Les hommes choisissent généralement une voie médiane, la plus hasardeuse, car ils ne savent être ni tout à fait bons ni tout à fait mauvais.
Ce qui me captivait avec toi, c'est que tu me faisais accéder à un autre monde.... Ce monde m'enchantait. Je pouvais m'évader en y entrant, sans obligations ni appartenance. Avec toi j'étais ailleurs, en un lieu étranger, étranger à moi même. Tu m'offrais l'accès à une altérité supplémentaire.
C'est une sensation très étrange, pour quelqu'un dans mon genre d'écrire un journal. Non seulement je n'ai jamais écrit mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s'intéressera aux confidences d'une écolière de treize ans.
L'autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans l'éloignement.
Le pucelage est le plus riche trésor des filles. Mais il est bien malaisé de garder longtemps un trésor dont tous les hommes possèdent la clef.
La radio n'a pas rendu les hommes plus sots. Mais la bêtise est plus sonore.
La femme est comme la nèfle : sitôt mûre sitôt sure.
C'est étrange l'amitié. Alors qu'en amour, on parle d'amour, entre vrais amis on ne parle pas d'amitié. L'amitié, on la fait sans la nommer ni la commenter. C'est fort et silencieux. C'est pudique. C'est viril. C'est le romantisme des hommes. [...] â–º Lire la suite
On a des mots pour dire une peine légère, mais les grandes douleurs ne savent que se taire.
Les Cités qui ont connu trop de sièges n'ont plus le goût du sommeil, s'attendent toujours à la défaite, ne sauraient être surprises ni vaincues.
Parmi tout ce qu'on peut essayer dans cette vie, rien n'égale ni ne surpasse l'art de mourir.
Avec cette vente qu'on appelle la dot et ce tyran qu'on appelle l'époux, l'adultère n'est autre chose qu'une protestation de la première et de la plus sainte des libertés, la liberté d'aimer, contre l'esclavage de la femme et le despotisme du mariage.
Au reste, il n'y a aucun vice qui nuise tant à la félicité des hommes que l'envie.
Qu'un homme puisse aimer sa femme et surveiller la note de gaz est d'une ambiguïté difficile à supporter.
Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence.
Nous, les humains, avons perdu la sagesse de se reposer et de se détendre véritablement. On s'inquiète trop. Nous ne permettons pas à nos corps de guérir, et nous ne permettons pas à nos esprits et à nos coeurs de guérir.
Un homme peut jouir de toutes les saisons de la vie, mais une femme n'a droit qu'au printemps !
La lecture apporte à l'homme plénitude, le discours assurance et l'écriture exactitude.
Il n'y a de progrès, pour nul écolier au monde, ni en ce qu'il entend, ni en ce qu'il voit, mais seulement en ce qu'il fait.
Les hommes de grand talent qui meurent le même jour qu'un homme de génie n'ont vraiment pas de chance.
Il est des hommes comme des vignes qui se ressentent toujours du terroir où elles ont été plantées.
Une femme qui raisonne est une femme à bout de sentiments.
A l'approche de l'orgasme, le discours sombre.
Quand un homme accomplit une bonne besogne, tout à fait hors de proportion avec son salaire, c'est sept fois sur neuf, qu'il y a une femme derrière le rideau de sa vertu.
Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin.
Quand une femme vous parle, écoutez ce qu'elle dit avec ses yeux.
Le piège a un regard enfin tranquille, il te promet une éternité joyeuse dans cet hôpital psychiatrique. Il cache une vipère, une terrible médecine. Mais, à l'intérieur de son enfer, tu peux te promener en toute liberté. Dans cet enfer, [...] â–º Lire la suite
La désillusion masculine habituelle est de découvrir qu'une femme a un cerveau.
C'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire.
Les choses en elles-mêmes ne sont ni grandes ni petites, et quand nous trouvons que l'univers est vaste, c'est là une idée toute humaine.
Le mot devoir n'existe pas pour moi, il n'y a pas un devoir pour l'écrivain. Il n'y a que l'écriture qui pousse un homme, une femme à prendre position en regard du réel.