A peine a-t-on publié un livre, on n'a qu'un souci : l'effacer, le faire oublier par le suivant. Une carrière d'écrivain est une succession d'amendes honorables.
Le livre est un maître qui ne se lasse point ; il est à la disposition du lecteur, pour se répéter, puisque celui-ci n'a qu'à relire la phrase mal comprise.
La discipline, c'est de savoir ce que l'on veut, et de ne jamais l'oublier.
L'art de lire consiste à savoir sauter les pages.
Bienheureux les riches ! Car ceux qui sont riches, vraiment riches, n'ont jamais à savoir le prix des choses : il y a toujours quelqu'un qui passe derrière eux régler l'addition.
Un livre de maximes est une confession pudique.
J'ai trois filles et je leur dis la même chose. Je ne suis pas impliquée dans leur carrière parce que j'ai appris qu'il est important pour elles de se débrouiller seules. Elles se sentiront mieux et plus fiéres d'elles-mêmes.
Je suis toujours curieuse de savoir comment les acteurs pleurent dans un film.
Pour être heureux, pour être sage, il faut savoir donner un frein à ses désirs.
Le spécialiste est celui qui sait de plus en plus de choses sur un domaine de plus en plus restreint, jusqu'à tout savoir sur rien.
J'ai fait une belle carrière de tennis. Je n'ai pas de regrets.
Vous devez faire un film que vous voulez voir, pas celui que vous croyez que le public veut voir.
Dans le quart-monde se posent davantage les problèmes du savoir que les problèmes économiques.
L'art de l'écoute, c'est de savoir entendre ce qui doit être entendu. C'est surtout de savoir ne pas entendre ce qui ne doit pas être entendu.
Un écrivain qui doit l'immortalité à une statue est indigne, même d'une statue.
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
Est-il dans cette vie une gloire plus grande que de savoir jouer des jambes et des bras ?
Sans savoir nager, se jeter à l'eau pour sauver quelqu'un, c'est aller vers l'autre totalement.
La femme est comme un livre souvent lu, elle s'ouvre toujours à la même page...
Le problème de «Voyage au bout de la nuit» de Céline est que ce livre est dangereux. Une fois qu'on l'a lu, qu'est-ce qu'on lit après?
C'est presque tout que de savoir lire.
Pour réussir, il ne suffit pas de prévoir. Il faut aussi savoir improviser.
Qu'un écrivain déclare, comme la chose la plus naturelle du monde, qu'il préfère le commerce charnel des très jeunes personnes aux turpitudes classiques de ses contemporains, et il n'en faut pas plus - en pleine société permissive - pour le faire passer pour le Diable dans le Landerneau parisien.
Il est, pour l'homme, deux difficultés insolubles : savoir au juste l'heure qu'il est, et obliger son prochain.
Le festival du film de Cannes porte sur des films à gros budget, mais aussi des films remarquables réalisés dans différents régimes politiques par les cinéastes avec peu de ressources.
On aura beau informatiser, normaliser; chaque bibliothèque conservera son odeur spécifique, sa stratégie, ses sésames et ses secrets.
Il faut savoir risquer la peur comme on risque la mort, le vrai courage est dans ce risque.
Je suis dingue de cette fille, c'est vrai, dingue. Dès que je l'ai vue, je l'ai aimée. Je veux dire tout, j'ai tout aimé chez elle. Sa façon de marcher, sa bouche, son nez, ses yeux, et puis aussi son [...] â–º Lire la suite
Le premier pas vers la sagesse est de savoir que tu es ignorant.
Il n'a pas inventé le film à couper le souffle !
L'honnête épouse, au moment où elle se livre à son honnête époux, est dans la même position que la prostituée au moment où elle se livre à son amant.