eus bientôt du mal à avaler.
Je ne pense pas que nous ayons un «droit» au bonheur. Si le bonheur arrive, dites merci.
Nous devons à nos enfants - les citoyens les plus vulnérables de toute société - une vie à l'abri de la violence et de la peur.
Le bonheur s'édifie parfois sur des ruines plus solidement que sur des fondations nouvelles.
Il y a toute les différences du monde entre traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre alors que la seconde n'est qu'une nouvelle forme de servitude.
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.
C'est doux de vivre avec des gens qui s'aiment.
Les hommes ne seraient que des ombres s'ils ne donnaient pas la vie. Dès que leur existence n'est plus l'amour, elle est dérision. Tout le monde s'en aperçoit un peu, l'oublie en ne se moquant que de quelques-uns.
L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver.
C'est une aventure exaltante, que de découvrir l'âme profonde d'un peuple, à travers ses poètes. Telle est l'expérience qu'il nous a été donné de vivre quatre années durant, jour après jour.
Même si je ne regrette pas ce que j'ai fait, je préférerais que ma fille prenne le temps d'apprendre, et, surtout, de vivre son enfance.
Crois-tu qu'il existe des mariages heureux ? j'ai l'impression que le bonheur conjugal est une illusion, un rêve irréalisable. Nous nous trompons tous sur l'avenir quand nous nous engageons, et nous finissons toujours, comme toi et moi, par faire des [...] ► Lire la suite
L'enfant se laisse vivre, l'adolescent attend de vivre, l'homme essaye de vivre et le vieillard de survivre.
Ce mois compte des jours qui vont s'égrener - Un à un au rythme des nuits, ne rien négliger - Même pas un sourire, ni acte pour la société - Éblouir son entourage, par son exemplarité.
Il y aurait une grande mortalité si l'on cessait de vivre lorsqu'on a plus rien à se dire.
L'univers est une énorme injustice. Le bonheur a toujours été une injustice.
Pour les pauvres, disait-il, vivre c'est nager en apnée, en espérant atteindre une rive ensoleillée avant la gorgée fatale.
Les années ne passent pas chaque année mais tous les dix à quinze ans. Pendant une dizaine ou une quinzaine d'années, on a l'impression d'avoir le même âge ; puis brusquement on vieillit d'un seul coup.
Le génie, en définitive, n'est guère plus que la faculté de percevoir sur un mode inhabituel.
Celui qui dit que le bonheur ne s'achète pas a oublié qu'il y a les petits chiots.
Autrefois les fous, victimes de Dieu, souffraient de délire religieux. Aujourd'hui, victimes du bonheur obligatoire, ils souffrent de leur sexe.
Et vivre sans aimer n'est pas proprement vivre.
Le bonheur est toujours une quête à renouveler.