La pitié du bourreau consiste à frapper d'un coup sûr.
Qu'est-ce que la tragédie ? C'est l'affirmation d'un lien horrible entre l'humanité et un destin plus grand que le destin humain.
Le spectacle de la souffrance titille les sens et apaise l'esprit.
Le perfectionnisme, la marque des grands. Le perfectionnisme, la douleur des grands. Car la perfection, personne ne peut l'atteindre.
L'individu dans son angoisse du péché produit le péché.
C'est par la souffrance que l'on grandit le plus.
La tragédie doit renfermer la durée de son action dans un tour de soleil.
C'est grand pitié quand beauté faut a coeur de bonne volonté.
Il n'y a pas de folie sans motif et chaque geste que les gens ordinaires et sobres considèrent comme fou implique le mystère d'une souffrance sans précédent qui n'a pas été saisie par les hommes
Celui à qui la souffrance est épargnée doit se sentir appelé à soulager celle des autres.
Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.
La jeunesse est une douleur si ancienne en manque de compréhension.
La souffrance forge le caractère.
Un amour sans souffrance n'est pas un amour.
Un hurlement surgi des profondeurs résonne entre les parois rocheuses, dévale la montagne et s'évanouit dans le noir. C'est un cri de douleur primitive, plein de défi, et plein de mépris pour toutes les adversité du monde.
C'est un moyen de se consoler que de regarder sa douleur de près.
Se résigner, est-ce là un moyen de tuer la douleur ? Ne plus être aimé enlève-t-il le goût de l'être jamais ?
Le mélange de l'admiration et de la pitié est une des plus sûres recettes de l'affection.
Le pire de tout c'est l'habitude. L'homme perd son humanité et l'énormité de la douleur d'autrui ne compte plus pour lui.
Avoir pitié de son ennemi, c'est être sans pitié pour soi-même.
Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu'il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif.
La souffrance d'autrui, même lorsqu'on connaît la cause, est une porte verrouillée de l'intérieur contre laquelle on ne peut que frapper discrètement pour que l'autre sache qu'il n'est pas seul.
La pitié peut nous purger de l'hostilité et susciter des sentiments d'identification aux personnages, mais elle peut aussi être un réconfort réconfortant qui nous fait croire que nous avons compris, et qu'en faisant pitié, nous avons même fait quelque chose pour redresser un tort.
L'amour de l'aventure nous conduit parfois à rechercher au loin des malheurs qui peuvent fort bien nous frapper chez soi.
Ce n'est pas si difficile que cela. C'est comme une douleur avec laquelle on apprend à vivre, quand on a mal au dos par exemple.
Les ressources que nous offre l'oubli sont le remède le plus sûr à la douleur de la perte.
Si l'échec laisse une douleur vivace, alors seul l'effort fait le fort et procure du confort.
L'excès de souffrance peut conduire au sublime ; mais pourquoi la plupart des êtres sont-ils médiocres, sinon parce qu'ils ont trop souffert ?
Les tarés extrémistes n'ont pas de frontières, ils peuvent frapper partout ! Ce qui est rassurant, c'est qu'ils ne sont pas capables d'abattre un caricaturiste qui est seul chez lui... Ils sont nuls, les caricaturistes sont pourtant des cibles faciles !
L'ultime épreuve où tu affrontes la pire souffrance morale, c'est quand la peine rejoint l'impuissance.
La tragédie de la vie est ce qui meurt dans le coeur et l'âme des gens pendant qu'ils vivent.