Le proverbe affirme qu'une personne dont le destin est de mourir par pendaison, c'est-à -dire une mort sur terre, ne périra pas par noyade, qui est une mort par l'eau. Il oppose deux modes de mort violente et prédéterminée : la corde et l'eau.
Le sens figuré est celui du destin inéluctable. Le "né pour être pendu" symbolise la fatalité, l'issue finale qui est déjà écrite. La noyade représente un danger que l'individu rencontre, mais dont il échappe miraculeusement ou naturellement, car sa fin n'est pas celle-là . C'est l'idée que chacun a sa propre destinée et que les dangers intermédiaires ne peuvent la dévier.
Ce proverbe est généralement utilisé dans des situations où une personne a échappé de justesse à un danger grave, comme un accident ou une catastrophe naturelle, en particulier lié à l'eau, mais pas exclusivement. Il est souvent dit :
La leçon principale est le concept de fatalisme ou de prédestination. Il suggère qu'il existe une force supérieure (le Destin) qui a déjà tracé le cours de notre vie et de notre mort. Cela peut être une source de réconfort face à des situations terrifiantes, impliquant qu'on ne mourra pas avant "son heure", ou une acceptation sombre de son sort.
Le style est direct et percutant. Il utilise une figure de style appelée l'opposition ou l'antithèse (pendu vs. noyé), créant une image forte et mémorable. La forme est celle d'une affirmation catégorique, ce qui renforce l'idée d'une vérité universelle et immuable.
Ce proverbe est une expression forte de la croyance en un destin préétabli. Il enseigne que, quelle que soit la menace que vous rencontrez, vous ne périrez pas d'une manière qui n'est pas celle que le sort vous a réservée. Votre fin est écrite, et les dangers secondaires ne sont que des péripéties.
Le proverbe est effectivement souvent présenté comme d'origine anglaise ("He that is born to be hanged shall not be drowned"). Cependant, la notion de destin et l'opposition entre la mort par pendaison et la mort par noyade se retrouvent dans la culture populaire de plusieurs pays européens, y compris la France. On retrouve une allusion très ancienne chez l'écrivain français Rabelais (au XVIe siècle), ce qui témoigne de son ancienneté et de sa large diffusion.
Ce proverbe remonte à une époque où la pendaison était une forme courante de peine capitale et où la croyance en la fatalité était très répandue. Il s'inscrit dans un folklore qui accorde une grande importance aux signes du destin et à l'idée que certaines personnes, par nature ou par leurs actes, sont promises à une fin violente et spécifique.
On trouve des équivalents dans diverses langues, souvent avec la même structure d'opposition des morts :
Il est étroitement lié à tous les proverbes et maximes qui traitent du thème de la fatalité et du destin :
En somme, ce proverbe résume l'idée que votre destin est votre seule véritable ancre.