Le coup que l'on voit venir perd la moitié de sa force.
Témoigner c'est dire ce qu'on a vu, non pas ce qui s'est passé.
On a beau détester la hyène, il faut reconnaître qu'elle court vite.
On ne peut pas pleurer et penser, car chaque pensée absorbe une larme.
On ne brûle plus les sorcières, ni même les livres, mais on brûle toujours les idées.
Ou on tire les ficelles, ou on essaie de s'en débarrasser.
Rien de si aisé que d'être bien avec un homme qu'on ne voit qu'une fois par mois.
Le polyamour ça consiste à coucher avec qui on veut sans se soucier de ce qu'en pense la fille de la veille.
Penser à ça, tout le temps, à l'héritage, à ce qu'on va laisser aux gosses, c'est très compliqué.
Ceux que j'aimais et qui sont déjà partis sont ailleurs. On verra qui me rejoindra par la suite.
Si on aime vraiment quelqu'un et si on se soucie de lui, on peut survivre de nombreuses difficultés.
Les prostituées sont des femmes qui ne demandent pas qu'on les invite à dîner avant de passer à un autre genre d'exercice.
En parlant, on ne change jamais l'opinion des autres, on change quelquefois la sienne.
Le hasard fait bien les choses, c'est la réputation qu'on lui a fait.
Expliquer ne sert à rien. On ne peut que voir, constater et montrer.
C'est sur la figure que l'on porte aujourd'hui l'uniforme.
Si un philosophe n'est pas un homme, c'est tout ce qu'on veut, sauf un philosophe.
Si on nomme pays le sol que nous foulons tous les jours, l'ornière de nos pas risque de devenir des frontières infranchissables.
On dirait que la vie est faite pour être mille fois recommencée.
Une comédie dans laquelle on ne trouverait ni jeune homme élégant, ni gogo, ni cocu, ni femme légère, est, pour certains palais, un amusement aussi fade qu'un dîner où manquent le rôti et le pudding.
On se lasse d'être un héros et on ne se lasse pas d'être riche.
La vie de couple, c'est devenu de la gestion d'entreprise ; on veut qu'il y ait de l'amour dedans et je me demande si ce n'est pas une pièce qui vient d'un autre puzzle.
Si le créateur n'avait pas placé, chez la femme, la salle de jeu si près des cabinets, on ne parlerait pas de Freud.
Avec la radio, surtout la nuit, on peut encore faire rêver.
J'aime bien les ennemis : on est sûr, avec eux, de ne pouvoir se brouiller.
On dit que le premier amour est toujours le dernier il est clair qu'il ne serait pas devenu ce qu'il a été s'il ne l'avait pas croisée...
Qu'est-ce qu'un traitre ? Quelqu'un qui, de façon trop courtoise, vous fait quotidiennement la cour et que 'on s'obstine à ne pas écouter, les yeux ouverts.
En vain l'on s'obstine à ne consulter que son coeur ; on est condamné tôt ou tard à écouter la raison.
Si on n'avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart.
La poésie dit l'Ineffable : on le lit, on le relie.
Parfois, on se fonde sur ce que disent les autres, sans se donner à soi même même le loisir de réfléchir et de juger.
Quand un homme répète à longueur de journée qu'il n'a jamais commis une erreur, on peut être certain que sa femme en a commis une.
C'est ça la perspective du lycée : on ne monte pas pour aller en haut, on monte pour rester en bas.
On peut parce que l'on croit pouvoir.
On passe souvent de l'amour à l'ambition, mais on ne revient guère de l'ambition à l'amour.
On se goinfre de progrès. En une minute, on peut appeler Bogota. D'abord, c'est faux. Ensuite on ne sait qui appeler ni quoi dire.
On peut discuter des opinions, mais les convictions ne sont guéries qu'à coups de fusils.
Et si l'on condamnait la Mort pour faux et usage de faux ?
Introduire l'amour dans sa vie, c'est y introduire Dieu. Par l'amour on crée Dieu en soi.
Le peuple a besoin qu'on l'éblouisse et non pas qu'on l'éclaire.
La fin, quand c'est fini, comment le sait-on, comment fait-on, comment ça finit ?
Doit-on, en bonne justice, en vouloir à l'endroit qui nous a reçu dans notre chute ou bien à la souche contre laquelle nous avons butté ?
Il en est de certaines caves comme des musées. On souhaiterait de s'y laisser enfermer après l'heure ; d'entendre claquer la serrure et s'éloigner les pas du gardien pour surprendre les conciliabules de la nuit.
Des copulateurs sans conscience. Ils ne s'obsèdent que sur la baise, le cinoche, le fric, la famille, tout ce qui tourne autour du sexe. Sous leur crâne, on ne trouve que du coton. Ils gobent tout, Dieu comme la patrie, sans jamais se poser la moindre question
A celle qu'on voit apparaîtreUne seconde à sa fenêtreEt qui, preste, s'évanouit,Mais dont la svelte silhouetteEst si gracieuse et fluetteQu'on en demeure épanoui.
Il y a plus de fleursPour maman dans mon coeurQue dans le monde entierPlus de merles rieursPour maman dans mon coeurQue dans tous les vergersEt bien plus de baisersPour maman dans mon coeurQu'on en pourrait donner.
C'est carrément un psychopathe ! Mais... c'est un ami ! Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Dans une cité comme la mienne, on intègre vite le sentiment d'être des Français de seconde zone.
Quand on peut user de violence, il n'est nul besoin de procès.
Il faut retenir son coeur, car si on le laissait aller, combien vite, alors, on perdrait la tête !