Le pire de tout c'est l'habitude. L'homme perd son humanité et l'énormité de la douleur d'autrui ne compte plus pour lui.
J'ai repensé à toutes les filles que j'avais connu, avec qui j'avais couché ou même que j'avais seulement désiré. Je me suis dit qu'elles étaient comme des poupées russes. On passe sa vie entière à jouer à ce jeu. On [...] â–º Lire la suite
Le chagrin est comme la maladie : pour les uns il est bénin ; pour les autres il est aigu.
- Mais au sens figuré dieu aime la violence, vous comprenez cela n'est-ce pas ? - Non. Non je ne comprends pas. - Pourquoi y en aurait-il autant sinon ? Elle est en nous. Elle vient de nous. Elle est encore plus [...] â–º Lire la suite
Nous reposer ! N'avons-nous pas pour nous reposer l'éternité toute entière ?
La seule façon de briser une mauvaise habitude était de la remplacer par une bonne habitude.
Combien faut-il de larmes pour noyer un chagrin d'amour ?
Nous ajoutons souvent à notre douleur et à nos souffrances en étant trop sensibles, en réagissant de manière excessive à des choses mineures, et en prenant parfois les choses trop personnellement.
Toute douleur qui n'aide personne est absurde.
La vraie douleur est incompatible avec l'espoir.
Que faire dans son enfance sinon contracter la mauvaise habitude de vivre ?
Du moment que le bonheur, c'est de vivre, on doit le trouver aussi bien dans la douleur que dans le plaisir et parfois jusque dans l'ennui.
Nous tenons à la douleur parce que c'est la seule chose qu'on nous a laissé.
"Vous voulez protéger des animaux en ne leur permettant plus de naître ?"Absolument. Il n'y a aucun fondement moral à faire naître un individu dans le but de s'en servir et de lui faire subir une vie atroce.
Selon l'ordre naturel, le père doit finir avant son fils. Si tous les enfants mouraient de douleur à la mort de leur père, le genre humain périrait bientôt.
Le sens que nous pouvons essayer de donner à notre existence ne peut absolument pas émaner d'une réussite matérielle personnelle, aussi éphémère que vaine. En revanche, contribuer au progrès moral de l'humanité, même modestement, est le moyen de justifier notre bref passage sur la planète.
Qui connaît sa douleur la décime. Mais qui connaît sa joie la décuple.
La douleur d'une perte vient du bonheur d'avoir pu profiter d'une présence. Les pires deuils sont possibles parce que nous avons aimé.
Ligote tes sentiments d'une formule, Emprisonne ta douleur d'une ceinture, Le loup qui ne montre jamais son sang Par l'autre loup sera laissé vivant.
Une seule hirondelle ne fait pas le printemps ; un seul acte moral ne fait pas la vertu.
L'intelligence est une des grandes sources de la douleur humaine.
On prend un grain de poussière et la vaste terre toute entière y réside ; et l'univers fleurit avec elle.
Quand le chagrin est là, une journée dure autant que trois automnes.
La douleur physique existe pour nous rappeler que nous sommes mortels. Quand on souffre dans notre corps, on découvre combien sotte et vaine est la vanité.
C'est tout de même extraordinaire que la conscience de l'Europe, qui a aboli il y a soixante-dix ans le trafic d'esclaves pour des motifs humanitaires, tolère aujourd'hui l'état du Congo. C'est un peu comme si la pendule de l'ordre moral avait été retardée de plusieurs heures.
La logorrhée. Maladie qui rend le patient incapable de tenir sa langue quand vous avez envie de parler.
La plus violente douleur qu'on puisse éprouver, certes, est la perte d'un enfant pour une mère, et la perte de la mère pour un homme.
Une femme qui n'a jamais vu son mari pêcher à la ligne ne sait pas quel homme patient elle a épousé.
Si l'échec laisse une douleur vivace, alors seul l'effort fait le fort et procure du confort.
La poésie est une plante libre ; elle croit là où on ne la sème pas. Le poète n'est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.
La psychanalyse s'arrête quand le patient est ruiné.