Nous vivons une époque où il faut savoir rire de soi d'abord avant de rire des autres.
La science est un jeu dont la règle du jeu consiste à trouver quelle est la règle du jeu.
La voie ferrée est une nouvelle géométrie.
Si un jour je meurs et qu'on m'ouvre le coeur, on pourra lire en lettres d'or : je t'aime encore.
Traduire le théâtre, c'est d'abord et avant tout savoir lire le théâtre, porter son regard sur un texte et s'en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s'y fondre...
Il s'agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l'air d'avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante...
Les peuples se réveillent, ils veulent savoir qui ils sont. Ils se disent : le bonheur c'est peut-être d'être soi-même.
Dans une époque de corruption, l'absence et l'excès de la flatterie sont également dangereux.
C'est être bien avancé dans la science de la vie que de savoir souffrir.
Moins de mâles, moins de guerres. Ça lui paraît lumineux. Elle voudrait savoir pourquoi aucune société ne tente le coup. Tant que les femmes consentiront à faire naître des bébés mâles, l'humanité restera un bourbier dégueulasse.
La science est comme la maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant aussi.
Un éléphant, convenablement beurré, tombera, quoi qu'il arrive, sur vos pieds côté éléphant.
Si vous voulez lire un livre mais qu'il n'a pas encore été écrit, vous devez l'écrire.
Il faut petit à petit apprendre à dire les choses comme si tout allait de soi. C'est d'ailleurs le secret pour paraître posséder un quelconque talent en tant qu'écrivain...
Dans la famille, l'homme est le bourgeois ; la femme joue le rôle du prolétariat.
Lorsque les gens regardent mes photos, je veux qu'ils ressentent ce qu'ils ressentent lorsqu'ils veulent lire deux fois une ligne d'un poème.
Les hommes choisissent généralement une voie médiane, la plus hasardeuse, car ils ne savent être ni tout à fait bons ni tout à fait mauvais.
J'ai un côté rigolo qui me sauve de tout, mais j'ai aussi un côté très sombre et grave qui fait que, quand je plonge, je plonge.
Certaines natures ne peuvent aimer d'un côté sans haïr de l'autre.
On ne peut apprendre au crabe à marcher droit.
Les rédacteurs en chef des journaux actuels n'ont pas le temps de lire les journaux ; ils passent leurs journée en réunions avec d'autres rédacteurs à essayer de savoir quoi faire avec internet.
On ne peut donner aucune impression vivace d'une quelconque époque de son existence, ce qui en fait l'authenticité, la signification, l'essence subtile et pénétrante. C'est impossible.On vit comme l'on rêve - seul.
Si l'on n'a pas visité deux marchés, on ne peut pas savoir lequel est le meilleur.
Soit un homme, on nous le dit tout le temps. Mais au fond ça veut dire quoi ? Qu'il faut être fort, qu'il faut savoir se sacrifier, qu'il faut gagner à tout prix ? Peut-être que c'est plus simple que ça. C'est [...] ► Lire la suite
L'homme ne peut agir que parce qu'il peut ignorer. Mais il ne voudrait agir qu'en connaissance de cause.
L'étude de la nature vous apprendra que Dieu a créé des choses belles et merveilleuses afin que vous en jouissiez. Contentez-vous de ce que vous avez et faites-en le meilleur usage possible. Regardez le beau côté des choses plutôt que le côté sombre.
Le fait que, grâce au web, toute la connaissance soit accessible en un clic, ça me semble quand même être une bonne chose.
Ça fait toujours plus chic de relire que de lire un auteur.
La conscience errante, vagabonde, se disperse comme du pollen par une journée de printemps ; ce qui la dissémine la sauve. Mais à côté de cette conscience brisée de l'univers, une question fait le voyage de la vie et nous demande : quelle est la raison la plu profonde pour aimer ?
A la cour, mon fils, l'art le plus nécessaire N'est pas de bien parler, mais de savoir se taire.
La jeunesse constitue un extraordinaire élément d'optimisme car elle sent d'instinct que l'adversité n'est que temporaire et qu'une période continue de malchance est tout aussi improbable que le sentier tout droit et étroit de la vertu.