On ne peut pas être le bourreau et le pendu.
Toute pratique rituelle, toute signification mythique, a son origine dans un meurtre réel.
Mais je suis un homme superstitieux, et si un malheureux accident devait lui arriver, s'il devait être descendu un jour par un flic, si on racontait qu'on l'a retrouvé pendu dans sa cellule, ou brusquement frappé par la foudre... Alors [...] â–º Lire la suite
- Le premier homme qui a enterré ses morts, tu crois qu'il l'a fait par respect pour eux ?- Ah ! Ah ! C'est le mensonge qu'ont inventé philosophes et scientifiques pour couvrir l'humanité. Le premier homme a enterré ses morts pour éliminer les preuves d'un meurtre !
La vue d'un corps endormi peut-elle appeler autre chose que le meurtre comme suprême tendresse !
On n'a jamais trouvé un artiste pendu devant une rose.
Peut-être le meurtre de George Floyd a-t-il été le point de rupture.
Et on lui pèlera le jonc comme au bailli du Limousin ! Qu'on a fendu un beau matin. Qu'on a pendu ! Avec ses tripes !
Quand, à l'aube de l'histoire, le premier homme se jeta sur le singe, l'estomac plein, une massue à la main et le meurtre dans le coeur, le singe sut que l'homme était fou. Mais il fallut longtemps à l'homme pour s'en apercevoir.
Il n'est point dessein de bourreau qui ne lui soit suggéré par le regard de la victime.
L'initiative consiste dans la stricte exécution des ordres reçus.
Qu'est-ce qu'un suicidé ? Son propre bourreau ou sa propre victime ?
Il n'y a pas de libertin un peu ancré dans le vice qui ne sache combien le meurtre a d'emprise sur les sens.
Un meurtre sans des ciseaux qui brillent est comme des asperges sans sauce hollandaise. Sans goût.
Il s'est pendu avec un élastique, on l'a retrouvé écrasé au plafond.
La pitié du bourreau consiste à frapper d'un coup sûr.
Le meurtre est l'ultime échec de la parole.
Les catastrophes sont dites naturelles, comme si la nature était le bourreau et non la victime.
Celui qui est né pour être pendu ne mourra pas noyé.
Deux choses me remplissent d'horreur : le bourreau en moi et la hache au-dessus de moi.
L'amour est une guillotine où l'homme ne doit pas perdre la tête, s'il veut que la femme perde la sienne.
L'arbitre est par définition arbitraire. il est le tyran abominable qui impose sa dictature sans opposition possible et le bourreau d'opéra qui exerce son pouvoir absolu avec des gestes grandiloquents.
[Aguado vient d'écraser un cafard sur le sol] - Un meurtre dans la troisième avenue, comment tu comptes l'élucider celui là ? Ahahahah ! - Toujours aussi rigolo Aguado. Avant tout établir le mobile, en l'occurrence constatant la taille du sexe de [...] â–º Lire la suite
Le fatigant supplice de dire non pendant une heure à un monsieur qui voudrait vous faire dire oui.
Une idée sans exécution est un songe.
Vivre sans téléphone portable, vous imaginez le supplice ?
Je me souviens dans "Law of Desire", où j'ai joué un homosexuel, que les gens étaient plus fâchés que j'ai embrassé un homme sur la bouche que j'ai tué un homme. Il est intéressant de voir comment les gens peuvent [...] â–º Lire la suite
C'est là mon supplice de voir sans cesse le parfait et le juste sans pouvoir jamais y atteindre.
Nul n'est pendu pour une pensée.
Ainsi l'impérialisme, tel le chasseur de la préhistoire, tue d'abord spirituellement et culturellement l'être, avant de chercher à l'éliminer physiquement. La négation de l'histoire et des réalisations intellectuelles des peuples africains noirs est le meurtre culturel, mental, qui a déjà précédé et préparé le génocide ici et là dans le monde.