Bleue, bleue, notre enfance Fut un paradis : On s'en aperçoit bien trop tard aujourd'hui.
Rien ne commence dans l'enfance, même si l'on se berce de premières fois. Tout a déjà pris racine avant, sans qu'on s'en aperçoive.
Si le créateur n'avait pas placé, chez la femme, la salle de jeu si près des cabinets, on ne parlerait pas de Freud.
A quoi sert d'aller dans la lune, à quoi bon dompter l'espace, si l'on ne sait pas dompter le temps ?
Âme : on râle avant d'être obligé de la rendre et son départ nous laisse froid.
Une bataille gagnée, c'est une bataille dans laquelle on ne veut pas s'avouer vaincu.
On ne peut jamais guérir la pauvreté. La pauvreté est dans l'oeil du spectateur.
Et puis avec le temps on pardonne, on finit même par en rire... Après tout ce n'est qu'un jeu.
En sachant que Dieu ne se trompe jamais on devine qui a fait la femme !
L'ignorance nous force à des actions dont on ne comprend ni les causes ni les effets.
On ne peut ni échapper au regard des dieux ni les contraindre.
Vie de famille ou de bureau, on se hait mais on ne se quitte pas.
Il est faux qu'on puisse faire faire tout ce qu'on veut aux hommes avec de l'argent. Mais on peut faire faire tout, à la plupart des hommes, en les prenant par la vanité.
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
On est toujours plus sincère quand on prend à témoin plusieurs au lieu d'un seul Dieu.
Dans une révolution, on naît cent fois, et on meurt des milliers de fois.
Il n'est pas grave de se tromper pourvu qu'on se fourvoie avec ferveur.
On n'aime point à voir ceux à qui l'on doit tout.
Si l'on boit cinq Bailey's puis un verre de Schweppes, on a l'estomac qui explose.
- Et pour le traiteur, j'ai pensé qu'on pourrait prendre Lenôtre. - Pourquoi pas ? Et c'est qui ? - C'est Lenôtre. Mais si vous préférez prendre le vôtre... - Non... On va prendre le vôtre ! - Parfait. - Alors, c'est qui ?
On juge mieux les hommes de bas en haut que de haut en bas.
Il est des gens qu'on ne rencontre qu'une fois, et dont on ne peut plus se passer.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite
On ne peut coudre avec une aiguille à deux pointes.
On devient un vieux con très vite, en fait ; on s'en aperçoit quand on renonce à courir après les conneries des jeunes. Et qu'on se dit « à quoi bon ?
En occupant les gens de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
L'argent est très estimable, quand on le méprise.
On ne réalise vraiment qu'une femme contient de la dynamite que le jour où on la laisse tomber.
On ne peut pas acheter la vie avec un chèque, ses actions sont trop élevées, on ne peut les payer avec de l'argent.
On déjoue beaucoup de choses en feignant de ne pas les voir.
On admire en général les gens modestes, quand on entend parler d'eux.
En politique on ne discute plus, on insulte.
Il y a quelque chose de plus grand que l'homme dans l'amour physique, dans la volupté, dès qu'on y met un peu de son âme.
Il y a des femmes tellement précoces que l'on est tenté de se demander si elles ont été jamais vierges.
On ne pourrait trouver mieux qu'un travail physique harassant comme dérivatif à un souci personnel. C'est un excellent antidote au repliement sur soi.
Merde : ce mot est une friandise. Seuls les crétins de haut vol ne l'utilisent jamais. Un mot qui se crie, qui se hurle, qui se susurre, se murmure, se savoure. C'est le mot qui console, dont on a besoin.
Ce qu'on cherche à comprendre, souvent, on le tue, car, comme chez l'apprenti médecin, il n'y a pas de véritable connaissance sans dissection.
Comment n'aimerait-on pas l'argent ? Il faudrait n'aimer rien, puisque l'argent mène à tout.
Obéir, c'est comme boire et manger : rien ne vaut ça quand on en manque depuis longtemps.
Quand on aime, le Paradis est parfois sur Terre.
Il n'y a ni événement absolu ni être providentiel. On est tous dans une sorte de vase à se débattre.
On se fatigue de tout sauf de dormir et de rêvasser.
On vous presse comme des citrons, c'est nous les pigeons et on en a ras-le-bol de se faire arnaquer avec les prix les plus élevés d'Europe.
On nous donne un code pour vivre notre vie. Nous ne le suivons pas toujours, mais il est toujours là.
J'ai des amis musulmans, ce sont des gens très bien, mais ils savent qu'il y a un problème, et on ne peut plus le tolérer
Il se passe, entre un roman et son lecteur, un phénomène analogue à celui du développement des photos, tel qu'on le pratiquait avant l'ère du numérique.
La violence qu'on se fait pour demeurer fidèle à ce qu'on aime ne vaut guère mieux qu'une infidélité.
Où l'on est bien, là est la patrie.
Je pourrais faire un bon végétarien si l'on décrétait un jour que le bacon est un légume.