On ne dort pas pour dormir, mais pour agir.
On nous a donné le sommeil pour nous reposer de vivre avec nous-mêmes.
On ne peut jamais se débarrasser de ce qui fait partie de nous-mêmes, même si on le rejette.
On n'est jamais heureux qu'au petit bonheur.
Trop de douceur écrite sur la figure. C'est le signe de ceux que l'on exploite.
Comme la vie paraît simple quand on s'adapte à des modes prescrites sans chercher l'absolu qui ravage !
On donne tout à nos enfants y compris des peurs qui ne leur appartiennent pas.
L'esprit a des systèmes de défense incompréhensibles : on l'appelle à l'aide et, au lieu d'apporter du secours, il n'injecte que de belles images.
La vie c'est comme une multiplication : même si on a beaucoup de chances, si on est à "zéro", rien ne sert.
On connaît mieux un homme quand on connaît ses besoins.
Les pires mensonges sont ceux qu'on se murmure à soi-même.
On est assez mièvre pour s'écrier devant les nouveau-nés : Ah qu'il est mignon ! Il ne sont jamais beaux, il n'y a que la naissance en elle-même qui soit belle.
L'intelligence du monde n'est pas dans la naissance, elle est dans la mort. On sait ce qui naît ; on ne sait où va ce qui meurt.
Si l'on vous dit : Les terres de Crimée n'ont pas de valeur et ne paient pas de taxes. Répondez : Le profit est pour nous qui achetons du blé exempt de ces charges. - Si l'on vous dit : [...] ► Lire la suite
Ici, point de hasard, chaque pas mène vers un résultat escompté; l'espoir se mesure au degré de combativité. Ambiance Technicolor, on marche autrement, vers un destin intériorisé, qu'on se fixe malgré soi, sans jamais s'en rendre compte.
Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir... Le reste c'est rien du tout, c'est de la peur qu'on n'ose pas avouer, c'est de l'art.
Je suis maintenant convaincu que le nom qu'on porte a une incidence sur notre destin.
En aimant, on est payé de mille maux par un heureux moment.
Quand on prend tout d'un coeur léger, il paraît qu'on vit sans danger.
Une explication n'est pas nécessairement une approbation ; mais le plus souvent on estime inutile de chercher à comprendre ce que l'on réprouve.
Lorsqu'un grand bureaucrate a un geste admirable, on s'étonne une fois de plus des voies mystérieuses et imprévisibles qu'emprunte le hasard.
On les a dans ses bras - puis un jour sur les bras - et bientôt sur le dos.
Je voudrais qu'on rayât "politique", ce sale mot, du dictionnaire et que jamais plus on n'osât parler d'autre chose que de Vie publique.
Si l'expérience servait à quelque chose, à partir d'un certain âge, on ne devrait plus s'enrhumer.
On prétend que le cheval est une animal de luxe. Il ne s'habille pourtant qu'avec des bretelles.
La plupart des voyages trouvent leur intéret dans l'anticipation qu'on en fait ou le souvenir qu'on en garde ; la réalité se limite le plus souvent à la perte de ses bagages.
A Paris, les mois se dépensent en menue monnaie et quand on jette le calendrier on est stupéfait de se trouver ruiné sans avoir rien acheté.
Sur la route des hypothèses on ne doute jamais de rien.
On n'a pas le droit d'empêcher un homme d'être heureux sous prétexte qu'il est un mari.
Aussi habile qu'on puisse être à simuler la maîtrise de soi, un front, une lèvre trahissent quand même un état d'âme.
Quand un peuple refuse un progrès facile à mettre en oeuvre, quand un véhicule poussé par dix hommes reste sur place, quand un enfant s'avachit devant la télévision pendant des heures, on découvre, médusé, l'effroyable emprise de l'immobile.
La vie n'est pas ce qu'on pense, mais ce qu'on dépense.
C'est con les jeux de balle quand on est à trois, Y'en a toujours un qui touche que dalle.
Mariée à un coq, on suit le coq, mariée à un chien, on suit le chien.
Pendant longtemps, on n'a pas payé les députés. Depuis qu'on les paye, il ne paraît pas, tant s'en faut, qu'on obtienne une qualité supérieure.
Quand on est couronné, On a toujours le nez bien fait.
Pour la grande, l'immense majorité des créateurs, il y a une volonté évidente de se survivre, ou de faire survivre ce que l'on a devant soi.
L'amour est-il un mal dont on puisse guérir ?
On n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.
L'enfant devant la télé donne dos à tout. C'est à son dos qu'on parle, et c'est son dos qui nous répond.
C'est drôle comme on réagit bizarrement, quand on commence à tenir à quelqu'un.
Qu'est-ce qu'un traitre ? Quelqu'un qui, de façon trop courtoise, vous fait quotidiennement la cour et que 'on s'obstine à ne pas écouter, les yeux ouverts.
Je comprends tout à fait qu'on mette en cause la démocratie, qu'on la combatte, ce n'est pas le problème.
Je ne provoque pas les compliments, mais je souffre quand on ne m'en fait pas, et quand on m'en fait, je ne laisse pas la personne s'étendre.
On a toujours assez de philosophie pour supporter la mort d'un parent riche.
Si on le brave, le destin abandonne la plus haute étoile.
Parole d'homme riche : les pauvres, on a beau ne rien leur donner, ils n'arrêtent pas de demander.
On ne recommence plus, mais se souvenir, c'est presque recommencer.
On ne peut tout de même pas tout leur prendre, aux pauvres.
A prédire le malheur, on l'attire.