A notre époque, on se refuse à croire que le plomb puisse être transformé en or... jusqu'au moment où on reçoit la facture du plombier.
Deux anciennes maisons réputées d'égale dignité dans la belle Verone, où se place notre scène, pour d'anciennes querelles de nouveau se mutilent. Le sang civil vient souiller le poing des citoyens. Or dans le sein fatal de ces deux ennemis, [...] â–º Lire la suite
Parler de sentiments à des femmes de chair est aussi offensant que parler littérature à des gens qui ont faim.
Nous vivons une époque révolutionnaire. La bonne nouvelle est que nous avons tout ce dont nous avons besoin pour laisser les combustibles fossiles dans le sol. Tout ce dont nous avons besoin, c'est que vous rejoigniez le reste du monde pour créer un avenir plus propre, plus stable et plus pacifique.
Palsambleu, morbleu, ventrebleu, jarnibleu ! Dieu aussi a eu son époque bleue.
Une femme reflète plus entièrement son époque qu'un homme.
Le socialisme à notre époque est le résultat d'un goût maladif pour les sports d'équipe.
La littérature est une machine qui nous permet de pénétrer dans les rêves d'autrui et dans les nôtres.
Les mots sont la menue monnaie de la pensée. Il y a des bavards qui nous payent en pièces de dix sous. D'autres, au contraire, ne donnent que des louis d'or.
C'est une des marques de notre époque qu'il n'y ait plus que les coquins qui aient de la volonté.
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
Je remercie cette époque de m'avoir rendu dur et capable d'être dur. Plus encore, je lui suis reconnaissant de m'avoir détaché du néant de la vie facile, d'avoir extrait d'un nid délicat un enfant trop choyé, de lui avoir donné [...] â–º Lire la suite
Qui pourrait s'imaginer qu'à notre époque il se commet autant d'atrocités dans un pays chrétien et civilisé ? On épargne les enfants, qu'on vend ou qu'on donne pour en faire des domestiques, ou plutôt des esclaves, aussi longtemps toutefois que leurs possesseurs peuvent les persuader qu'ils sont esclaves.
Résultat : il s'est fait les couilles en or avec les poils en diamant !
Quand le Roi Lear meurt à l'acte 5, tu sais ce que Shakespeare a écrit ? Il a écrit « Il meurt ! ». C'est tout, rien de plus. Sans fanfare, ni métaphore, pas de grande envolée lyrique. L'apothéose du plus grand des chefs-d'oeuvre [...] â–º Lire la suite
Le système de la monnaie unique, bien loin de rapprocher les peuples, les divise.
La communauté seule doit décider de tout, régler tout : éducation, nourriture, salaires, plaisirs, locomotion, affections, familles, etc., etc. - Or la société s'exprime par la loi, la loi c'est le législateur. Donc voilà un troupeau et un berger, - [...] â–º Lire la suite
Il ne s'agit pas de croire ou de ne pas croire. Il s'agit de savoir ce qu'on veut. Or on ne veut rien d'autre que l'Eternité.
Quant aux gens, trop de fréquentations ne valent pas vraie fréquentation. Il m'arrive de recevoir dans mon grenier, mais jamais plus de deux personnes à la fois. Parce que ce serait alors un groupe où chacun, jouant un rôle, n'est [...] â–º Lire la suite
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
La calomnie est comme la fausse monnaie : bien des gens qui ne voudraient pas l'avoir émise la font circuler sans scrupule.
Cette intelligence de la médiocrité marquera dans le temps notre époque moderne. On la voit s'exprimer hautement et largement dans l'architecture, abondamment dans la littérature, et complètement dans la politique.
Il suffit d'ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d'un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six cent ans.
Tiens, les mots. Important, les mots. Important mais peut aussi se révéler monnaie de singe.
Nous avons de la littérature d'évasion, pourquoi n'existe-t-il pas des biographies d'évasion ?
- Où est-ce que je suis ? - Dans ma maison. Je l'appelle la Galerie des Ombres. - C'est magnifique... [en parlant des oeuvres d'art exposées] Mais où est-ce que vous avez trouvé tout ça ? - Oh, ici et là. Beaucoup [...] â–º Lire la suite
Un homme sait dépenser un million de pièces de monnaie pour marier sa fille, il ne sait pas en dépenser cent mille pour l'élever.
Que notre vie n'ait pas de valeur artistique, c'est très possible. Raison de plus pour que la littérature en ait une.
Pour Staline, « un homme qui meurt, c'est un drame épouvantable. Cent mille, c'est une statistique ». Notre époque banalise la mort sous le feu de l'actualité.
Un avocat sans histoire ni littérature est un mécanicien, un simple maçon ouvrier; s'il en possède quelque connaissance, il peut se dire architecte.
En littérature et dans la vie, il faut être clair, mais il ne faut pas être transparent.