La bonté est de tous les vices celui qu'on pardonne le moins.
La société pardonne souvent au criminel ; jamais au rêveur.
Au théâtre, il y a deux sortes de metteurs en scène : ceux qui croient qu'ils sont Dieu et ceux qui en sont sûrs.
Je jette les dés, et j'écris le livre. Qu'il soit lu par des hommes du présent ou du futur importe peu. Il peut attendre d'être lu pendant cent ans, puisque Dieu a bien attendu six mille ans pour que quelqu'un vienne l'étudier.
Le silence donne aux femmes une grâce qui leur sied.
Quiconque ne touche pas à un dieu n'est pas exposé à sa vengeance.
Ce serait un outrage à Dieu et au prochain que laisser l'affamé avoir faim sous prétexte que Dieu est proche de sa misère.
Béatitude : bonheur complet et intime qu'on goûte dans l'autre vie et que Dieu donne à ses élus.
Quand on n'avait rien à manger à la maison, mon père disait : «â€¯Ce n'est rien, Dieu nous le rendra. » Et il nous l'a rendu au centuple. On n'était pas particulièrement croyants, mais la phrase nous donnait de l'espoir.
Nous ne nous sommes jamais quittés, même si nous ne sommes jamais vraiment rencontrés. On ne s'est pas dit qu'on s'aimait. Pourtant Dieu sait comme je t'aime. Tu as parsemé mon existence de grands et petits bonheurs, dont certains n'ont fleuri qu'après ton départ.
La fidélité pendant la vie, ce n'est rien ; mais mourir, paraître devant Dieu sans avoir trompé sa femme, quelle humiliation !
- Mais au sens figuré dieu aime la violence, vous comprenez cela n'est-ce pas ? - Non. Non je ne comprends pas. - Pourquoi y en aurait-il autant sinon ? Elle est en nous. Elle vient de nous. Elle est encore plus [...] â–º Lire la suite
On pardonne les crimes individuels, mais non la participation à un crime collectif.
Si ce Dieu juste et bon N'envoie ses oraisons Qu'à des tueurs, Doit-on penser qu'alors L'oraison du plus fort Est toujours la meilleure ?
Un homme vaut réellement ce qu'il vaut aux yeux de Dieu et rien de plus.
On se dit quelquefois : si Dieu était partout, où se trouverait l'homme ?
L'oeil par ou je vois Dieu est le même oeil par ou il me voit.
Il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier.
Toute bonne chose s'use ! Dieu lui-même finit par se lasser de l'existence ennuyeuse des hommes.
On pardonne un jour tous les faits de guerre. On n'oublie guère les effets de l'amour.
Je refuse de préférer Dieu à moi, je ne crois pas qu'il nous demande autre chose que le parfait et intégral développement de nous-mêmes.
Le coeur ne vieillit pas, mais il est pénible de loger un dieu dans des ruines.
Comment créer Dieu en si peu de terre ?
La bonté de la mère est écrite dans la gaîté du marmot.
La valeur morale ne peut pas être remplacée par la valeur intelligence et j'ajouterai : Dieu merci !
Pour moi c'est un jour qui a beaucoup compté, ma communion solennelle. C'est le jour où j'ai appris que Dieu fond dans la bouche, pas dans la main.
L'amour déçu pardonne. L'orgueil humilié ne pardonne pas.
Le rite a pour objet de rappeler à Dieu sa promesse.
La conscience qu'un homme peut avoir de lui-même n'est autre que celle de Dieu à son égard.
Mais aujourd'hui encore je pardonne difficilement, aux intellectuels surtout, la complaisance, sinon la complicité devant l'erreur. Ils ont le droit de se tromper, pas de tromper les autres, même par prudence ou tactique, par solidarité ou par discipline. Par discipline ! Un intellectuel discipliné est-il un intellectuel ?
Lorsque Dieu ferme une porte, il en ouvre toujours une autre.